CYPRIEN
entrer, de gré ou de forco« dans ses rers, s'il eûl été Racine, et à vrai dire peut-être qao Racine se fût contenté d*une poésie pareille» s'il avait été d'Olivet.
« • • . . Ou lassés, ou soumis.
Ma Itaneste amitié pèse à tous mes amis.
Manière de parler incorrecte , dit encore d^Olivet f parce qae la$$és et êoumi$ sont cou^s par un nominatif auquel ils n'appartiennent point.
Griceaux dieux, mon malheur passe mon espérance.
On n*espère pas un mjilbeur, dit notre ini- I^erturbable grammairien , qui ne comprend pas cette admirable ironie de l'oi^ueil en lotte avec Tadversité.
c On a appauvri» desséché et gêné notre langue» dit Fenelon; elle n*ose jamais procé* der que suivant la méthode la plus scrupu* leuse et la plus uniforme de la grammaire. On voit toujours venir un nominatif substantif qui mène son adjectif comme |)ar la main ; son verbe ne manque pas do marcher derrière, suivi d*un adverbe qui ne souffre rien entre deux, et le ré^mo appelle aussitôl 110 accusatif qui ne peut jamais se déplacer: c*est ce qui exclut toute suspension de Tesprit, toute attention, toute surprise, toute naïveté, et souvent toute magnifique cadence. »
Les plaintes de Fénelon s*ad ressent ici non pas aux écrivains comme Racine, mais aux grammairiens comme d^Olivet, ou peutêtre aux puritains du genre de Gueudeville ou de Faydit, dont le nom serait maintenant oublié s'ils ne s'étaient si sottement et si maladroitement acharnés à décrier le TéléuuMque,
En résumét la critique grammaticale ne devrait pas être pédantesque; la critique scientifique doit se garder du parti pris et se souvenir des disgrAces du P. Hardouin ; la criticj^ue philosophique doit être de bonne foi (si un philosophe peut Tètre), la parenthèse est ue Jean--Jacques ; la critique littéraire enfin doit ôtre faite avec toute Tintelligeiicedu génie et une connaissance approfondie de la littérature. N'estr-ce pas démander beaucoup, surtout à des journalistes, car de notre temps c'est dans le journal surtout qu'on s'occupe de critique ? Oui, sans doute c est demander beaucoup ; mais ce n'est pas demander trop, et la critique à laquelle manquerait une seule de ces conditions serait nasardée et téméraire» si elle n'était pas entachée de zoïlisme et d'injustice.
CYPRIEN (saint). — Saint Cjprien de Carthage, évèque et martyr, est un des plus
beaux génies et une des plus grandes flmes
Sii aient illustré les premiers siècles de TEise. « Qui ôtes-vous, lui demandait le proconsul. — Je suis chrétien et évêque» répondait-il avec énerjgie; je ne connais qu'un seul vrai Dieu qui a fait la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent. C'est lui seul que nous servons et nous le prions tous les jours pour tous les hommes, et en particulier oour la prospérité des empereurs. » Pour Lien
CYPRIEM
comprendre la magnanimiléde cette r^xmsa, il faut se souvenir que les empereurs d'alors se croyaient au-dessus de la condition humaine, et se faisaient donner publiquement les titres et les honneurs de la Divinité.
Saint Cyprien paya cette hardiesse de sa tôte, après avoir passé quelque temps en exil ; mais le martyre était son désir le plus ardent, et il ne comprenait pas qu'on aimât sincèrement la vérité et qu on ne combattit pas pour elle jusqu'à la mort. 11 avait fui pourtant au commencement de la .persécution, par condescendance pour les fidèles, qu'il ne voulait pas inciter par son exemple à affronter témérairement la mort. Il fut exécuté i Sexti, près de Carthage, en Fan i58 de Jésus-Christ, sous le règne de l'empereur Dèce.
Issu d'une famille noble et né avec un génie ardent qui ne trouvait rien de difiiciie, Cyprien avait d'abord cultivé avec succès les lettres grecques et romaines. A cette époque, tourmentés d'un immense besoin de sjiiritualisme, les philosophes avaient déjà
[profondément modifié les doctrines de la reigion hellénique; il n*était bruit de tous côtés que d'initiations mystérieuses, d'évocations souterraines, de miracles et de théurgie. Le jeune Cyprien, comme toutes les natures actives et puissantes de cette époque, avait une soif ardente de l'inconnu ; il se lança dans les abstractions du philosophisme néo-pythagoricien, et se fit initier aux mystères. L'ancienne légende de saint Cyprien ressemble au ^meux drame de Faust ; il n'y manque même ni un Héphistophélès ni une Marguerite ; mais le Faust de la légende dont nous parlons se convertit et la chaste Mar-
Suerite ne succombe pas. La jeune vierge ont il s'agit ici se nommait Justine, et avait déjà résisté aux coupables sollicitations d'un Grec nommé Aglt-idas. Ce Grec, qui était adonné aux empoisonnements des philtres et aux pratiques ténébreuses de la théurgie, ne sachant comment se venger des mépris dont il était l'objet, voulut à tout prix faire succomber l'innocence de Justine : il alla donc trouver le jeune Cyprien, qui était alors le plus brillant et le plus redouté des adeptes, et mettant toutes les ressources de sa science sacrilège au service des Qualités éminentes du jeune mage, il tâcha u exciter son orgueil contre les dédains de Justine et par* vint à lui inspirer le désir d'exercer sur elle toute la puissance de ses séductions naturelles et de son art.
