‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 34 sur 194 · BOSSUET · texte numérisé non relu

BOSSUET

bleoux de la sainte Ecriture. Elles répondent v\\ môme temps à cette critique chagrine et inintelligenle par laquelle les prétendus réformés ont voulu proscrire les merveules plus ou moins authentiques , mais toujours édifiantes , de nos légendes , comme ils ont banni de leurs temples les ornements et les images , afin d'avoir un culte triste, sombre ot froid comme leur pauvre raison sans

amour.

Saint Bonavenlure est aussi un des auteurs (lui ont poussé le plus loin le culte si consolant et SI doux de la sainte Mère de Dieu. Il ne lui mesure pas ses éloges avec une inquiétude avare , et ne craint jamais de déplaire au Fils en témoignant trop de confiance et d'affection à la Mère.

On attribue à saint Bonaventure un psau- Xwr de la sainte Vierge, où les psaumes de David sont appliqués dans un sens accommodatice {scnsuê accommodatitius) h la louange

de Marie.

*es sermons sont remplis des plus merveilleux 4Jloges«t des élans d'am jur les p\uê lendrcs en Tbonneur de cette divine Mère. Saint Bonaventure, comme tous les vrais catholiques de ces derniers temps, sentait que, pour sauver le monde dans ses derniers dangers et le consoler dans ses angoisses suprêmes, le cœur d'une mère de-

Page 1