PANGE , LIN6UA
Chantons cette merveille, objet de tant d'oracles. Le Dieu saint, qui, pour nous prodiguant les miracles, Devient un p lin de vie et d*iunuortalité. Le Très-Haut s'humilie; une vierge est féconde : Un sang divin, versé pour le salut du monde. Coule ; l'enfer s'étoime, et l'homme est racheté.
Ce Dieu, pour nous sauver envoyé par son père, Nait du sein virginal d'une mortelle mère; H vit, il parle, h souffre, il expire pour nous. D'ionombraMes bienfaits signalent ses vestiges. Et sa bouté nous laisse, après tant de prodiges. Un miracle d'amour qui les surpasse tous.
Il choisit pour créer ce sublime mystère Le moment où finit son exil sur la terre. Que du jouff de IVnfcr il venait d'affranchir. Pour nous laire à jamais jouir de sa présence il se donne lui-même, et sa toute-puissance D'un don plus précieux ne peut nous enrichir.
Dieu commande à Pamour d*animer sa parole. Le Verbe se fait chair, s'anéantit, s'immole : Un nuage le cache et voile sa splendeur. Enflé de sa raison, Torgueil en vain murmure ' La foi découvre à l'homme une roule plus sûre» Triomphe de ses sens et maîtrise son cœur.
(I ) Accipite et comedite . . . Bibite ex hoc omnes, (Malth. XX Vf, 26, 27.) Bibite et inebriandm^ charii' stfirt. (Cantic. v, i.)
(2) Si quiê manducaveril ex hoc pane, viret in œler- TMM. rioan. VI, 51.)
(5) Panem angehrum manducatii homo, (Psaume Lxwii, 25.)
Humblement prosternés devant le pain des asges, Oîlébrons ses bienfaits dans un chœur de louanges Li grâce a dissipé les ombres de la loi. Héritiers fortunés des promesses antiques. Adorons notre Dieu sous des voiles mystiques. Et captivons nos sens sous le joug de la foi.
Louons Dieu! c'est sa mort qui nmis donne la vie, Mais ce Dieu, que l'amour sur Tautel sacrifie. D'un amour snns mesure exige le retour. 0 vous, esprit de grâce et source de lumière. Vous, régal, le lien et du Fils et du Père, Esprit d'amour, nos cœurs vous offrent notre amour.
Traduction de Vkymne
YERBUM SUPEBNUM PRODIENS,
Le Verbe, éclat de la lumière Dont les rayons sont éternels (i).
Sans quitter la droite du Père Rendu visible.aux yeux mortels.
Voyait s'approcher* le supplice Qiie lui prépare la malice IVun monde ingrat qui le poursuit ; Son œuvre allait être accomplie ; Le jour d'une si l)eile vie Déjà s'éteignait dans la unit.
Ce bon, cet adorable maître A la mort |K)ur nous s'est soumis.
H sera livre par un traître A SCS farouches ennemis.
Mais il veut se livrer lui-même Aux disciples choisis qu'il sûme ; Il les comble de ses bienfaits ; Leur sert un banquet délectable.
Et leur fait goûter à sa table Le bonheur, la vie et la paix.
Un Dieu même à ses créatures Donne ce qu'il a de plus cher»
Et sous deux diverses figures Leur offre son sang et sa chair.
Ce Dieu, surpassant ses promesses.
De ses ineffables richesses Ouvre pour nous tous ses trésors.
Le sacrifice se consomme :
L'Homme-Dieu se prodigue h rbommc.
Et nourrit son &me et son corps.
II natl, et dès lors s'associe A nos douleurs, à nos travaux.
Prêtre à la fois, convive, hostie.
Pain céleste, il guérit nos maux.
H meurt : c'est la rançon i\n monde.
Pour nous, source en grâces féconde.
Son sang ruisselle sur la croix.
Ses faveurs n^exceptent personne; U règne, et sera la couroime Des cœurs fidèles à ses lois.
Victime sainte et salutaire
Qui, vous immolant sur l'autel.
Dans cet adorable mystère
Nous ouvrez la porte du ciel !
De cruels eunemis nous pressent :
Brisez dos pièges qu^ils nous dressent
Les tristes et honteux liens.
Soyez notre appui, notre force
Contre la pénileuse amorce
Des faux plaisirs et des faux biens.
Honneur sans fin, gloire et louanges A vous, modèle des pasteurs, 0 Jésus! qui du pain des anges Nourrissez vos adorateurs !
Gloire au Père, source de vie; A l'Esprit qui nous sanctifie.
Auteur de toute vérité.
(i) Condor {$pUndor) luci$ atemcc» (Sap. vu, 'iu.)
tSS IITHNE
Gloire au banquet dont les délices Sont pour nous les douces prémices Du iKinquet de l'éternité I
Traduction de l'hymne