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DEFINITIONS

DEiNYS

dans une comnnnnison des plus gracieuses, Dante décrit le sommeil dos plantes. Des naturalistes ont assuré que le poëte florentin avait connu les plantes cryptogames et avait indiqué on même temps qu*on les semait sans en voir les graines. Il a connu l'action de la lumière solaire sur la maturation des fruits ; Tétiolement et les circonstances qui influent sur la couleur des feuilles ne lui ont pas échappé, et il parait, avoir eu quelque iaéede cette espèce de circulation qui se fait dans les végétaux. Ses connaissances botaniques, que nous pouvons à peine indiquer, ont été exposées par des naturalistes distingués.

Les observations physiques sont encore plus intéressantes : il en fait sur le vol des oiseaux, sur la scintillation des étoiles, sur Tarc-en-ciel, sur les vapeurs qui se forment dans la combustion ; il a parle de Taiguille aimantée comme d*une chose assez généralement connue pour qu'on pût l'employer clans des comparaisons poétiques. Cependant des commentateurs de la divina commedia ont prouvé, à propos de ce passage, qu'il ne connaissait pas les forces directrices de l'aimant. Au reste, Dante ne faisait pas seule; nient des observations, il faisait aussi (ce qui est bien extraordinaire pour son siècle) des expériences; il en recommande l'emploi et il s*en sert dans les démonstrations.

Dante se plaisait à montrer ses connaissances astronomiques : il a suivi le système planétaire de Ptolemée; mais on voit qu'il a proûté aussi des travaux des Arabes. L'un des passages les plus controversés de la dtrifia commedia est celui où il est question de la constellation du crociero^ ou de ces quatre étoilessituéesprèsdu pôle anlarctiqueque les Européens furent tout étonnés de voir, lorsque longtemps après ils avancèrent vers les régions éauinoxiales. Cette espèce de divination a uonué lieu à bien des commentaires. On a commencé d'abord par dire que ces quatre étoiles n'étaient que les quatre vertus cardinales, et celle opinion s'appuyait surtout sur l'impossibilité où était le poëte de connaître une coni>tellation que ni lui , ni aucun Européen n'avaient jamais pu voir. liais Francastoro assura plus tard, et cela est prouvé maintenant, que Dante devait avoir eu connaissance de ces quatre étoiles par le moyen des Arabes, qui, ayant formé des établissements sur toute la côti) orientale ' de l'Afrique, avaient dd observer les étoiles australes et les faire connaître aux Européens. Les Arabes, qui avaient fait connaître à Sanuto la vraie forme de l'Afrique, avaient pu indiquer aussi aux Italiens quelques-unes des constellations de Thémispnère austral. Dante fait souvent allusion aux antipodes; il en parle clairement là où, après être descendu jusqu'au centre de la terre , il se retourne pour remonter de l'autre côté, et il détinit le centre de la terre le point où se dirigent de tous côtés les corps pesants.

DAVID (Le roi). Voy. Psaumes.

DÉFINITION. Voy. Stïle,

DENYS (L'Aréopagite). — II ne s'agit plus maintenant de savoir si saint Denys l'Aréopagite, converti par la prédication de saint Paul, est identiquement le même que le saint Denys, apôtre des Gaules, qui souffrit le martyre avec les saints diacres Rustique et Eleuthère : ce point de critique est aécidé depuis longtemps. On a également reconnu

3ue les livres qui nous restent sous le nom e saint Denys l'Aréopagite sont entièrement apocryphes, et ne peuvent guère avoir été composés avant le v* siècle, que par quelque Grec imbu des traditions de l'école d'Alexandrie. Ils sont donc déchus de l'autorité qu'ils avaient autrefois dans la littérature sacrée, et c'est un malheur pour la littéra« ture , car , de saint Denys 1 Aréopagite ou d'un autre, ces livres sont de beaux et savants ouvrages.

Le livre Des Noms divins est un admirable traité de l'unité de Dieu. L'auteur ayant à traiter des perfections divines, commença

f>ar établir qu'il n'y a de différences entre es perfections de Dieu que pour notre iotclligence imparfaite , qui doit distinguer sous des noms divers les opérations dilférentesde la perfection unique, indivisible et infinie qui est Dieu. Traiter des diverses

Perfections divines, c'est donc uniquemeot numérer les noms qu'il est permis de donner à l'unité absolument parfaite, en dédui* sant et en subdivisant toutes les propriétés grammaticales et les applications philosophiques de ces noms. Il est impossible de partir d'une idée plus vraie, plus élevée et plus féconde , pour analyser Dieu sans le détruire en le décomposant. C'est ainsi que dans la syllepse il indique déjà la synthèse, et qu'en faisant [>asser au prisme de la science les rayons du soleil divin, il ne les détache jamais de leur foyer éternel , et ramène toujours vers l'unité infinie les pensées et les yeux qu'il exerce à distinguer les couleurs et les nombres de la lumière parfaite et de l'unité indivisible.

Le livre De la Hiérarchie céleste n'est pas moinsadmirable, et selieintimementau traité des noms divins. Exprimé par les images de feu, de lumière et de chaleur, Dieu est Père, FilsetSaint-Esprit:lcfeuengendrelalumière, et de la lumière et du feu procède la chaleur vitale. Or, ce que Dieu crée, il le fait à ^on image, d'abord dans le* monde des intelligences , puis dans le monde matériel , qui n'est autre chose que la forme sensible, et comme le vêtement du premier: L'ordre ternaire préside donc a la création et à rharmonie hiérarchique des esprits célestes, et chaque personne divine se reflète dans un ordre d'anges; mais comme chaque persoone divine porte en elle l'essence de la TriDÎté tout entière , chaque ordre de la hiérarchie céleste peut se diviser, comme le rayon solaire, en trois différentes couleurs , ou eu chœurs distincts et subordonnés les uns aux autres. La«|;rande loi des esprits est TaiDOur: aussi leur vie éternelle est-elle toute d'obéissanco,ct c'est dans cette obéissance quiis trouvent leur parfaite liberté. Dans la hié-

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