MASC.MION
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lu ix^nur'O du sanctuaire : enfin il annonoe |o grand jour de la justice qui va s'alluaicr coinuie une fournaise, et qui dévorera toutes les iniquités comme de la paille, puis le soleil de justice montera dans le ciel comme un aigle rayonnant de splendeur, et le salut sera la rosée de ses ailes; alors le troupeau béni de Dieu sortira joyeux dans lescampajfiies, et foulera aux pieds la cendre de ses ennemis; mais avant cette grande épreuve le Seigneur enverra Elie le proidiète, qui ramènera le co8ur des pères à leurs enfants et le cœur des enfants à leurs pères, alin que la terre ne périsse pas enveloppée dans un immense auathème. (Ch. iv, v. G.)
Comme on le voit, le style de Malachie est énergique et sobre d'ornements; c'est un tribun plutôt qu'un poète, et l'on comprend à son audace que, pour obéir à l'espril qui KiDspirc, il fait bon marché de sa vie; mais 011 sent bien aussi que ce n'est pas un ressentiment haineux contre le sacerdoce, mais le pur zèle de la gloire de Dieu qui l'anime dans ses reproches adressés aux mauvais pasteurs. Ils ont mérité sans doute leur abjection et leur misère, mais cette misère et cette abjecli'>n n'en sont pas moins le crime et le malheur du (leuple. 11 respecte toujours la chaire de Moise, où sont assis les docteurs dont la foi s'est atfaiblie, et ce n'est pas en le renversant qu'il veut puridcr le sanctuaire. La i)ro[)'iétie de Malachie est fort courte, puisqu'elle ne com[)rend que quatre chapitres, dont le plus long n'a pas |)lus de dixhuit versets ; elle est néanmoins d une grande im[»ortance, et a été plusieurs lois citée dans h* Nouveau Testament, où l'tjn appiiuue sjiécialeinent à saint Jean-Uapliste «e qui est dit de cet ange du Seigneur ipii vient lui pré[)aicr les voies, et do l'avéncinent d'Klie à la lin di-s temps.
MASCAUON (JiLi:s;, — évèf|ue d'Agen, osa, étant simple prèlre de l'Oratoire, prêcher contre les vices df.-s grands et les mauvais exem-des des rois, devant la cour même de Louis XIV, et en présence de ce iUir monar<|ue, si fort accoutum'' aux adulations de tout ce (pii rt-nvironnait. Il y eut alors dans l'église un silence L-nible ; tous les yeux étaient porlé-s sur le roi, et les c(eurs des lidèlcs palpitaient fie crainte. Louis XIV avait les yeux baissés, et paraissait prêter au prédicateur rallenlioii la jilus docile. Les «•'Xirlisans, qui noyaie il voir dans ce silencf; h-s sigTfS )iiécijrseurs d'un orage (J'aut mt l>\\is violent (pj'il aurait été «laboid iiii(;ux contenu, .s'a[>prochercnt du roi à 1 1 lin du .«ierinon, «-l foiiiineiicei eut .'i murmurer contre h; [uédicat'-ur. Il a l'.iit son devoir, iiir-ssieu.s, faisons le hôtre, dit alors ce pr née, (j'ii se connaissait en grandeur, et qui ne « oifoodftit \>ns h: courage avec l'insolence. Quelque tciiip-» après, Mnscinon fut nommé <^rêque de Tulle, et [»liis tard évê pied.Xgcn. Le roi le re leiiMiida plusieurs lois pour son prédicateur, et rfiilcndil même avui; pla sir •Inn» sa vi»'illc»st;. \i)[v('. éloquc.ice seule lie vieillit point, lui disait-il, avec celte obligeance «pji nvoit alors tant do prit dans la
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houc'iC des rois. Mas(;aron, dans l'oraison funèbre* tient le [iremier rang après Fléchier, (|ui ne le cède, comme on sait, qu'au grand liossuet.
MASSILLON. — Jean-Baptiste Massillon e>t un des écrivains les plus f)olis, les plus corrects, les jjIus faciles en même temps et les plus brillants de la langue française. Son Pclit-Caréme, qui est un chef-d'œuvre do goût, de pensées sages et de belle diction, a été critiqué par les amis de la vraie liltéralure chrétienne, comme tro[) fleuri et d'une éloquence trop mondaine. Peut-être, avec jtlus de simplicité et d'onclion, l'œuvre oôlelle élé plus parfaite et mieux appropriée au but que l'auteur se proposait d'atteindre. Du reste, l'éloge et la critique de Massillon ap- Iiartiennent moins à notre I>tf/i07tnai;-e qu'à celui qui traite spécialement de réloquence sacrée.
MERVEILLEUX. — Le merveilleux , ei littérature, cciîsiste daiis les moyens ein- Itrunlés au monde surnaturel ; l'iiitervonl ou des esprits su[)érieurs à l'houniie elles pro* diges qui résultent de leur influence, les ajiparilions, les enchantements, les prosopopées, les visions du ciel et de l'enfer, les combats des anges et des démons, constituent le merveilleux chrétien, comme le merveilleux païen consistait dans les métamorphoses des dieux et des hommes, dans les intrigues de l'Olympe on dans les tremblements de l'Erèbe, éclairé tout à coup par l'ouverture que fait à la terre un coup de trident de Ne|»tune, ou ébranlé par le froncenient du noir sourcil de Jupiter. Le merveilleux ouvre à la liction un chain|) iinnieiise qui n'est borné (lue par les limites du pos- .-ible. ^laisjusquoù va le possible dans le domaine du merveilleux? Telle est la qiies- 1 on (ju'unc sage ciitique peut examiner sans parvenir peui-être facilement h la résoudre.
Le plus sur dans la |)rali<pie, et co qu'on peut considller le plus sagement aux poètes chrétiens, est de se tenir dans les limites de I "Ecriture sainte et de la tradition catholiijuc Le savant doni ('almet a laissé sur celle matière une di>seitalion entachée peut-être d'un légtM" fioupçon de crédulité trop excessive. Nous engageons nos Icctinirs h le consulter, et nous n'en c.terons ici (|ue les (picl- (jues pa,j;«'S irrépro/hables (pii st; rajij»oi lent . iix apf)aritions, tant des bons que tles mauvais anges. Nous laissons parli-rdomCalmel :
Les ap))aritions de bons anges sont fréquentes dans les livres de rÀiicicn Teslanient : celui qui fut mis h l'enliée du pararlis terreslrr! (igcn. i.i, 2V) était un c hériibin armé d'un glaive flamboyant ; cinix (pii l'ippariiKnit h Abiaham, et ipii lui promiri ni l.i II ii^sanc(! d'un lilsfdV;/. wni 1, ii, .'}) ; cmix rpii a|ipariirent >'i Lot , et lui prédirent la iiiiiie(ie Solome, et des autres villes ciiininellrs ((ri:n. \i\) ; ccilui (pji f»arla h Agar dans le d-'-sert {(ien. xxi, 17), et lui or<l.»jina de retourner dans la maison d'Abraham, • t de demeurer soumise. Il Sara sa maîtresse; ceux rpii aj>pariireiit h Jacoh allant <mi Méf^ijiol.jinie, (pi! iiio iiaiciit cl descend lieiii
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