SOT
EVAKGILE
EVANGILE
GoUeSv se disaot à lui-même : O man âme ! agrandis tes greoiers et sois heureuse. Tu possèdes de g[raQds biens, et Toilà aue cette nuit même Dieu vint reprendre à i insensé cette Ame qui n'était pas à lui, et les richesses restèreot comme une déri^ïion entassées autour d*un cadavre.
11 ne déteste ms moins Tamour exclusif de la famille» et lorsqu'il se livre aux travaux de sa vie apostoliciue» il ne reconnaît Xlus sa mère. Pourquoi me cherchiex-^ous î fe savex-vouê pas quil faut que je sois où me demasident les inléréts de mon Pire ? — Femme^ qu'y Or-t^il entre vous et moi f Mon heure n'est pas encore venue. — Qui est ma mire^ et oui sont mes (rires? Ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans le ciel^ ceux-là sont pm mire et mes frires et mes saurs. Celui qui renoncera pour moi à sa famille et k ses biens, en sera payé au centuple dans le rovaume de Dieu,*^ et dans le siècle présent il aura jpour arrhes les joies célestes du martyre. Seigneur^ lui dit un )cuno homme, je vais vous suivre^ mais permettex'-moi asumt d^aller ensevelir mon pp-e ? — Suis-^moi^ répond Jésus, et laiste les morts ensevelir leurs morts.
Le Christ aimait la nation juive, et voulait d*abord la sauver ; mais il protestait contre ce patriotisme haineux qui la mettait sans cesse aux prises avec les autres nations. Allex^ et instruisez tous les peuples du mondSf dit^il à ses apdtres. Tai encore des brebis qui me sont pas de ce bercail : il faut que fs les amine^ afin qu'il n'y ait plus au un troupeau et qu'un pasteur. — Et lorsque les Juifs, pour le tenter et Taccuscr d'aimer peu sa patrie, lui demandent s'U est permis de pa^er le tribut à César : Montrexrmoi WM pièce de motinaie, répond-il : De qui est cette image et cette inscription f — De César. — Eh bien t rendez donc à César ce
Îfui est à César f puisque vous l'avez laissé se aire votre maître. Mais rendez à Dieu ce qui est à Dieu : voilà tout ce que je vous demande I C'est-à-dire, obéissez aux nécessités du présent, mais travaillez pour Favcnir. Bendez à l'homme, pendant quelque temps encore, le tribut que vous vous êtes laissé imposer ; mais rendez à Dieu ce qui est à Dieu. Dieu, c'est l'intelligence, c'est l'amour; vous vous devez tout entier à lui : rendezlui ce que vous lui devez, et il vous affranchira de la domination des hommes.
Le Christ pressentait assez d^ailleurs qu'une lutte terrible devait s'engager à cause de sa doctrine entre la mauvaise société expirante et Tassociation nouvelle. Ne croyez paSf dit-il, que je sois venu apporter la paix sur la terre ; fy suis venu aphorter le glaive et la division ; les parents s élève^ ront contre les parents^ les nations contre les nations^ Us frères contre lesfrireSf et les serviteurs de rhomme en deviendront les ennemis. Mais le royaume des deux souffre violence^ et 1rs violents le ravissent. On ne met pas le vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement le rin emporte les outreSf et se répand à terre ; fnais au vin nouveau il faut des outres nou-
velles^ afin que tes outres et le vin puiseent te conserver ensemble. On ne coud pa$ une pièce neuve à un vieux vêlement ; autrement le neuf emporte le vieux ^ et la déchirure e$t plut
Îrande. Il vaut mieux entrer dant la rie orgne^ boiteux et manchot , que de rttter dans la mort et dans Venler acte tout tet membres. C'est pourquoi, dans la lutte que vous avez à soutenir pour entrer dans le nouveau royaume, si votre œil vout égare^ arrachez-le ; si votre main vous trompe, coupez-la : si votre pied chancelle^ tranchez-4e^ et le jetez loin de vousy et afin que les armes ne vous manquent pas, que celui de vout qui n'a rtffi, vende sa tunique et achète une épée; car les méchants m'ont mis au rang des malfaiteurs.