Le drame ainsi noué, on se livra à toutes les manœuvres de la passion ouverte et des évocations mystérieuses; des sacrifices furent, oflerts avec des rites étranges et les parfums connus seulement des initiés, préparèrent^ le magicien aux visions surnaturelles ; mais au lieu de l'Olympe qu'il attendait, Cyprien ne vit qu'une troupe de démons difformes ; l'ancien Panthéon n'était plus qu'un hospice d'invalides ; jes dieux avaient vieilli et la vieillesse n'est pas belle : Cyprien ne put cacher sa surprise et son dégoût. Tooteuris les esprits évoqués oilrirent leurs services
•t donnèrent la recette d'an philtre ; Vénus en ce temps-lh n'était déjà plus qu'une ignoble soreière« et le ci-deirant jeune Bros au carquois d'or s'était changé en un yieil em-
Eoisonneun II fallait toutefois aller jusqu'au out, puisqu'on avait tenté l'entrenrise ; un talisman fut placé sous le seuil delà maison où demeurait la chaste Justine, et le philtre fut répandu dans sa chambre même, par une serrante qu'on gagna ; pour cette fois les démons eurent menti. La.jeune sainte éproura bien dans ses sens un trouble passager, mais bientôt elle redevint calme et sereine. La porte que les talismans devaient faire ouvrir resta fermée aux impurs solliciteurs, et l'orgueil de Cyprien fut vaincu comme toutes les pratiques du magicien Asleidas. Gy-
£ri«'n n'avait pas une âme vile, la résismce qu'il avait rencontrée i'étonna et lui inspira du respect; il alla se jeter aux pieds de la vierge Justine en lui avouant ses tentatives impures, dont il implorait le pardon et en lui demandant le secret de sa puissance sur tous les esprits de ténèbres. « Je suis chrétienne, répondit simplement sainte Justine, et quand une mauvaise pensée se présente à mon esprit, je fais le signe de la croix. — Apprenez-moi comment on fait ce signe. -— Le voici : Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, amen, — £h bien I au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, sœur, priez pour moi, car à partir de ce moment je suis chrétien. — Vous savez que cette parole peut être votre arrêt de mort. -^ Qu'elle soit pour vous cehii de mon pardoi. Je la répéterai devant les juges. — Allez donc et soyez béni. — J'espère que je serai martyr, nous nous re verrons dans le ciel. » Telles furent les fiançailles spirituelles du saint et de la sainte. Peu d'années après Gyprien était évêque de Carthage et coniéssait le nom de Jésus-Christ devant les proconsuls en^ voyés par Décius.
Quel parti ne pourrait pas tirer d'un pareil sujet la dramatique chrétienne ? 11 y a le dedans une tragédie qui ne le céderait en rien au Polyeucie du grand Corneille.
