TROISIÈME PARTIE
Après les épreuves la récompensât après les agitations de l'âme captive la belle et douce inquiétude de la sainte liberté. L'épouse est intimement unie à l'époux, et elle , &ent qu'elle n'en sera jamais séparée ; elle ' se repose doucement sur le cœur du bienaimé» et ne vit plus qu'en lui et par lui. Gomme un fleuve qui cesse de s'agiter et de courir lorsqu'il entre dans la vaste profondAr de l'Océan, cette âme perdue en Dieu se dilate et se repose en lui ; alors elle est tranquille de la paix de cet océan de délices ou agitée des mouvements mystérieux de ses ondes ; un zèle ardent lui fait chercher le salut des hommes sans que son individualité humaine y soit pour quelque chose ; sa volonté n'est plus qu'un consentement sans borne, un amen sans fin à la divine volonté; la terre s'abaisse loin d'elle : et le rugissement du lion infernal parvient à peine jusqu'à ses oreilles dans la profondeur du ciel, où l'emportent et la soulèvent les grandes eaux du divin amour.
Maintenant Tépouse est entrée Dans le jardin du bien-aimé :
Sur un lit de roses semé Elle dort de joie enivrée.
Vkme sourit eu s*endormant Dans la paix que son Dieu lui donne.
Et la charité la couronne Des grâces du céleste amant.
L*époux.
Sous un pommier je t*ai connue, Et là je rai donné ma foi ; Là tu me juras d'ôirc à moi Avec une grâce ingénue.
Ainsi j*ai sauvé ta pudeur Où ta mère perdit la sienne»
Afin que ton cœur se souvienne De ce que tu dois à mon cœur.
Ailes promptes et frémissantes Des oiseaux nés dans nos vergers, Cerfs timides et daims légers, Lions des forêts rugissantes.
Eaux qui murmurez avec bruit, Vents qui descendez des montagnes, Ardeurs qui brûlez les campagnes.
Craintes qui veillez dans la nuit,