‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 114 sur 194 · UN VIEILLARD · texte numérisé non relu

UN VIEILLARD

Seigneur, Forage éclate el la ville est prochaine.

NEMROD

Eh bien ! précédez tous ma marche souveraine. Du tonnerre el des vents la sombre majesté, Va fêler dignement mon jour de royauté ; D'un vaincu trop jaloux, est-ce l'orgueil qui gronde? Orages, taisez-vous! Nemrod est roi du monde* El que peut contre moi le choc des éléments? J'imposerai silence à leurs soulèvements. Wsne sont plus ces jours où Thomme, encor sauvage. Ne sut point au déluge opposer un rivage. Tous les efforts humains, en un seul réunis, Permettent d'e>pércr des combats infinis. Jusqu'à Dieu maintenant que mon oi^ueil s'élève, Rendons la vériié jalouse de mon rêve ! Lève enfin dans Babel ton front audacieux , Tour dont la majesté fera pftlir les cieux ; Multiplie en tournant tes arches colossales, Enlace des palais dans les vastes spirales , El que de l'horizon les longs voiles diirmants ^'aueignenlque tes pieds de leurs sommets fumants. Alors sous les plaisirs de Babel dé.iaigneuse Que Dieu fasse éclater sa fureur orageuse ; Aus-ii haut que son trône, el plus haut que sa loi. Je lui dirais : Sois Dieu, si tu pjux... Je suis roi! (Le tonnerre gronde,)

LE PEUPLE

Vive le roi Ncrarodî Vive le dieu du mon !e!

NEIIROD.

Mè!cz vos chants au bruit du tonnerre qui gronde !

LE PEUPLE

Vive le roi Nemrod , heureux el li ioiipharit!

NEMROD

Femmes, dans mon palais emportez cet enfanU (Marche. Musique. Tonnerre. La toile tombe.)

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