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preiiTcs le plus conyenable pour les esprits dont i) veut faire la conquête. L'examen ou même Tindication des preuves théologiques ne sont pas de notre ressort ; les preuves historiques sont tellement évidentes et ont été si souvent répétées sans rien perdre pour cela de leur force, qu*i] n*est pas nécessaire de les rappeler ici : d'ailleurs, au siècle où nons vivons , l'esprit de système s'attache è dénaturer Thistoire, et la fausse science interprète à sa manière les prophéties et les miracles; et avant d'entrer au cl>amp clos pour briser une à une toutes les lances des adversaires , peut-être pourraiton, par des preuves d'un autre ordre, encore essayer de les ébranler. Nous allons indiquer rapidement quelques-unes de celles qui rentrent le mieux dans notre sujet, c'està-dire les preuves qui, en s'adressaot plus spécialement au sentiment et à la raison, sont du ressort de la littérature plutôt que de la théologie.
Voici comment nous voudrions procéder :
La seule religion véritable est la religion catholique, apostolique et romaine, et en dehors de celle-là il n'y a pas de religion possible, parce que les nérësies sont des branches mortes détachées du tronc vivant, et parce que la philosophie, loin de pouvoir constituer une religion , n'a jamais su que les détruire. Je prouve la première partie, c'est-à-dire, la religion catholique est la seule religion véritable.
La seule religion véritable doit être celle
Si seule donne un fondement certain à la ; celle qui donne à Thomme des moyens sûrs et garantis par une autorité infaillible de savoir s*il remplit son devoir dans ses relations avec Dieu ; celle qui peut suppléer, pour les ignorants et les faibles, à la science et au raisonnement qui leur manquent ; celle oik l'on trouve les principes constitutifs de la meilleure société possible, les règles de conscience les plus assorties au besoin des individus, les dogmes les plus supérieurs à tous les caprices de la raison, les inspirartions enGn les plus grandes et les plus belles i)Our attirer et pour grouper autour d'elle les sciences et les arts.
Voyons maintenant s*il existe une religion qui réunisse tous ces caractères.
Nous n*avons pas à chercher dans les religions du passé, puisqu'elles ne sont plus. Le christianisme a envahi le monde, c'est un fait qull faut subir. Maintenant, si nous examinons les diverses communions chrétiennes, nous trouvons une orthodoxie et des hérésies : lisons V Histoire des variaiions des Eglises protestantes^ parBossuet, et nous en unirons vite avec les hérésies: le mahoroétisme et le bouddhisme ne comptent pas dans le monde civilisé; il nous restedonc le catholicisme.
Or nous disons d*abord : La religion catholique donne seule un fondement certain à la foi par la constitution durable d*une hiérarchie dépositaire de l'Ecriture et de la tradition et infaillible dans son enseignement : iiiraillibie, parce que Dieu ne saurait man-
quer à la réunion de la charité, de l'obéissance et de foi; inftiUible, sans qu'aucun homme en particulier puisse s'attribuer cette divine prérogative. Assis sur la chaire de saint Pierre, le pape n'est plus considéré comme un homme isolé et responsable de ses actes individuels, il est le chef de l'Eglise, et c'est l'Eglise entière qui parle par sa bouche ; rentré dans son oratoire, il prie, il interroge sa conscience, il s'accuse humblement de ses fautes comme le dernier d'entre les fldèies : où donc est l'usurpation des attributs divins dont l'accusent les protestants? L'infaillibilité du pape, n'est-ce pas celle de l'Eglise entière qui le reconnaît et qui l'écoute? Quoi de plus nécessaire
Su'un pareil frein aux écarts de la raison? uoi ae plus beau et de plus divin qu'un même symbole expliqué à tous d*une manière uniforme et devant lequel s'abaissent les intelligences supérieures, tandis que par lui les Intelligences débiles croissent et s'élèvent au niveau des plus grands génies? Trouvez, si vous le pouvez, dans les utopies des socialistes, une loi d'égalité plus imposante et plus sage que cette unité de la foi, de l'espérance et de la charité pour tous? Mais, direz-vous, Tautorité infaillible immobilise les croyances et les empêche de se transfigurer en suivant la loi du progrès. Objection peu raisonnable I Et pourquoi voulez -vous donc que l'édifice de notre éternité repose sur des fondements toujours mobiles ? Les sciences et les vertus peuvent et doivent reconnaître un progrès , parce qu'elles marchent toujours vers le but montré par le dogme; mais le dogme luimême, quelle confiance vous inspirera-t-il, s'il peut changer? qui ne se lasserait pas de courir vers un but qu'on déplacerait et gu'on reculerait sans cesse? Voulez-vous faire de la religion une science humaine ? combien vous la rapetissez pour en faire le patrimoine exclusif et incertain de quelques hommes, au détriment de tous les autres; car si tous peuvent croire de même, tous ne peuvent pas également savoir : vous établirez donc des cartes dans l'intelligence de Dieu et de sa loi, et vous offrirez une prime de divinité à Torgueil en décourageant la faiblesse i L'autorité infaillible de TEglise, au contraire, donne à Tignorant la bonne vie, qui est le résultat le plus précieux de la science, et au savant la modestie, qui guérit l'enflure du savoir. La foi en l'autorité infaillible est la vraie communauté des enfants de Dieu ; et par elle l'homme apprend à ne rien s'approprier dans l'ordre spirituel
Sue ses erreurs et que ses fautes. La foi est onc la chose la plus populaire, la plus sociale, la plus progressive, par conséquent, 3ui soit au monde, s'il nous est permis de onner, au nom de la vérité catholique, un sens raisonnable à ces grands mots qui autrement n'en auraient pas; et nous disons en parlant de la foi, la fol eu une autorité infaillible, ajoutons et visible à tous sur la terre : car si l'autorité infaillible n'est pas vi:>ible et accessible à tous, où est la rè^^le