Cette énergie et cette audace, qui avainnt poussé saint Uyiirien jusqu'au bout des sciences et des passions mondaines, sanctitiées par l'effusion du Saint-Esprit, en firent le plus intrépide capitaine du immp des martyrs, et se répandirent dans ses écrits en caractères de flammes. 11 est difficile de trou*ver une éloquence plus mAle et un plus indomptable courage, unis à une plus douce chanté et à un plus tendre amour de ses frères. Hais la tendresse de cœur ne dégénère jamais chez lui en mollesse ; c'est un père qui pardonne, mais c'est aussi un médecin qui doit guérir et dont la main ne tremblera pass'il faut employer le fer et le feu. Sa lettre au pape saint Corneille, qui s'était laissé intimider un instant par les menaces de Félicissime, envoy éde Fortuuat, évêque scbismatique de Carthage ; cette lettre, vraiment épiscopale,peut être citée comme un modèle de force et de chaleur : « Si vous laissez, ditil» emporter fiar la violence et i^ar l'audace
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des méchants ce qu'ils n'obtiendraient pu par la justice, c'en est fait de la vigueur da sacerdoce, et le pouvoir divin qui gouTerne l'Eglise est abattu. Si l'on se laisse ébranler par les menaces des impies, il ne faut plus
{mrler de la religion chrétienne. Les paieos, es juifs, les hérétiques et toute la tourbe des esclaves du démon ne nous menacent-ils pas ? La fureur n*éclate-t-elle pas dans leurs paroles 7 Que faire donc ? Leur céder? Mais quel est donc l'ennemi au monde qui m{
{>lus çrand que Jésus-Christ T Vous êtes dans a vraie foi, tenez-vous ferme et ne chancelez pas plus qu'un rocher battu par Torage. Quoi, mon frère» parce qu'on jette au Tent autour de nous du bruit et des injures,nous abandonnerions la discipline de l'Elise et nous abaisserions k la crainte la mtjesté de l'épiscojpat ? Qu'ils viennent les vrais pénitents I Qu'ils viennent è moi ceux qui plevrent et qui s'humilient 1 mes bras sont ouverts et mon cœur va au-devant d'eai. "
céder à ceux qui frappent à la porte duli« saint avec violence et croient se faire ourrir en employant les menaces 7 mais obéir è Tintimidation des superbes? jamais 1 Est-ce
Îu'ils ne savent pas que le camp de Jésushrist n'est jamais forcé* et qu'on peut tuer un évêque, bien plus qu'on ne peut le vaincre? Vienne donc l' Antéchrist avec des menaces de mort, pour voir si on lui oéderal Eh I que nous importe après tout l'instrumcnl du supplice, que nous fait le nom du bourreau, si c'est au prix de la mort qu'est li victoire avec sa couronne? »
Dans le traité de V Unité de rEglUeMsiijs^ docteur établit vigoureusement la nécessité de l'orthodoxie pour le salut. On y retroure ce st^le plein de feu, d'entraînement etd'énerste, le même laconisme de phrases fortes et d expressions inévitables dans leurportée, qui |K>urraient encore servir de modèles aai plus grands écrivains. « Celui qiii se sépan de Jésus-Christ ne recevra jamais la récompense de Jésus^hrist ; c est un étranger, c'est un profane, c'est un ennemi ! Si quel* qu'un, au temps du déluge, a pu se sauver hors de l'arche, on peut se sauver hors de l'Eglise. Il n'y a qu'un Dieu, il n'y a qu'un Christ, il n'y a qu une Eglise : un oor()s ne saurait vivre démembré ; qui se sépare da corps vivant n'a plus la vie. Ne vous imaginex
Kas que les justes puissent être entraloés ors de l'Eglise ; le vent n'emporte jamais le froment, il agite seulement et chasse la paille légère ; le schisme est le crime radical qu'on n'expie même pas par le sacrifice de la vie. Celui qui n'est pas dans l'Eglise ue saurait être martyr ; il peut être tué, mais il ne peut être couronné. •
C'est à de pareils hommes, assistés de l'esprit de Dieu que l'Eglise doit cette vigueur de discipline qui la rend maîtresse du monde.
Le traité des Tombés (de Lapsis) est le plus bel ouvrage de Tahtiquité sur la pénitence. On doit s'attendre à y trouver d«4 maximes sévères et des paroles plus que stoïques. Nous en citerons seulement quel-
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Îue6*une6. Voici ce que le saint étéque de arUuige pense de la mollesse dans le traitement des pécheurs : « Celui qui flatte le {)édheur par des paroles douces et cocDoiaisan* tes fomente pour lui la récidive et rentretient dans ses crimes dont il devait arrêter le oours ; mais celui cpii reprend son frère avec vigueur et Tinstruit avec fermeté le remet sâremeot dans la bonne voie. Les ministres de Dieu trahiraient les pécheurs par des adoueiss^ments coupables, lorsquil faut appliquer au mal des remèdes énergiques ; un chirurgien manque à son devoir, lorsqu*il laisse se gangrener une plaie pour avoir craint de la toucher ; il faut la sonder, il faut la rouYiir, il faut couper et nettoyer les chairs. La malade poussera des cris, il se l^india, il vous maudira peut-être ; mais il sera guéri, et plus tard il bénira la main du thirurgien halbile qui a été assez courageux fiour ne pas Fé^rgoer. »
IHirani la peste qui ravagea l'empire sous Callus^ saint Cyprien publia son traité de la M^Ttotiiéf livre sublime où Téternité appanii s'ttpprochant d'un monde à Tagonie, et où se montre dans toute la grandeur de ses magnanimes dédains, cette foi qui foule aux pfeds toutes les choses du temps , et ne se sent rim que par Tespérance. C'est i 'immortalité anticipée , c'est la résurrection vi«« vante et présente , c'est quelque chose de phis grand que l'univers, qui plane au-dessus de loulos les catastrophes et de tous les fléaux ; c'est une littérature de l'autre mon* de t derant laquelle s'évanouissent toutes les espérances et toutes les craintes de celui* ci. Qu'importent à la sécurité du chrétien les prospérités ou les catastrophes de la terre ; sa |Nitrie est plus haut , et il n'a rien à perdre ni à espérer ici4>as. La mort est la
Erte de l'immortalité bienheureuse, et tous i genres de mort sont bons à celui qui n'a souci que de bien mourir |our aller plus rite au ciel. Ces doctrines, si elles eussent été exagérées, eussent changé le monde en une immense Thébaïde; mais elles sont trop grandes et trofi fortes pour que la contagion en soit à craindre , et rien n'a jamais été plus capable de relever le courage et les espérances de ceux qui souffrent et qui voient s'avancer la mort.
