PARABOLES
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parlor un jargon barbare. I a vrriU^ ot la lu'autt'' (ioivont trioinplior toujours du nu'iison:;o et de la laideur.
PALINODIE. — Palinodie signifie chant final, ou tin du chant ; et ce que l'on entend par ce mot est une rétractation, roinnie si la mort était la rétractation de la vie, counne le doute ou la négation pcuvont être la fin de toute assertion philosophiciue et de toute poésie humaine.
Frrarc humntmm est, a dit un sage dont le mot est passé en proverbe , prrseverare diaholicum, relrartare avgclicum. La palinodie, dans la littérature chrétienne, se nonmic rétractation , et sous ce titre elle est honorée comme un acte de grande vertu. En elîet, si un démenti nous otlense mortellement, cou)bien ne devons-nous pas soutTrir dans notre orgueil lors(|ue nous sommes réduits h nous démentir nous-mêmes. Je me suis trompé.
Ce mot, si simple et si facile h comprendre, semble ne pouvoir s'échapper qu'à regret de nos lèvres. Nous savons tous que nous sommes loin d'être infaillibles, mais nous rougissons de l'avouer. C'est pourquoi la rétractation a quelijue ciiose d'héroïque lors- ([u'elle est inspirée par un sincère amour de la vérité. La sublime vertu de pénitence estclle d'ailleurs autre chose que la rétractalion d'une vie mauvaise? Quand David composa le beau psaume Miserere, il chantait la palinodie de ses joies criminelles, et donnait un démenti formel à la sécurité de se$ crimes et aux voluptueuses promesses de son péché.
Toutes les formes visibles étant tracées par un mélange de jour et d'ombre , et toutes les afUrmations dans les choses purement huntaines étant balancées par des négations également probables , la persistance dans une oi)inion(pielcon<iue (en dehors des croyances religieuses, bien etitendu) n'est qu'un acte d'obstination ou d'inertie de jugement. L'honnnt» (jui rédéchit, et (jui est sincèrement intelligent, modifie ses opinions ^ de jour en jour. Pascal et M mtaig^ie ont pousséhbout la [)hilosophie, et l'ont acculée contre le doute universel. La foi seule peut nous sauver du s('ei)ticisme, et c'est seulement d'après l'ensaigncmcnt de la foi que nous pouvons allirmer quchpie chose sans craiuflre de nous trompiM-. Au bout de (juel cliemin la raison humaine n'ai)er(;oit-ello pas un abîme? Dans celui de la loi au moins «•Ile marche en fermant les veux et en se laissa'it guider par une main toujours siVe. En dehors de cette rertitudir surhumaine, h; fçénie humain ne coiut pas grand ris(pie h désavouer d'avance tout ce qu'il afiirme : ce sera autant de gogné sur l'avenir. Notre point de vue change h niesiue (pie nouji avançons dans la vie. t'n honnne (pii, dans toute son existence, n'aurait eu qu'une opnnoii, |)r()uverait par \h seulement ([u'il est incapable d'avoir deux id.es de suite , et (lue les let,inis de rexpcrience lui sont inutiles.
Saint Augustin a écrit tout un livre qu'il a intitulé ses Rélrnctnliotix. Dans ses Covfrs- $ions , il raconte comnunt il fut tour h tour
indilTérent et seiisualiste , puis manichéen, nuis philosophe , puis {>n['m chrétien catho Jiipie et fervent. Saint Paul dit, en parlant de lui-même, et en apj)li(piant la comparaisf»n de sa propre expérience an progrès de l'.'iumanité : Quand j'étaix un enfant , je sentaix comme un enfant , jr pensnix mtnme un enfant, j'ar/ixsaix rnnimr un enfant; mais quand je suis devenu homme , jr nie suis dépouillé de tout ce qui appartenait à l' enfance. L'es[)rit humain ne reste jamais stalionnaire : il faut qu'il avance ou qu'il recule, parce que le mouvement est pour toutes les choses vivantes une condition essentielle de la vie : aussi notre âme se chnnte-t-elle h. elle-même une continuelle palinodie , tant qu'elle n'est pas à jamais fixée dans la vie éternelle.
