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en termes différents et sous un aulre point de vue. Ainsi prenons pour eieraple lo psaume qui se chante tous les dimanches à vêpres : In exitu Israël de Mgypto,
— Lorsqu'Israël sortit d'Egypte,
— Quand la maison de Jacob se délivra d'un peuple barbare,
— La Judée fut faite la sanctification du Seigneur;
— Israël devint sa puissance;
— La mer le vit et s'enfuit;
— Le Jourdain retourna en arrière.
On voit par cet exemple que dans le parallélisme lo second hémistiche de phrase ajoute toujours au sens du premier, s'il ré-
1>ète exactement la même idée, ou produit es plus grands effets par le rapprocliement de deux beautés ou de deux pensées analogues, bien que distinctes.
La poésie orientale en général se distingue d'ailleurs par un luxe do comparaisous et une richesse d'expressions qui lui sont propres. I-.a vivacité des sentiments y multiplie volontiers Thypei bnle, et les comparaisons y ont plutôt une grande vérité de sentiment qu'une parfaite exactitude de raison. Ainsi, auand Salomon dit à l'épouse du Cantique : Votre nez ressemble à la iour du Liban qui regarde vers Danuu^ il n'a certainement pas songé à établir entre les dcui choses comparées une parfaite similitude : il veut seulement peindre une grande rectitude de lignes, et il compare à un cuefd'œuvre d'architecture noble et harditî un des traits les plus ca^acté^i^tiques du visage de sa royale fiancée.
Voltaire, qu'il no faudrait iamais nommer lorsqu'il s'asit des beautés de la Bible, Voltaire, gui n'était pas capable de les comprendre ni de les sentir, a fait preuve de la plus complète ignorance du génie des langues orientales, ou de la plus insigne mauvaiso foi, lorsqu'il s'est moqué si peu judicieusement de certaines comparaisons des livres poétiques des Hébreux; mais un aveu de ce triste philosophe peut nous donner la mesure de sa conscience comme critique. « David, dit-il quelque part, lui plairait assez, s'il ne vantait un peu trop sa triste cité sainte. » Ce n'est certainoiuent pas au patriotisme du roi d'Israël que le reproche peut s'adresser, c'est aux aspirations célestes du
Srophète, et le sectaire de Ferney, atteint *un mal jusqu'alors inconnu dans l'humanité, et qu'on pourrait nommer théophobie, si toutefois une pareille manie peut avoir un nom, calomniait lepropht^te de la cité saints en haine du ciel, et tous les prophètes s^is doute en haine de l'esprit qui les inspife« parce que c'est Tcsprit du Père et du Fils qui sont au ciel !
(Voy.^ à leurs titres particuliers, tcus les livres die la Bible.)
WBLIOTHÈQUE, - collection de livres.
L'art de composer ou de ranger une bibliothèc|ue n'est pas aussi facile qu'on pourrait se ) imaginer. Un amas confus de livres u est pas une bibliothèque : pour faire un choix parmi tant de matériaux (car la quantité de
KBUOTHËQUE