K>OS
Nemrod ! pense it la mort!
In jour elle viendra, la main sur >a Italauce, ]U: lEtcrurl à loi p«'ser la dilVerence! .Mors, (juand ses pâleurs sur Ion front aliatlii Kroides so répandront, lui conniianderas-lu?
NEMROD
IMus prés d'elle que moi lu dois mieux la conipren-
[dre r.t je puis l'envoyer lui conunander d'attendre ; .M lis n'épuisons pas l'heure en discours superflus; Ton (ils m'avait hrave, j'étais nnîre, il n'est plus! Ji" vois avec pitié ses entants en has âge, El ton pale chagrin qu'a l'urgueil j'encourage. Ponrmioi veux-lu nous fuir? Le peuple l'aime encor. Prends la course des vent<i ou r;iile du condor ; Me» terres lasseronl ta h.iine fugitive!
Quel antre cachera ta famille plaintive? Les lions du désert qui tremblent devant nioi Contre les jours proscrits armeront leur effroi. Tu peux It>s alTronter*.. Mais ces enfants!... barbare, Vois quelle liberté ta fureur leur prépare?
ENOS
Ta pitié lenr propose nn plus horrible "Sort, Les monstres du dé>erl ne donnent que la mort. Dieu les contraint parfois .à respecter lenfance. Et le doigt du Seigneur leur impose silem c : Ils frémissent de crainte à son commandemenl, Et près de l'exilé-s'endorment doucemeni. Ils connaissent la voiv du grand maître qui gronde; Toi, tu n'entends plus rien... rien qu'une voix au
[monde, Celle de ton orgueil...
NEMROD
Je n'ai pas oublié Comme toi cependant celle de la pitié.
Moi qui pour deux enfants daigue demander grâce.
ENOS
Grâce de la pitié !
NEMROr.
Pitié pour ton audace!
Vieillard, ne force pas ton maître à te punir. Si ton œil dans la nuit peut chercher lavenir. Moi j'ai des jours présents mieux compris le mys-
[lère ; Tu regardes le ciel et je vois sur la terre. Le peuple, à ta parole autrefois entraîné, Au culte de5 autels te croit prédestiné ; Moi, pour des dieux nouveaux je cherche des anco-
(ires, El mes jeunes autels ont besoin de vieux prêtres. A nous deux le pouvoir; loi l'esprit, moi les bras : Tous ces troupeaux humains que lu m'amèneras. Je serai leur pasteur.
ENOS
Ou leur bourreau,
NEMROD
Peut-être; Mais tu viendras l'asseoir à la table du maître : Car pounpioi teindre ici? J'ai tout lu dans ton œil. Et tu n'es vertueux (]ue par excès d'orgueil. Tu me bais par envie... et moi je te fais grâce. Car j'en ferais autant si j'ét.iis à la place. Et sachant ((ue tout prêtre en son cœur se fait roi. Si je n'étais Nemrod... je voudrais être loi.
LNOS.
Tes boutes m'irritaient, tes outrages m'apaisent, Et je laisse lond)er les alfronls (|ui te plaisent. Non, je n'espérais pas le voir ramper si bas ; Laisse-moi mon exil... je ne le réponds pas.
NEMROD
Il me faut ta réponse ou ton sang :
ENOS
Viens le prendre.
Mon .'ige contre loi saura peu le défendre.
Et que fait à ma gloire un peu de sang glacë?
Va, le lien désormais ne sera plus verw' ;
Je le veux tout vivant, tout ch.iud de Ion audace,
El fier ilu préjuge q'.ii s'atarhe .à ta race.
Si devant ton orgueil j'ai lait llédiir mes lois,
De la reconnaiss;'nce epargne-toi le poids.
C'est pour moi que je cède, et lu devrais compren-
[drc Que je marchande ici ce que je saurais prendre. Tu peux fuir on rester, mais songe qu'aujourd'hui >enirod veut les cnfuits cl qu'ils seront a iuii
MYSTEUES
MYSTERES
ENOS
Peut-être qu'à Ion joug je saurai les soustraire.
NEMROD-
Comment?
ENOS
En les cachant.
NEMROD
Où donc .