On a reproché à Montaigne et à Rousseau leurs fréquentes contradictions ; on a eu tort, puisque, en philosophie, se contredire, c'est faire preuve de sincérité et de bonne foi. On sait que Montaigne mettait à ses co itradictions une nonchalance qui ressemblait à une sorte de coquetterie. Il répondait d'ailleurs à tous par sa devise : « Que sais-je? » Les questions philosophiques sont d'ailleurs comme les diamants taillés h facettes : on peut les voir do plusieurs côtés. Il ne peut y avoir au monde d'absolument certain que ce qui est décidé par une autorité infaillible. Aussi Notre-Seigneur a-t-il dit : Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés. Si nos jugements sur les choses peuvent être hasardés , combien sur les personnes ne peuvent-ils pas être téméraires? S'obstiner contre l'évidence dans un jugement qu'on a porté, c'est un entêtement puéril, pour ne ])as dire davantage. « Je deviens vieux en apprenant toujours, » disait un sage di; l'anti(piité ; et celui-là ne se serait certainement pas vanté de n'avoir jamais changé d'oi)inion sur rien.
Ce qui doit être invariable en nous , c'est la bonne foi et le désir de la vérité. Ainsi donc reconnaître nos erreurs, revenir sur nos jugements, non-seulement ce n'est pas une honte , mais c'est un acte de haute justice, de générosité, et quelquefois même d'héroLsme, à cause de la vanité humaine. L'n écrivain qui veut exploiter la faveur publi- (jue fait bien de ne jamais se démentir ; mais il mentira h sa conscience, et ne sera jamais ipi'iin charlatan qui ve;id sa drogue. La siicénté est beaucoup plus estimable que la popularité; car elle est plus dilTicile et |ilus rare. Mais aux yeux de la religion une giMiéreiise palinodie , une rétractation sincère, nt'ut elfacer tous les torts d'un graid génie. Tout homme peut se lrom[)er; pcrseveriT dans l'erreur qu'on reconnaît , c'est un enlêlemeiit diaboli(]ue ; se rétracter, c'est un acte digne d'un ange, car il a (piehpie chose de surhumain, h'rrarc fnimannm est, peruvc' rare diaholirum, relractarc angclicum.
PARABOLES. — La parabole n'est autre chose que l'apologue appliqué à l'enseigMemenl religieux, et, h cause de la dignité du
PAR.VBOLES
PARAUOLES
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sujet, on ne doit y employer que les hommes pour personnages.
Il est inutile de dire combien cette forme est propre à exciter l'attention des enfants et du peuple, avec quelle facilité elle se
frave dans la mémoire, et combien elle aide entendement à comprendre par des comparaisons sensibles les vérités spirituelles. La sagesse éternelle elle-même ne doit nous laisser aucun doute à cet égard, et nous savons que Notre-Seigneur ne parlait presque jamais qu'en paraboles.