Mais s'il prêchait la destruction, c'était pour reconstruire. Renversez ce temple^ disa'.t-il, en montrant les superbes bâtiments du temple de Salomon, et je le rebâtirai m trois jours. Il entendait par /d, dit l'Evaii-
!ple, h temple de son corps^ au propre, et au iguré le grand corps social des chrétiens, dans lequel le Christ, mis à mort pour ses doctrines, devait ressusciter glorieux.
Il choisit douze apôtres panni les derniers du peuple, et s'adressant au plus çrossier et au plus ignorant d'entre eux, il lui dit : Tu es Pierre^ et c'est sur cette pierre quejt bâtirai ma société. Ainsi le pauvre artisan, Céphas, cette pierre brute que les arehitec* tes avaient rejetée comme inutile , détiendra la pierre angulaire dans une construction nouvelle : ceux sur qui elle tombera seront écrasés, et ceux qui la' heurteront s'y briseront la tête.
Il renverse toutes les notions hiérarchiques du vieux monde, pour établir les lois de la hiérarchie nouvelle. Les rois eomnum' dent aux nations^ dit-il, mata i7 n'en sera pat ainsi parmi vous. Celui qui voudra être h premier doit se faire le dernier^ et le chef des autres sera le serviteur de tous. If appelez personne pire^ mattre ou seigneur tur la terre : car vous n'avez qu'un Pére^ qu'un Sei' gneur et qu'un Maître : c'est Dieu f Dieu est notre père à tous, et nous sommes tous frërest
De cette doctrine sublime se déduit naturellement la communion de biens spirituels entre les chrétiens. 11 conseille aux hommes d'être comme des économes infidèles, et de se faire des amis avec l'araent qu'il appelle mammona iniquitatis; il ordonne aux créanciers de laisser en paix leurs débiteurs, afin que Dieu leur fasse aussi crédit ; il veut qu'on invite à sa table ceux qui sont incapables de rendre le festin, et il compare le royaume du ciel à un banquet auquel les vagabonds, les infirmes et les mendiants sont invités. Il se nourrit lui-même des épis
3u'il arrache des sillons du riche, et ne déai^e pas d'aller avec ses disciples s'asseoir, sublime parasite, aux tables des publicains et des pécheurs. Enfin, prêt à mourir pour sa doctrine égalitaire, il dit que sa chair est un pain qui sera partagé entr^ les pauvres, et que sou sang, métamorphosé ea
EVANGILE
EVANCILB
uii Tin iiiiBiortel, coulera pour les abreuver daus la coupe du sacritice« et à la Teille du sumlicOy après 8*ètre fait le serviteur de ses apôtres e| les avoir invités» à suivresoo eiem* pie» il partage à tous le pain mystérieux de rBucbaristie et fait circuler la coupe sacramentelle qu'il a bénie pour la communion du
peuole nouveau*
UaboUt les juges et les tribunaux du viel empire. Si ton (rèft est injuste mvers ioif dit-il|^ reprtnds-le doucement ; s'il ne f écoute vas^ répète to» avettissemeni en frésence de deux ou trois témoins: s'il ne Vo^ coûte pas encore^ dénonce^oà rassemblée deo frères ; s*il n écoute pas Vassemblée^ gu'il ne te soii' plus rienf Dieu le jugera.
H condamne les débats de préséance et abo» Ut roFgueil des rançs. — Gomme ses disciples disputaient un jour entre eux pour sa* voir lequel était le plus grand, il appelle un petit enfant, et dit qua celui-là était le plus orand dans le rovaume du ciel qui ressem* blait davantage, a ftme et de cœur, à. la sîmpUcité ingénue et à la douce candeur de cet eobat. Enfin il fait cesser les pompes figu-* ralivea du culte extérieur, en annonçant qae le jour va venir où Ton n*adorera plus Bien- sttf 1» montagne de Sion, ni sur les hauts lieux de Garizim : car Dieu est esprit^ et ceauE qui Vadorent doivent Vadorer an es' prié et en- vérité*