BALLADE
et Tiaïvcs no fourniraient pas dans ce genre les mystères de Jésus enfant 1 il y a là toute une littérature à créer. La religion et le C(eur des mères doivent si bien se comprendre, et il serait si doux de r6|)ondre, en endormant le nouveau-né, aux bienveillantes et suaves pensées des anges qui entourent notre berceau.
Pourquoi aussi la piété , ou du moins la saine morale, ne s'empareraient-elles pas de ces rondes que chantent les petites tilles, sans rien changer à ce qu'elles ont d'original et de naïf? il en est une, par exemple, ayant pour refrain : Giroflée-girofla, avec celte rime niaise et insignifiante : L'amour m'y comptera, et qu'on pourrait si facilement changer. On nois pardonnera de donner nous-môme ici un essai de cette correction, puérile, si l'on veut, mais qui ne saurait être inditférenle à la religion, puisque la religion est une mère. Voici la ronde, ou si l'on VL-ut la ballade , refaite et utilisée au moyen de quelques légers changements.
Bonnes petites filles, Giro(l«;e-giion;i, Bonnes pelilos filles.
Dieu vous bénira.
Soyez toujours geiilillcs, Girotl e-giiolln, Soyez toujours gentilles, Dieu vous Ix-nira.
L.'iissez fleurir les roses, (iiiollée-girofla, L;ii.ssez llourir les roses, Dieu vous Ix nira.
Les roses sont ccloscs, Girollée-girofla, Lis roses soûl éclos^-s.
Dieu \oub bénira.
Lue peli'.c fille.
J'irai dans la prairie, iiirolbie-^irolla, J ir.ii (hins la piairie, Dieu vous bénira.
Tous b» « n'aiilg.
()iu>\ faire à la prairi<?
(<iiolli-e-(;irolla, (Jiioi f.iiie a la prairie?
Dicu \ous bt-nira.
La petite nile.
F>rs l»oiiquelH pour .\Iarir, («iidilrt -;;ii<ill.i, Dt-<t Im>.i(|U(-Is pour Marie, Dieu liout IxMiira.
r*!> >iilrr>i mfanl<i.
Mais si (pii-liprun vous blànic ?
Giiolbe^irolla,
Mus si i|urli|ii'un vous blàine?
Dieu nous iM'iiira.