La parabole a encore un autre but que de faciliter l'intelligence d'une doctrine, elle sert aussi à dérober des vérités trop fortes à àf'S intelligences trop faibles. Notre-Seigneur lui-même déclare à ses disciples qu'il dit tout en paraboles pour n'être pas compris de la multitude, et ailleurs il recommande de ne pas semer des perles devant les pourceaux. Dire que la doctrine de Notre- Seigneur était démocratique, c'est faire un contre-sens et un blasphème. Notre-Seigneur a toujours [)rôché et pratiqué l'obéissance aux j)OUvoirs établis : seulement l'Evangile substitue l'aristocratie de l'intelligence et de la venu à l'aristocratie de la naissance et de l'argent. En d'autres termes , Jésus-Christ veut énjanci[)er l'esprit et lui subordonner la chair, ce qui n'est pas, comme on peut le comprendre "tout d'abord, trés-favorable au gouvernement des multitudes par elles-niôn»es. Toute |V/;uvre politifjue du christianisme consiste à substituer l'autorité infaillible de saint Pierre au despotisme de Néron. Quant aux rois, s'ils obéissent à saint Pierre, ils ont son infaillibilité pour garantie de leur pouvoir; s'ils sont opposés à saint Pif-rre, ils sont les héritiers Je Néron. Lt's hériti<TS de Néron sont les tyrans (pji ont causé toutes Ifs révolutions du monde; l<;s enfants de saint Pierre swit les bons rois, cl entre ceux-ci et ceux-là il n'y a de milieu (jossible que la |)lus affreuse anarchie.
L'esprit (|ui agile les uiullitudc.s est représ<;nté d'iiis l'Eviingile [)ar le démon tpii s'ap()(lh.' Uijion, et qui entraîne vers la mer un liou[)eau d'animaux immondes. On sa l d'ailleurs que Pilati-, lors rln jugement dr; Jésus-(ihr isl, se [)la<;a lui-même par hlchelé entre l'absolutisme et la rl<;mocralie. 1! pouvait et il devait absou<lrr; riimocent au nom de César, et il aima mi" ux le condamner au gré d'une populacf; (jui ruenarait h; préIcMir dans son crédit. Nous rJirotis. (riait cet abominable peujile, qur; rnuH n'^lrn pas l'ami de Céxar I l'ilate eut (»eur, il mit au\ voiv la mort du jusie, ft la ffjule s'écria comme un «eul homme : Qu'il toit rriicifiifl
Jésus connaissait la multitude, et iw s'adiessajl fju'aui esprits d'élite. |,a multitude est appelée sans drxite, disait-il; mais les élus sont cri petit nombrt; : Mulli cuim »uul to( ut i, pauri tp.ro elecli.
h'-m.uquons bien ici qu'en pailant de la multitude nous n'avons pas égard au rang et h la classe selon l« cli(nx aveugle de la forlune. Les ApAlres étaient choisis dans le lias peuj'le, et les piemieri» chréliens uni été des
artisans et des pauvres; mais ce n'était pas pour cela seulement qu'ils étaient choisis : c'est qu'ils étaient les premiers selon l'esprit, et qu'ils devaient par conséquent être préférés aux premiers selon la chair, puisqu'il s'agissait uni(iueraent de soumettre la chair à l'esprit.
Etre compris des spirituels et non des charnels, telle était doncl'intention de Jésus- Christ dans ses paraboles. La raison transcendante de cet ésotérisme est magnifiquement exprimée par le poëte allemand Schiller dans des vers que M. Emile Deschamps traduit ainsi :
Oh! ne confions pas, p.ir un jeu criminel, Les célestes cl.irtéà à l'aveugle élernel ! 11 s'en fait une lorche, et, d'une main hardie. Au lieu de la lumière , il répand l'inceiulie.
La réprobation des Juifs et la votation des gentils est le sujet principal des paraboles de l'Evangile. Le pharisaïsme, appuyé sur les promesses qu'il interprétait dans un sens tout matériel , croyait que le salut était exclusivement réservé pour toujours à la Synagogue. Dire le contraire, c'était détruire la religion juive dans l'opinion du peuple; et Notre-Seigneur, qui n'était pas venu pour détruire, rnaispour accomplir l'ancienne loi, ne voulait pas annoncer clairenie-it une vérité (jui pouvait scandaliser les faibles : il se (;i ntenle donc de faire entendre qu'<i des heures dilférentes le père de famille envoie des ouvriers à sa vigne, et qu'ils recevront tous le même salaire; que la porte sera fermée aux vierges folles qui laissent éteindre leur lampe; que l'enfant prodigue sera accueilli à son retour, malgié la jalousie de son frère; que la brebis égarée est celle dont s'iiKiuièle le nlus le bon pasleur; que la prière du publicain (jui s'humilie est plus agréable au Seigneur que celle du pharisien orgueilleux; <pie le bon samaritain est préférable au prêtre sans misérico.de et au lévite- sans charité.
