SCÈNE VL Les précédents, Zelpiia
NEUaOD.
Ma (illc! (pi:ii! c'est vous! Eh bien ! que vais-je rn-
[lc.:dnî?
Aux autels de Baal vous deviez nous attcudre.
ZELPilA.
Ah ! mon père... pardon... mes sensencor trouMcft... Aux pieds de votre dieu nous étions assemblés; Un murmure s'élève, et pÂle, sans haleine. J'entrevois dans la fnule un vieillard qu'oii enira'iic: Ses longs cheveux blanchis, son imposant k\hxU N'avaient pu des soldats obtenir le respect; J'invoque votre ndtn, je veux savoir son crime : Pardonnez ma pitié, peut-être illégitime;' Vos bourreaux de sa mort demandaient le signal. En criant : Ce vieillard n'adore point DaaL Des sacrificateurs la hache toujours prête De rétran|[er sans arme a menacé la tête; Je frémis, je pâlis, je crains de voir le sang. Tout à coup dans la foule éclate un cri perçant. Et le son d une voix enfantine et plaintive Rend à ses lon^ sanglots ma frayeur attentive. Mon père! criait-elle, 6 mon père, arrêtez! Je maudis plus que lui vos dieux ensanglantes; Ne frappez ouc moi seule; et belle, éche^cl c, Sous les pieds des soldats déjà presoue foulée, Elle atteint ie vieilhird à travers mille niortsi, L'entoure de ses bras, le couvre de son corps, Et se tourne vers mot si touchante et si k^lb. Que la hache trembUinte hésite devant elk*. Son courage inspiré, son regard, sa pâleur, El son œil lier encor sous les coups du na liicur, Tout me rendait propice à la jeune ctninj;nc : J'ai protégé ses jours et ceux de son viens; îK-rt, Et je viens à vos pieJs implorer mon par.u).i. Seigneur, votre Itonté m'avait promis un iloii Qui serait pour Tannée, au jour (!es sjcrilict*» De vos bi«'ufuits sur moi les hcuivuses pri*iii;4i:s«
MYSTERES
Poar ces infortunés qu^on irjine devant vons, Je conjure et je pleure à vos sacrés genoux. Etrangers dans ces murs, rinforlune peut-être Leur faissail ignorer le culte de leur mattre, El Tautel de dos dieux n'exige pas un sang Que Tâge et le malheur rendent presque innocent.
NEHROD.
Dcviet-vons de votre âge écouter Fimpriidence ? Et venez-vous dicter des lois à ma clémence?
?iel était ce vieillard imnie et vagabond? Tautel de mes dieux sUl a fait cet affront. Vous avez seulement retardé son suppIicCi El d'inflexibles lois demandent qu'il périsse.
ZELPHA.
Avec eux ma pitié se verra condamner.
NEHROD.
Baal seul désormais pourrait leur pardonner.
ZELPHA.
Mais Baal e>t muet ; seigneur, c'est une idole.
NEMROD
Qn'nn prêtre souverain lui prête sa parole : J offrais à Mesraim ce redoutable honneur^ Demande-lui s'il veut l'accepter.
ZELPUA.
Quoi! seigneur!..
Ali ! je tom1)e à vos pieds et maintenant, j'espère, Mesmîm sauvera cette enfant et son père. Eh quoi!., cher Mesraîm! vous détournez les ycuxl
ME8RAÎ1I.
Je ne me connais plus, punissez-mot, grands dieux !
NEHROD.
Il faut parler enfin ! Repousses-tu ma fille? Refuses-tu mes dons? 1 honneur de ma famille, Quand tu p«ux mériter l'alliance du roi?
ZELPHA.
Mesraîm ! .... il balance 1
MK8RAÏM, se jetant datu uê broi.
Oh ! non, je suis à toi 1
ZELPHA.
Quoi ! c'était lui ! Merci ! merci, dieux de mon pore !
NEHROD.
Exercet dès ce jour votre saint ministère ; Qu'on amène en ces lieux le coupable étmngcr Cest à vous de le voir, mon fils, et de juger* Si son crime en effet mérite qu*on l'excuse. Et si dans sa pitié \otre épouse s'abuse. Venez, que dans ma main s'unissent vos deux mains, Et que votre union fasse envie aux humains; Sous mes lois désormais jurez de vivre ensemble.
HESRAÏH.
Oui, je serai fidèl^ au nœud qui nous assemble.
ZELPHA.
Je jure de chérir mon père et mon époux.
HESRAÎH.
Souveilirs inquiets, voix du sang, taisez-vous! I/amoHr est plus puissant, mon coeur en vain mur-
liriurc.
NEHROD.
Des prêtres de Baal apportez la parure,
Qiie mon fils soit un dieu parmi nous descendu.
Donne?.
ZELPUA.
Je suis heureuse ;
HESRAÎM
Et moi je suis perdu.
(// se la'Use revêtir des iusîgnes de grand prêtre.)
MYSTERES SIU