‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 107 sur 233 · IAU.K · texte numérisé non relu

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pièces. Le s.iiiil liouimo ne put cmpiîclier • pie l'Arabe no fiU nus e \ prisoi, et il faisait Ions ses elforts pour le sauver, lorsque ce malheureux, de rnge d'avoir niaïKjué son fou[), s'iHra igla lui-môme.

Raymond Lulle, après cet événemcnf, parcourul l'Europe, fondant partout des écoles et ouvrant des cours de langues orionta!es pour préparer la fusion derOrieit avec l'Ocridenl ; puis il passa la mer et se rendit à Tunis, où il alla disputer avec les imams, leur prouvant la fausseté du mahométisme ivt la vérité éternelle de l'Evangile de Jésusriirist. On sait aue chez l'S musulmans le prosélytisme en laveur d'une religion étranj^ère à celle de Mahomet est un crime digne (le mort. Raymond Lulle fiit dénoncé, et ne j)ut obtenir encore la délivranc(i (lu'il souliaitait avec ta^it d'ardeur. Sa vieillesse vénérable et sa haute réputation de science le lirenl épargner : il fut seulement battu de verges et reconduit avec des coups et dos huées jusqu'au vaisseau génois, où il s'embarqua avec tous ses livres. Il vint alors à Naples, où il demeura, enseignant publiquement son grand art, jusqu'au pontiûcat de Céleslin V.

A cette é[)oque, il recommença ses courses apostoliques, et prêcha la vraie religion, c'est-à-dire celle de l'unité catholique, aux îiérétiques, nestoriens , jacobites et Géor- ^ens, qui pullulaient dans l'ile de Chypre. Mais, au lieu de proliter de ses leçons, ces hommes endurcis voulurent le retenir dans une prison perpétuelle, d'où il s'échanpa par une assista i.;c |)resquo miraculeuse au ciel.

Enfin, las de combattre sans obtenir la couronne, il résolut de retourner en Barbarie ; mais avant de s'y rendre, il voulut revoir Paris, qu'il prévoyait devoir 6tre un jour un centre de lumières pour la religion catholique. Lh, il eut l'occasion de connaître ïe docteur Scol et d'argumenter victorieusement contre lui. Dominus quœ pars? lui avait demandé le docteur, connue pour lui rappeler cette parole des moines lorsqu'ils ]>reimcnt l'habit : Dominus pars hœreditnlis mr(e et cnlicis mci. Le docteur cn>yait ainsi embarrasser et humilier le vieux moine, «pi'il ne connaissait pas, et qui S(; perm(>ltait •Je sourire et de hocher la tète en l'entenilant, lui, docteur accrédité, avancer une chose peu exacte. Mais il fut bien étonné de la réponse de Raymond Lulle : Dominus tion est pars, dit le vieillard, srd rst totnm.Scol alors interrogea plus sérieusement lofrancis- '.ain.et s'inclina avec respect lorsiiu'il entendit le nom do Raymond Lulle, déjà célèbre 'lors par tout le monde, et s'entretint longifMips avec le docteur illuminé.

Knlin nous touchons au dernier voyage et à la mort do Raymond Lulle. Ayarit continué .son secontl tour du monde et prêché la foi on Asie, il passa on Africiue et s arrêta qucjijuo temps dans la ville do Rono, où, malgré les mauvais IrailomfMits <lfs barbares, il convertit soixante-dix |)hiloso{)lic5 de Té-

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