Les autres [)araboles sont dirigées contre la dureté des mauvais riches. On y voit lu pr(»[)riétaiie qui rêve h ragr\indissemeiil de ses greniers, et qui va mourir le lendemain; le ricin; rpii laisse sans secours le pauvre Lazare, et (lui est (enseveli ensuite dans l'enfer, où il implore une goutte d'eau sans pouvoir l'obtenir. Parloutle Sauveur montre la charité (((iiiiiK! étant la f>i(''té véiilahie, et menaci; les hypocrites de l'enfei'. Les auteurs (pii oit composé les évangiles a|iociy plies oui voulu continuer, dans les ciiconslances mêmes de la vie du Sauveur, le systèim,' (h; paraboles employé (lar le divin Maître, et ont inventé (h; la .soile [ilusieuis miracles allégoii(|ues I Ko//. Ai'OcuviMiKs), et les auteurs (le dillérents ouvrages philosophiipies sur l'Li riliire ont voulu, surtout en Allemagno et dans l'esprit du trof» (élebr<5 docteur Strauss , doniier c(nnme de simples parabo'es tous les miiachîs de ri">angil(! : interprétations (pii ne vont à rie'i moins (ni'à nier rinlaillibilité de l'Eglise dans l'exphcalion du sa ml Evangile, et l'i reiidii; pure-
PASr.AL
PASCAL
mont liumaine la personne d vine do Nolio- St'ignour.
Les paraboles peuvent (Hre employées avec sucfi^'s dans les instructio-is ipi'on f;iit pour les enfants, et le P. Bonavenlure Ciirau- (leau en a composta u'i livre souvent réimprimé, et (pii a fait beaucoup de bien. On pourrait utiliser de celte manière le goût passionné des enfants pour les histoires, et mettre en narabobs les principaux enseignements de la morale chrétienne. Le chanoine Schmidt l'a fait avec assez de succès dans plusieurs de ses contes, <pii laissent pourtatit encore beaucoup à désirer. {Voy. Allé-
r.URIR, Ev\NGILK, etc.]
PASCAL. — Pascal, que Cliateaubriand appelle un effrayant génie, a été un grand penseur, un écrivain du prcnnier ordre, un chrétien sévère, mais malheureusement aussi un raisonneur excessif, qui est tonabé dans le jansénisme, après avoir prouvé victorieusement la nécessité d'une autorité infaillible en matière de foi, le néant de la jihilosopbie hinuaine et les incertitudes du jugement individuel.
Pascal- avait conçu lui beau livre qu'il no fit pas, et en fit un autre dont les concentions n'étaient [)as de lui, mais d'un parti uonl il s'était fait le séide. Le style admirable sans doute, mais trop admiré des Provinciales ne rachète pas la mauvaise action de ceux qui ont calonmié l'ordre le plus calholitiue do la chrétienté. De toutes les choses tristement vraies que Pascal a dites dans ses Pensées, aucune n'est si triste et si humiliante pour l'esprit humain que l'iiitluonce exercée sur le g('nie d'un pareil homme par la plus désagréable et la plus absurde de toutes les lu-résies.
