PRESTATIONS EN NATURE
Du latin pra?8tare, fournir. — En cas d’insuffisance* des revenus communaux pour l’ouverture, l’entretien et la réparation des chemins vicinaux, chaque babitaut domicilié est tenu d’y contribuer par un certain nombre de journées de travail, mais la pre^ tation en nature peut être rachetée en argent. — Yoy. chemins vicinaux,
2 et suiv.
• PRÊT. — (Cod. civ. art. 1874- 1914; Lois 3 septembre 1807 et 19 décembre 1850.) — Du laiinpræstare, procurer, faire avoir. — ü n’y aurait point de société entre les hommes si chacun d’eux avait tout ce qu’il peut désirer pour la commodité de son existence. Le lien qui les unit ne s’est formé et ne subsiste que par la réciprocité des besoins et l’écnange continuel des services. Or, on ne peut pas toujours vendre, louer ou échanger pour se procurer les choses nécessaires. Le prêt est une autre manière de s’entr’aider : il forme l’un des contrats les plus usuels.
— On distingue deux sortes de prêt, celui des choses dont on peut u^r, sans les consommer, sans les détruire, ouprét à usage, — et celui des choses qui se consomment par l’usage qu’on en fait, ou prêt de consommation. Ce . dernier prêt peut être gratuit ou intéressé; de là, en réalité, une troisième espèce de prêt : le prêt à intérêt,
SeCT. I. — PRÊT A USAGE. — (Cod. civ. art. 1875-1891.) — Le * prêt à usage ou commodat est le contrat par lequel l’une des parties livre une chose a l’autre pour s’en servir, à la charge par le preneur de la rendre après s’en être servi.
Ce prêt est essentiellement gratuit,
La stipulation d’un prix en ferait un louage:
Tout ce qui est dans le commerce et ne se consomme pas par l’usage peut être l’objet de cette convention.
2. — L’emprunteur, devant rendre en bon état la chose qui lui a été prèr