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4. — Peu de mots sont nécessaires pour faire comprendre le mécanisme des deux opérations auxquelles le d^ posant peut se livrer sur la chose déosée dans nn magasin général, ent-il emprunter sur sa mpehandise,
il détache le warrant et le transfère au prêteur par endossement ; celui-ci acquiert, en vertu de ce transport, tous les droits d’un créancier gagiste; — veut-il vendre sa marchandise, non encore engagée, il transfère les deux titres qu'il a reçus au moment du dépôt, récépisté et warrant, à l’acheteur par voie d’endossement. Si la marchandise est déjà engagée, il transfère, par endossement, le récépissé qu'il a conservé; l’acheteur devient propriétaire de la chose au même titre que le vendeur, c’est-àdire à charge de payer au porteur du warrant le montant "de la créance garantie par ce bulletin. Ainsi l’endossement du récépissé opère vente de la marchandise ; — l’endossement du warrant constitue au profit de celui en faveur duquel il est fait un droit de gage ou de nantissement. Cette double opération peut se renouveler; c’est-k-dire que le porteur du récéissé ou du warrant peut l'endosser son tour au profit d une autre personne, et, (le cette manière, au moyen d’endossements successifs, la marchandise peut circuler, être donnée en gage ou être vendue successivement à dilTérentes personnes.
5. — L'endossement du warrant séparé du récépissé, doit énoncer le montant intégral, en capital et intérêts, de la créânœ garantie, la date de son échéance, les noms, profession et domicile du créancier, et être transcrit sur les registres du magasin. Cette formalité, qui n’est, du reste, exigée que pour le premier endossement, a pour but de faire connaitre aux intéressés la somme pour laquelle la marchandise est engagée et celle, par conséquent, qu’il fau(lrait consigner pour retirer la chose.
6. — 11 nous reste à examiner les diverses hypothèses qui peuvent se présenter par suite de la négociation simultanée ou séparée du récépissé et
du warrant : celui qui a entre les mains, en vertu d’un endossement régulier, ces deux titres, est devenu propriétaire de la marchandise; il peut donc se présenter au magasin général et se faire délivrer cette marchandise contre remise du récépissé et du warrant.
Si le récépissé a été transmis sans le warrant, parce qu’au moment de la vente la marchandise avait été déjà donnée en gage, le porteur du récépissé ne peut retirer la marchandise q^u’en consignant à l’Administration du magasin général la somme due au porteur du warrant, y compris les intérêts jusqu’au jour del’exigibilité.
Quant au porteur du warrant, il a un droit de pge siir la marchanclise; s’il n’est pus payé au jour de l'échéance, il doit faire constater par un protêt le refus de payement, et, huit jours après, il peut faire procéder à la vente publique aux enchères par le ministère d'un courtier. 11 est payé sur le prix, avant tous autres créanciers, diiduction faite seulement des droits de douanes, d'octroi, etc., des frais de vente et de magasinage.
Si la vente n’avait pas suffi pour le rembourser complètement, il aurait recours, pour la différence, contre l’emprunteur et les endosseurs successifs du warrant. — Le porteur du warrant perd son recours contre les endosseurs, s’il n’a pas fait procéder à la vente dans le mois qui suit le jour du protêt, ou s’il ne les a pas assignés en payement dans le delai de quinzaine à partir du jour de la vente des marchandises. Le warrant a donc les caractères d’un effet de commerce, et il est reçu comme tel par les établissements de crédit qui font l’escompte, notamment par la Banque de France, qui admet excejitionncllement et à cause de la garantie spéciale qu’ils offrent les warrants revêtus seulement de deux signatures.
7, — En cas de perte du récépissé ou du variant, on peut, moyennant justification de propriété et caution, obtenir soit un duplicata, s'il s’agit