‹ Dictionnaire de littérature chrétienneChapitre 75 sur 194 · FIGURES · texte numérisé non relu

FIGURES

feot toujours leur acception propre, et c est ce qui distingue des tropes les figures proprement dites.

La classification des figures est assez arbitraire» et varie dans presque toutes les rhétoriques. On peut distinguer des figures de diction et des figures de pensée. Parmi Jes figures de diction, nous trouvons d'abord, hrépétition^ dont le nom seul explique assez la nature ; Yanalogisme^ qui consiste, l** à reproduire le même substantif, le même adjectif ou le môme verbe, avec une différence dans le genre, le nombre, le temps, le mode ou la personne; 2" à faire usage dans la même phrase, du simple et du composé, ou du primitif et du dérivé.

VmvertioUf qui est un changement motivé par quelque raison de force ou d'harmonie dans la disposition naturelle d*une phrase. L*inversion ne doit jamais être forcée et n*est permise que rarement, surtout en français.

La parenlhéêtf qui interrompt et coupe en deux une phrase, par une proposition isolée qui en suspend le sens, et après laquelle la phrase s'achève et le discours continue.

La syllepue que d'autres appellent aussi synthèse^ bien que ces deux mots ne soient pas synonymes, est une anticipation du sens sur l'expression qui produit une sorte de solécisme toléré. Exemple :

Aaphtpart, emnotiés d^ane foogne insensée, Tovjours h>iii au droit sens vont chercher la pensée.

(BOILEAO.)

Le pléonasme^ oui est une répétition de la même idée sous plusieurs expressions différentes. Quand le pléonasme n'est pas motivé, au Ueu d'être une figure, il devient une iauto.

VeUip»ey qui est j opposé du pléonasme, et qui retranche ou sous-entend une partie do l'expression.

La périphrase^ dont Quintilien et Dumarsajs ont lait un trope, qui consiste à remplacer par un plus grand nombre de mots ceux dont on se sert ordinaircmcnl pour exprimer une idée.

LVnlerroya/ion, qu'on emploie pour exprimer soit une hypothèse soit une éventualité, soit une négation pure et simple, soit enfin l'ignorance ou le uoute.

Vhypallagej qui est une transposition logique des deux membres essentiels à toute proposition complexe, de telle sorte que le membre complémentaire ou détermicatif en devienne fictivement le principal. Exemple : « La pourpre dont il était revêtu, la capacité 4}u*il fil votr,^ et la douceur dont il usa après plusieurs aviations, le mirent enfin au4le-sus de l'envie^ » pour : « 11 se mit enfin audessus de l'envie par la pourpre, etc. v (Fléchicr.)

La proMopopée^ qui fait parler le» morts ou les êtres inanimés.

VaccumulatioHy qui rapproche les expressions el les idées pour leur donner plus de force en les énonçant ensemble.

Vexelamaiion : O tempora ! 0 mores l

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