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son voilo sYlevcr do temps en tomps et ses mains blnnrliosso diriger vers le cid. Comme je me rapprochais du l)Osquet, elle me denianda de l'eau : j'en apporlai dans sa coupe ; elle y trempa ses lèvres, mais elle ne put boire. « Je sens ma lin , me dil-elle en détournant la t(He; ma soif sera bientôt étanchée pour toujours. Soutiens-moi, mon frère ; aide ta sœur à franchir ce passage désiré, mais terrible. Soutiens-moi , récite la prière des agonisants. » Ce furent les dernières paroles qu'elle m'adressa. J'appuyai sa tète contre mon sein; je récitai la prière des agonisants : ;< Passe à l'éternité 1 lui disais-je, ma chère stcur; délivre-toi de la vie; laisse cette dépouille dans mes bras!» Pendant trois heures je la soutnis ainsi dans la dernière lutte de la nature; elle s'éteignit entln <loucement, et son Ame se détacha sans effort de la terre.
Le Lépreux , à la fin de ce récit , couvrit son visage de ses mains; la douleur ôtait la voix au voyageur. Après un instant de silence, le Lépreux se leva. Etranger, dit-il, lorsque le chagrin ou le ilécoitragrment s'approchera de vous, pensez au solitaire de la cité dWoste: vous ne lui aurez point fuit une visite inutile.
Us s'acheminèrent ensemble vers la porte du jardin. Lorsque le militaire fut au moment de sortir, il mit son gant h la main droite : Vous n'avez jamais serré la main de personne, dit-il au Lépreux; accordez-moi la faveur de serrer la mienne : c'est celle d'un ami qui s'intéresse vivement à votre sort. Le Lépreux recula de quelques pas avec une sorte d'elfroi , et, levant les yeux et les mains au ciel : Dieu de bonté, s'écriat-il, comble de tes bénédictions cet homme compatissant !
Accordez-moi donc une autre grAce, reprit le voyageur. Je vais i)artir; nous ne nous reverrous peut-être pas de bien longtemps : no pourrirms-nous pas, avcîc les pré(;autions nécessaires, nous écrire ([uel(]uefois? une semblable relation pourrait vous distraire, (ît me ferait un giand plaisir h moi-même. Le Lépreux létléchit (piehpi»; tem|)s. Pourquoi, dit-il enlit), chrrchrrais-jr à me faire illusion? Je ne dois pas aroir d'autre société que moimême , d'autre ami que Dieu; nous nous reverrons en lui. Adieu, généreux étranger, soyez
heureux Le Lépreux ferma la porte et eu
poussa les verrous.
MALACHIL. — Le prophète Malachic, oui écrivait après le retour de la captivité, dut s'attirer toute la haine des faux zélateurs et des membres corrompus de la Synagogue.
Il s'indigne contre l'orgueil natii»nal di.vs Israélites, <pii les portait h se vanter des préférences dt! Dieu, alors ipi'ils ne préféraient pas eux-mêmes la loi ih; Dieu à leurs mauvaises |)assions; il attaque avec véhémence le sacerdoce juif, et prédit la lin des sacrifices de l'ancienne loi par l'inauguration d'une nouvellt; ol)lalioi universelle. Il dévoile sans pitié les turpitudes ilu sanctuaire, et révèle nu monde l'airaiblissement des croyances anciennes : le^ Israélites u'oifrenl
plus en sacrifices que le rebut de leurs troupeaux, les prières sont vénales, les prêtres sont indilférenls et regardent leur saint ministère seulement comme une besogne qui les fait vivre; les vœux deviennent dérisoires, l'autel du sacrifice est une mangeoire souillée.... et pourtant je suis le grand roi, dit le Seigneur Dieu des armées, et mon nom est l'épouvante des nations I (Chap. i.) « A vous maintenant, ù prêtres! ce qu'il m'est enjoint de vous dire (Chap. ii) : si vous ne voulez [)as m'entendro, si vous n'imposez pas à votre cœur de rendre gloire à mon nom, dit le Seigneur des armées, je jetterai sur vous la misère, et je maudirai vos bénédictions. Je les maudirai, vous dis-je, parce que vous n'avez rien appris à votre cœur! J'étendrai le bras sur vous et je vous éparpillerai sur la face le fumier de vos fêles, et je balayerai le tout ensemble. (/6/rf.,v. 3.) Les lèvres du prêtre sont les gardiennes de la science, et c'est à sa bouche qu'il faut demander la loi, parce ({u'il est l'ange du Dieu des armées {Ibid.,v.1).
« Mais vous vous êtes écartés de la voie, vous avez fait de la loi une pierre d'achoppement pour la multitude, vous avez rendu inutile mon alliance avec Lévi, et c'est pour cela que je vous ai abandonnés au mé|)ris des nations, et vous êtes devenus les derniers dos hommes, parce que vous n'avez pas gardé la rectitude de mes voies, et vous avez donné plusieurs faces h ma loi. {Ibid., V. 8.) C'est ainsi que les passions des hommes altèrent la vérité (jui était confiée à leur sagesse. C'est ainsi ({ue lés institutions s'affaiblissent et que la routine fait dégénérer le culte en (troianations ; mais moi, dit Dieu, je suis le Seigneur, et je ne change pas : Ego Dominus et non mutor. L'huile est tarie dans la lamj)e des vierges folles. Ceux qui ont mis toute leur religion dans des pratiques intéressées, sans se mettre en peine de la charité, qui seule entretient la lumière, voient pAlir et s'éteindre en vacillant la lueur qui les éclairait. Cependant un grand cri se tait entendre : voici le fiancé qui vient 1 allez tous au-devant de lui l malheur alors h ceux dont les pieds sont embarrassés dans les vaines observances des prati(pies du [)harisaisme!.. Je vous envoie mon ange pour préparer la voie devant ma face. ,Ch. ni, v. 1.) L(> maitro que vous cherche/, le Dominateur, va visiter son temple, dit le Seigneur Dieu des armées. Je vais venir vous trouver la justice h la main; je rendrai témoignage, sans (lue rien m'arrête, <'ontre les malfaiteurs, les adultères et les parjures. Je confondrai ceux ipii calomnient le travail et son salaire (7141 calumniantur merccdem mercenarii, ch. in, v. 5). qui iiuMitentau préjudice lie la veuve et de l'orphelin, et (pii 0|)priment le pauvre; étranger!... A-t-on jamais • nitendu dire! que riiomme puisse être le meurtrier de Dieu? et pourtant vous m'avez percé de vos cou|)S, dit le Seigneur... Puis le prophète, a})rès avoir tonné contre les prêtres et ctuilre les puissants, re|»ro(he au iM'ujile sa néjjligence h payer les dîmes et