La vie littéraire de Pascal a doiu^ été un nvortement : comme si Dieu voulait donner cett(î leçon à la raison humaine, et nous en montrer le néant dans de grandes proj)Orlions. Le livre des pensées détachées qui nous reste de lui n'est qu'un amas de matériaux jetés sansoidre, et l'on a peine parfois h disluiguer le [)aradoxo de l'esprit (les jugements de la sagesse. 11 semblt', par exem- I le, qu'il nie parfois le principe de la pro- |triéte avec unesingulière audace : «Ce chien est à moi, ceci est ma place au s»deil, di- .saient ces [)auvres enfants. » \'oilh conuu(Mit il explique l'origine de la propriété. Ailleuis, il dit :
« Sans doute que l'égalilé des bietis est justf. Mais, ne pouvant faire (jue Ihomme soit forcé d'obéir à la justice, on l'a fait obéir i\ la force; ne |)Ouvant fortilicr la justice, on a justifié la force, aliu (pie la justice et la force fassent ensemble, et (pie la paix fût, car elle est le souverain bien.
Summum jus, suuima injuria.
" La [)luralité est la meilleure voie, parce qu'elle est visible, el ((u'elle a la force pour Se faire obéir; cependant c'est l'avis des moins habiles.
« Si on avait pu, on aurait mis la force entre les mains de la justice; mais, comme la force
ne se laisse pas manier connue on veut, parce ipie c'est une (pialilé pal()able, au lieu (jue la justice est une qualité spirituelle , dont on tlispose comme on veut, on l'a mise entre les mains de la force, et ainsi on ([p- [)cUo justice ce qu'il est force d'observer. »
La famille et les sentiments naturels qu'elle produit en nous ne sont pas des princi[)es inattaquables dans le doute univorsel où Pascal s'etforce de jeter d'abord l'esprit humain, pour lui montrer ensuite la révélation comme son unique planche de salut. On s'étonne de son audace lorsqu'on l'entend dire, par exemf)le :
« Qu'est-ce que nos principes naturels, sinon nos priiKnpes accoutumés 1 Dans les enfants, ceux qu'ils ont reçus de coutume de leurs pères, comme la chasse dans les animaux.
« Une dilTérente coutume donnera d'autres principes naturels. Cela se voit par expérience ; et, s'il y en a d'ineffaçables à la coutume, il y en a aussi de la coutume ineffaçables à la nature. Cela dépend de la disposition.
o Les pères craign nt que l'amour des enfants ne s'efface. Quelle est donc cette nature sujette à être effacée? La coutume est une seconde nature, ([ui détruit la première. Pour(iuoi la coutume n'est-elle pas naturelle ? J'ai bien peur que cette nature ne soit elle-même qu'une première coutunu;, comme la coutume est une seconde nature. »
Ainsi ce que nous attribuons à la nature, il n'est [las éloigné d'en faire la [)art des opinions qui se forment par la coutume et fait honneur de nos idées les plus certaines eu apparence à la routine de l'esprit et h la paresse ou h l'impuissance du jugement. Nous continuons de citer :
« Cette maîtresse d'erreur, (pie l'on appelle fantaisie vl opinion, est d'autant |tlus fourbe, ([u'elle ne l'est pas toujours : car elle serait règle infaillible de vérité, si elle l'était infaillible du mensonge ; mais, étant le plus souvent fausse, elle ne donne aucune marque de sa (pialité, marquant de môme caractère le vrai et le faux.
« Cette superbe puissance, ennemie de la raison, (pu se plaît à la contiVder et à la dominer, pour montrer combien elle peut en toutes choses, a établi dans l'homme une seconde nature. Elle a ses heur(nix et ses malheureux, ses sains et ses malades, ses riches et ses pauvres, ses fous et ses sages : et rien ne nous dépile davantage (jue de \ oir (ju'elle remplit ses h('ites d'une satisfaciion beaucoup plus pleine el entière (pie la raison. Les habiles, par imagination, se plaisant tout aulrtMuent en (>ux-mèmes que les prudents, ne se peuvent raisonnablement plaire ; ils regardent les gens avec empire, ils dispulenl avec hardiesse et confiance; les aiilres av«>c crainte et défiance ; et cette gaieté de visage leur donne souvent l'avantage dans l'opinion (Ws écoulants : tant les sages imaginaires ont de faveur au[)rès de leurs juges de même nature. Elle ne pcul