Le juge de Carthage , Démétrius, accusait les chrétiens de toutes les calamités publiques; c'est pour lui répondre que saint Cyprien composa le livre conire Démétriuê^ où il rejette sur les persécuteurs du christianisme la responsabilité des malheurs du monde. « C'est le sang des chrétiens qui crie vengeance, lui dit-il ; Dieu vous paye l'ou- ▼rage de vos bourreaux, et nous n'avons pas même provoqué sa vengeance par nos plaintes. Que nous importent h nous vos persécutions et les cabmités du monde? Que ceux-là s'afHiçent des malheurs publics qui mettent dans les choses du siècle toute leur joie et toute leur gloire; pour nous les ca- Vamités ne sauraient nous abattre ; les pertes et les maladies ne nous font jamais murmurer : nous vivons bien plus par l'esprit
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que nar la chair, et ce que vous appelez ui supplice nous l'appelons une épreuve ... : à vous l'impatience gui murmure , à nous la patience qui se résigne et bénit Dieu. Nous ne recherchons ici- bas ni les prospérités ni la joie ; aussi les tempêtes humaines nous trouventr-elles toujours calmes, impassibles et foris. Armés des promesses divines, nous avons l'inébranlable appui de la foi qui nous soutient. Debout, au milieu des débris d'un monde qui tombe , nous conservons une vertu k l'épreuve de la persécution, ,une patience tomours contente , et une espérance toqjours heureuse, parce qu elle est sûre de son Dieu. »
Etonnez-vous qu'avec de pareils évèques le christianisme ait conquis le monde , et que de pareils écrivains aient fait oublier au monde tous les bavardages dorés de s%h poètes et de ses rhéteurs.
CYRILLE d'Alexandrib (saint). — La faillite des dieux de Rome était détinitivement déclarée , et les philosophes s'étaient constitués en conseil de famille pour tâcher de satisfaire ou d'apaiser les créanciers. Ils avaient imaginé une transaction des vaincus avec le vainqueur, une espèce de compromis qui devait, selon eux, contenter tout le monde et qui ne satisfit personne. Po\ir parler en termes plus clairs, l'école philosophi- Îue et néo-platonique d'Alexandrie essayait e faire rétrograder le christianisme, pour iqjecter aux vieilles fables mourantes la jeune sève des vérités chrétiennes. Alexandrie était alors Técole du monde , et toutes les lumières du passé et de l'avenir s'y trou- . vaient réunies ; mais le passé, qui jetait encore quelques lueurs, ressemblait à ces lampes des vierges folles qui , faute d'huile , vacillent et vont s*éteindre après avoir jeté un grand éclat. Les beaux jours d'Ammonius Saccas et de Plotin étaient déjà passés; Maxime, Jambiique et Porphyre avaient disparu avec le règne éphémère de Julien; Théodose s'était humilié devant saint. Ambroise, et Valens avait tremblé devant saint Basile, lorsque saint Cyrille fut élu patriarche d'Alexandrie. C'était un {lommo d'une ardente piété et d'une volonté invincible , qui reçut les insignes épiscofiaux comme une armure, et sa mission comme un oNlre de combattre. D^à l'hérésie se soulevait par tout l'empire, et conspirait ouvertement, ou en secret, avec les restes des anciennes superstitions. L'arianisme remuait partout ; des évèques sacrilèges intriguaient pour usurper les sièges de la catholicité; les
frands centres de population et d'influence taient les buts constants de leurs efforts : Carthage avait eu déjà à se défendre contre ^ux ; iU menaçaient Alexandrie.
Une po[)ulation séditieuse prenait souvent les questions religieuses pour prétextes à ses fureurs : la savante et malheureuse Hypathte,fdle du rhéteurThéon , essaya alors de faire refleurir les souvenirs encore récents de Técole d'Alexandrie, et mourut massacrée par quelques misérables, ameutés par un lecteur nommé Pierre. Tels étaient les temps et les