E.'VOS
0 ciel 1
ADA
Oii sommes-nous, mon péret
Du farouche Nemrod c'est ici le repaire ;
Le prêtre de Baal va nous interroger;
Le voici sur ce trône assis pour nous juger.
HESRAÎM.
Approchez sans rien craindre, étranger vénérable; Le malheur vous protège et vous rend moins cou-
[palle.
ADA
Mon père, il est bien jeune, et ses regards sont doux.
ENOS
Craignons sa voix flatteuse, espérons son courroux.
UESRAÎU.
Qui cherchiez-vous ici, quel pays vous vil naître?
J'ai connu cette terre avant qu'elle eût un maître; Voici bientôt cent ans : je suis né dans des lieux Que n'avaient point souillés les autels des faux dieux. Je m'en suis exilé... Mais cette voix si tendre Me trouble, et malgré moi je frémis de l'entendre. Ce re||ard...6 grand Dieu ! comble»-tu mes mallicurst M'avais-tu réservé cet excès de douleurs !... De mon fils égorgé par un barbare mattre Je viens chercher Tenfani; c'est ici qu'il dèit être. Jeune homme, à votre tour, parlez, répondez-moi ; Ouelle est votre famille? Etes-vous fils du roi ? Votre nom? Dieu puissant, rends-le-moi pur encore. Et fais-moi retrouver un enfant qoi 4'adore. Oh ! dis-moi, Dieu puissant, dis que ce n'est pas lui.
HESRAÎH.
Au culte de Baal consacré d'aujourd*hui.
Je suis un orphelin qui n'ai point vu mon père ;
Mais vous tremblez! Quoi donc? 6 terreur I 6 misère I
Quoi ! le fils, dites-vous, d'un père assassiné
Dans ce paUiis impie à languir condamné.
Quel affreux souvenir!.. 6 mes rêves d'enfance!
Mais qui donc à Nemrod livra son ianoeencol
ENOS
Le torrent et la mort qui nous avaient trahht. Nous périssions tous trois...
HESaiÎM.
Arrêtez ! votie filSf Je le connais...
ENOS
Dis-moi qu'il a perdu la vie*
HESRAÎH.
II regarde la tombe avec un œil d^envte; Ne m'interrogez pas, 6 père infortuné ! Lorsque je vous jugeais vous m'avez condamné* Non, votre fils n'est plus, mais il respire encore; 11 respire, et sa vie, nélas! vous déshonore. Par le Dieu de son |iére en secret tourmenté.
MYSTERES
noiUcux d*un litre impar qull n*eftl p«s accepté, I^mrod Tavait choisi pour le «bel de sea prêtres...
Bifoa.
Et tn i]*as pas loniiët grand Dieu de nos aaeètres! Quand pour diereher mon fils, affrontant h trépas» Mon coeur le voyiôlmvf, il ne setfompaît pas. 0 Nemrod ! que sur loi reHNobenl Ma orisèrea!.. Comment t*a*i41 caehë, le grand IMeu de tes pères. Dont runiTtffa entier Broelame la frandeur,. El qui du ciel profond déroule la splendeur? Comment tVt-il fiilt croire à son inû»e idole, Indien sans mouvement, sans àme et sans parole? Ren, lu Urés pas le fila do martyr Azraêl ; Wil prène de Baal, rends-moi mon ArieL
ÀDA.
O mon père ! à sa honte épargnez ce lançge ; \oyez, de ses deux mains il couvre son visage t Implorons avec lui le célèsle pardon»
Oh ! que ae suîsrfe mort san» savoir oson Tral nom?
Evoa.
n en est temps encor : fui» ee pabis impie ; Dans l*exil avec nous que ton erreur s*expie i ielfe ces ornements et cet or odieui ; Yiens, viens dans nos fcnréts oublier les Caui dieux.
KESRAÎIf ou ARIEL.
O mon père, écoutez ! je n'ose tout lut dire ; 0 tourments de Tamour ! 6 gloire dii martyre, £n déchirant mon ceeur, que lui demandez-vous?
lion fils, veux-tu nous voit pleurer à les genoux?
Mais tu pleures loi-méme, oh ! courage, mon frère!*^
ARIEL
Hélas! nais de Zelpha pnis-je trahir le père? Ca fille de Nemrod, tout Tamour de mon coeur, J^iis-je Tabaudonnev nouranle de douleur? Car eHe est toute à moi ! car il me Ta donnéOr Et ce jour ik la sienne nnit ma destinée... Ah ! je Yoia lo courroux alhimer voire front...
Bnoa^
Je ne m'attendais pas à oe dernier aftont !
^monpèfe! daignez ne pas maudire encorel
Tu Taimea!...
AXIEL.
Par pHié !
EKOS.
Tn Faimeft!
MTSTERC5
Se veux fouler aux pieds ton encens pro^né» Et menacer Nemrod de ce bras
AXIEL.
ENOS
le l'adoré t.«.
11 suffit : je t*entends, je n*at plus qu'à monrir ; Tes dieux aiment le sang, tu vas leur en oilrir ; \ieijb laver dans le mien la honte de la race. Punis de mon amour la gémissante audace; Accuse la lenteur de ma pas chancelants, It jusqu'à les autels traîne mes cheveux blanea. Toi le fils de Nemrod I toi Tépoux de sa fille ! Pour mériter oe titre, égorge ta famiUe!
ARIEL
0 mail père! ^ ma serar!...
Kiioa.
Anatbème sur toi !
Mais aoia donc cooraffeux dans ton crime! Suis-moi, Sur Tautel rentersé oe ton dieu que j'abhorre, fienavoîrai mon vieux sang pourra fumer encore.
ARIEL
Non ; mon père, arrêtez^ je^canaens à vous snivir; SouArez en ce nement que ma main ^oua délivia.
ENOS
Es-tn sincère au moins!.*...
Oh I suivez-moi d*abori
SCfiLNE IX.
Les précédents, Nsano».
NXttROn.
Cardes^ <^e ee vieiUard soit conduit à la mort; Caché près de ces lieux où j*ai pu tout entendre, i*ai vu de Mesraim ce qu^on pouvait attendre ; Maintenant qu'il choisisse entre cet homme et mai : yeux- tu l'amour du père ou le courroux du roi!
ARIEL
Nemrod, de ta douceur j'aurais craint la magie. Mais ta férocité me rend aaan énergie* .
{It déekire uê ormmenH de ftfêir^)
Fais apporter des fers !
ENos, lui tendant le$ èrat.
Mon fils est retrouvé^
Mon père !
KKnaoa.
11 est perdu !