‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 128 sur 233 · EC0M> VIEILLARD · texte numérisé non relu

EC0M> VIEILLARD

C'cit Eiios le prophète.

rnEMIER VIFILL\RI>.

Comme nous sius le joug il va a)ur\HtT la tèlc.

Il jetait au |K)Uvoir de su(M;rbes défis,

Maih le malheur rend s.ige... il a pleuré son fils.

nLCO.NU \IEILLARI>.

Que pouvaient les cons<;ils de sa vaine sagesse?

l'.NE FKMUE.

F)t^iix orphelins sans doute ont flf'chi sa rudesse; S«;ril, on peut emporter son oij^ued au loiiiie.iu, Slai<> coumienl delais-ter deux enfants au berceau?

LKS Vir.U.LAHDS

Honneur au grand Nemrotl!

LE irxyi.r..

Gloire au maître du monde!

NKMHOI).

Paix au peuple !^>urnis dont l'amour me bcconde'

PREMIER VIEII.LAillI.

Par ten ordres, .Nemroij, lu nous vois ass<;inhlés Nous, le» représentants d«;s âges éuxihs, El ces jeune'* guerriers (pie l'avenir i>petrr • 'our reconnaître un prince et pour bi-nir un père. Tu reunes ; c est assez ; la foru; l'a f.Ml gr.iml, !Mais fl»un le vomi des cœurs tu cherches u,i garant. Kl nous te r;ipjK»rt/*ns. Arf;oniplis ton beau re\e! Nous c/)iiib» liions {K>ur U>i , si la main |M-);nd le

[glaive, Va quand la douce paix suspendra tes travaux, N4MJI1 veillerons ensemble aiiUtiir de ton reftos L^irv|ue lu marcheras, nous le suivrons sans crainte ;

Nous t'environnerons d'une vivante enceuite, Tes dieux seront nos dieux, tes désirs notre loi. Quel nom désires-tu ?

M^MROD.

Je veux le nom de loi.

LE PEUPLE

Vive le roi Nemrod !

NEMROD

Paix à l'obéissance !

Peuple , je comprends trop votre reconnaissance Pour ne pas accepter une seconde fois Un hommage et des vœux auxquels j'ai tant de droits Le passé me répond d'un avenir fidèle , Et vous n'attendez pas qu'aujourd'hui je rappelle Comment à vos tribus vagabondes encor J'ai fait chérir mes fers en les changeant en or. Des enfants de Noach la famille incertaine Sur un sol dévasté s'affermissait à peine , Et de l'impur limon inaiti es encor rampants , Vous disputiez vos jours au venin des serpents. Je lis connaître alors mes flèches toujours sûres; Je fus maître , on craignit , j'effrayai les murmures Des membres suiijugués je fis un corps puissant : Le peuple que j'ai mit règne en m'obéissant. Et la force de tous, vers un seul but poussée, Prèle un bras invincible à ma grande pensée. Tout brise riiomme seul , rien ne résiste à Ions. L'onde a fui , les rochers reculent devant nous; Sous nos palais géants nous courbons les montagnes .K travers les forêts s'étendent nos canq)agnes. lustruils à commander par l'honneur de servir. Vous conservez pour moi ce que j'ai su ravir. J'ai créé le pouvoir pour les forts et les braves, Et je vous ai laissé les faibles pour esclaves! A la faiblesse donc un pain laborieux ! .\ nous seuls la puissance et le repos des dieux !

VOIX d'enfants et de femmes.

Mallieur! malheur à nous!

NEMROD

.Malheur à qui murmure !

Je sais vaincre et punir d'une main toujours silie Mais je protège aussi , parce (|ue je suis fort, Et je rendrai la vie où j'ai porté la mort. Je ne livrerai point aux lointaines misères Le pnqdiele du Dieu <|u"out invo(|ué vos pères. De bon fil<> A/rael, dont j'aimais la fierté, J ai pimi malgré moi le faux zèle em|)orlé , Mais j'en veux effacer le souvenir funeste, El d'un sang g- néreux je sauverai le reste.

LE PEUPLE

Longue vie à Nemrod , le roi just(! et clément I

NEMROD II Knus (jHi vctil parler.

.Songe à ce que jai dit, et jnends garde!... ENOS serrant »<•« enfanls dans ses bras cl teviinl les yeux au ciel.

0 toui'inent' Mon Dieu, prenez pitié!... Nemrod...

MMROD életidant la tnain.

Non , pas encore' Ta voix |)Ourra bénir ce peu|il(; <pii m'honore, Quand il auia |),ire ma digin; royaiilé Du signe gloiieux par moi-même inventé.

Les eiifaiils , ji'une espoir de ma grandeur su|irêmc, Apportent a mes pieds le |)remi(;r diadeni<> ; lu vois (pie tout le peuple, eiiiu dv. ce beau jour, i'onr feliT inirs désirs n'.i (pi'un seul cri d'amour, lit je ne pense pas ([ue la bou( lie sensée l'uisse rêver ini inol ( iihlraii(; a ma pensée.

(,.\rd(!s veille/, sur lui; vierges, appi((chez-v(Ul3.

{(ht ronlienl Kiwt : des (jardes s'emparent des rufuHis , l'.nos veut les défendre : un (jeslc H/t';n((Mi» Ui\ lui le fait céder.)

U5S • MYSTERES

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