‹ Dictionnaire de législation usuelle comprenant les éléments du droit civil, commercial, industriel, maritime, criminel, administratif, etcChapitre 697 sur 773 · LITE · texte numérisé non relu

LITE

SYSTÈME MÉTRIQUE.— Système

actuel des poids et mesures. Il a pour base l’unité de longueur, le mê/re.—

Voy. POIDS ET MESURES.

TABAC. — (Déc. 29 décembre 1810; loi 28 avril 1816, tit. V; Déc.

12 mars 1860; loi 22juin 1862.) — Plante introduite en È^urope, au xv® siècle, par les Portugais, gui l’avaient découverte et en avaient appris l'usage singulier dans leur ile de Tabago, d où lui est venu son nom vulgaire de tabac.

1. — Après avoir vainement tenté d’abord d’interdire l’usage du tabac (^1), on a eu l’ingénieuse idée d’e^loiter ce goût bizarre au protit du Trésor, qui y trouve des ressour- . ces considérables.

U achat, la fabrication et la vente des tabacs ont lieu, en France, pour le compte de l'Etat, qui s’est réservé ce monopole. La culture du tabac n’est permise que dans certains dé-

partements déterminés; les produits doivent être ou vendus à la Régie ou exportés. L’importation des tabacs étrangers est généralement prohibée, à moins qu’elle ne soit faite pour le compte de l’Administfation. Enfin, la vente s’opère par des agents commissionnés, aux prL\ lixés par la Régie. — Voy. DÉBITS DE TABAC.

2. — Le 'produit de la vente des tabacs, en 1866, s’est élevé à 242,790,000 fr. On pourra, du reste, se rendre compte par le tableau suivant, dressé d apres les informations de la Direction générale des manufactures de l’Etat, de la progression constante de la consommation du tabac et de rangmentalion qui en résulte dans les revenus du 'Trésor public ;

(1) « Le roi Jacques I®*" d’Angleterre publia un libelle contre le tabac. En Italie, le pape Urbain VIII excommunia tous ceux qui oseraient prendre du , tabac dans le temple du Seigneur. Don Bartholomé de la Camara, évêque de Salamanque (1635), défendit aux prêtres de priser avant la messe et deux heures après. En outre, il défendait au clergé et aux paroissiens de priser dans l’église, sous peine d’excommunication majeure et de mille maravédis d’amende chaque fois. En France, au commencement du iviii® siècle, les curés tonnaient fréquemment, dans leurs chaires, contre ceux qui troublaient l’office divin par le bruit qu’ils faisaient en pulvérisant leur tabac. A cette époque, les priseurs portaient, au lieu de tabatière, un bout de tabac et une sorte de râpe pour le mettre en poudre à mesure qu’ils en avaient besoin. Le sultan Amurat IV condamna les fumeurs à la mort; le tzar de Russie et le shah de Perse défendirent l’usage du tabac dans leurs Etats, sous peine d’avoir le nez coupé, voulant sans doute punir le crime 'par la partie ‘coupable. » {Encyclopédie des gens du monde, art. Tabac.)

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