SCENE PREMIÈRE
BVOS
(Tenant dans ses bras la petite Ada endormie, et conduisant par la main te jeune Ariel. Il sort de ta vilte es se retourne pour en contempler tes murs qui ne S07U pas encore achepés)..
Les voilà donc ces mars ! Voilà donc le cercueil Où des rêves humains se corrompra Por^aeil ! G*est ici que Nemrod vçut parquer ses victimes, Pour nourrir de leur chair le repos de ses eriinesl En vain pour les sauver ai-je ose mille fols Tourmenter leur sommeil et fatiguer ma voîx« J'ai vu des vérités la tristesse importune Sous leurs mépris d^in jour vieillir mon infortune. Et dqjà mon exil d'avance est oublié ! Ta mort les avait vus ingrats et sans pîtfé, 0 mon (Ils! seul amour que m*ait laisse ta mère! Et tu m^s livré seul aux ennuis de la terre ; Que dis-je?... si vers toi mon cœur pren ' son essor» Tes enfants ici-bas me retiennent encor! Pauvre ange! elle sommeiHe et ne sent pas mes tarâmes.
Tu pleures, toi ^.• mon fllsî... Oh l viens..^. sois sans
[alarmes; Je dois vivre pour vous ! sur mon sein votre front N'apprendra pas du moins rinsolence ou raffront. Et vos cœurs dans Texil, loin d'un tâche esclavage, Senliront d'un mariyr palpiter riiéritage ! Mais le soleil se lève ei sa sérénité Semble sourire encore aux îoura de libeKé; Qu'est-ce que l'homme esclave ou i^repiUe isioioiide Devant rimmensité que sa lumière inoade? Kien ne trouble la paix de son cours solennel Il voit sous lui le temps et sur lui l'Eternel ! Mais la cité parjure en murmurant s'éveille. : ICebappons au tyran dont la cntaulé velHe^ <rest maintenant Abel qui marchera brisé, La terre est aux mécbanis : CsAn. s'est reposée
(i) Ce drame étant entièrement inédit et ayant été refusé par nous à la direction de plusieurs théâtres, ne pourra éUc ni reproduit ni surtout représenté.
MYSTERES SGËNE IL
MYSTERES
fiSl
Les précédents, deux cUasseurs.
(//f arréUtU Enoi à rentrée du poni qui conduit à la
forêt.)
PREMIER CHÂ86ECII.
Arréle ! où veut-tu fuir?