‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 223 sur 233 · TEXTE · texte numérisé non relu

TEXTE

Je vis, m.iis sans vivre c(i inoi-inèmo Ktn'atUMids un le! avenir Que pour revivre en ce que j'ain)e.

Je me meurs de no pas mourir'.

CiUte nnion pure et célostn De l'anionr avec ma douleur Kond un Dieu caplif démon cœur Lorsque la lilMTlé me rosle.

Mais les maux que me fail soulTiir L'amour d'un Dieu dans i'esi lavage Oiu lanl épuisé mon courago, Que je meurs de ne pas mourir.

Ah! ooml»ien lon5,Mie est celle vie!

Une le leu'ps de foxii est dur'.

De quoi poids le cactiol obscur Accable mon .imc asservie!

Le jour qui doit me secourir El me rénnir à mon père Me rond la peine tant ainèrc, Que je meurs de ne pas mourir.

Oh ! que la vie est ennuyeuse Loin «les délices du Seigneur I Si l'amour n'est pas sans douceur Sa tristesse est bien douloureuse.

Puissent mes vœux bientôt linir, Et Dieu soiila};er ma tendresse, Car un si lourd fardeau m'oppresse, Que je meurs de ne pas mourir.

Je vis avec la confiance De me reposer dans la mort, Et la lin de mon triMe sorl Est le but de mon espérance.

0 trépas! (|ui dois ni>us puérir pour une evislente plus belle, ^e larde plus, viens, je t'appelle, Car je meurs de ne pas mourir.

Vois combien l'amour est sévère.

Cruelle vie, épargniMiioi, (!ar pour èlre à jamais .i loi.

Je (lois le perdre sur la lerre!

Mais que lardC-t-elle à venir.

La irort à mes désirs si lenle?

()irelle arrive la mort charmanlo^ Car je meurs de ne pas moinir.

C'est dans l'élernelle demeure Qw^ la vie a son vrai si'jour • Pour y renaître il faiU on jour Qu'iei-bas s;i >aiiie omltre meure.

Ne dédaigne pas mou désir, O innrl ! deviens -moi complaisant»' Je ne puis vi\re (pie nmuraiile, (iar j(i meurs de ne p.!& mourir.

1237 TIWMAS

Que piiiHc (donner davantage À mon Mailre qui vil en moi, Pour en jouir au prix de loi, 0 ma vie et mon esclavage !

Kn mourant je veux obtenir Celui dont l'amour me dévore, Puisque c'est lui seul que j'adore Quand je meurs de ne pas mourir.

YllL Absente de toi, mes délices, Quel peut être mon triste sort?

(jne puis-je goùler que la mort Parmi les plus cruels supplices?

Sur moi je me laisse attendrir En vovant mon mal incurable.

Kl je me sens si misérable Que je meurs de ne pas mourir.

Le poisson tombé sur la terre Nv sent pas^ de longues douleurs; De Ihomme accable de malheurs I,e trépas finit la misère :

Mais quelle mort puis-je souffrir Plus triste que mon erislence, Kt quel remède à ma souffrance <iuand je meurs de ne pas mourir*

Si parfois mon cœur se soulage En te voyant au sacrement.

Je soupire après le moment Où tu seras mon seul parlajçe; Je te vois sans {louvdir jouir Des (kHices de ta présence.

Et, pleine d'une autre espéranc<'.

Je nie meurs de ne pas mourir.

Dans cet espoir que je caresse, Lorwpie je p*;ns4; avec liorreur Que je puis l«: ixTiln;, St-i-nciir, Iv. wns rfdo»i)ler ma trisUrssc.

Dans l'allenle c'est trop languir, L'inquiéinde est trop aniere; Car, esjxTant comme j'cpric, Je ni*: meuis de ne pas mourir.

XU.

0 mon Dieu, donne-moi la vie Km m'arracliaiit à <u;tle mort! D'un lien trop fliir cl trop fort Ne me r'-licnn plus asscrxie.

Pour le voir M-ion mon d<;sir Tu %ois ({n'a la iiioit ji; me livre, <;ar sans Un je ne saurais vivre Ll je iUKUTa du iu: pat> mourir.

Je pHire la mort qui m'eniliaino A la trisli'ssr (!<• mes jours; Je pleure li-s li<-ns si lourds l»*-H {K'( lu'H (pi'aprè^ moi je Iralnc. (Ml ! quand d«M>r-lu iiir <M-courirf hpout v<Ts lequel je soupire?

Kl quand vraiiiieni puurrai-je dire (Jitf y: meurs de ne. pan mourir?

THOMAS A KKMI'IS (,\i hk Kr«iis .i p,m-,r' )on/l';ffi(»s |/Our (Mro rai/leiir di; l'Iinilatinn dfi Jénu»-('hri»t , el l;i eorilrovrrs»! \\ e«r «iijct n'n yns cnrori! r*;<;ii 'l<! solution «IZ-firnliv»'. (^lOMjiril «Ml soit, on («•ni trouver Im-,'iucoii|i (Jf rrtpporl «'iilro W. .slyjr; de \'lmit(Uion i ( fcclui «Ju ['i«;ux Thomi» 'le Krrii|tis. |,»'s

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