‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 224 sur 233 · TRAGÉDIE · texte numérisé non relu

TRAGÉDIE

opuscules que nous avons de lui resi)iiciitun parfum si doux de piété angéhque, il parait si savant en spiritualité et si avancé dans les voies intérieures, que rien de trop parfait dans ce genre ne saurait lui ôtre attribué. Son style peut être proposé comme le plus parfait modèle du genre qui convient aux ouvrages de dévotion. C'est la simplicité de l'Evangile, mais une simplicité qui paraît toute fleurie, tant elle est pleine d'affections saintes et colorée de toutes les nuances les plus variées elles plus suaves des sentiments que les âraes pures peuvent éprouver pour Dieu. Les titres seuls donnent une idée dela poésie mystique; un de ses petits livres est intitulé : La vallée des lis, et un autre : Le petit jardin des roses. Voici comment iL y parle cle la charité fraternelle.

« Ce que vous aurez fait à l'un de mes frères, c'est à moi que vous l'aurez fait.

« Remarquez les paroles^ scellez les mystères, imitez les exemples.

« Celui qui subvient à son frère dans l'indigence tend la main à Jésus, et le retient pour empêcher qu'il ne tombe.

« Celui qui porte patiemment les charges qui lui sont imposées porte sur ses épaules Jésus blessé pour nous sur la croix.

« Celui qui répond à la tristesse de son frère par des paroles consolantes, donne un baiser do paix au visage éploré du Sauveur. « Celui qui plaint le coupable cl demande grâce pour lui lave les pieds de Jésus et les essuie.

« Celui qui ramène la paix dans les <1mes irritées prépare un lit de fleurs au divin Agneau.

« Celui qui, h table, donne la meilleure portion h son frère olfre un rayon de miel aux lèvres du divin voyageur. »

C'est avec une doctrine semblable que la religion chrétienne a éternisé sou ciniiire dans 1rs c(curs; et c'est avec de semblables jiaroles que de simples solitaires ont été jtius 6lo(iuenls que tous les sages (îl plus gracieux que tous les poètes de l'anlirpiilé. Ea charité 1 voilà le véritable nom de la muse ehrétienne. Tout ce (pi'i'lle inspire est beau h l'esprit (!t doux au cuiur, car sa splendeur est la lumière de Dieu même , leiupén-e et adoucie pour les y(Mix des hommes, et soucharme tuj nous lasse jamais, car c'est l'al- Irail (l(! nos (histinées éKtiiielles, et cohimkî le sourire (h; Dieu qui nous convi<!à la béalilude iiii|'éiissai)le (Ko//. I,i\iii:s m; I'I^;tk). niOMASD AOLIN (saint). Voij. IIymnks, Okhcks. ,

rUA( EDIK. — La lragé(|i(! est d'ori^çiiuî jiri'ctpieet paienru!, cl n'a élé,,'i son origine, (pj'une extension du cult(! et la mise (îii .'ictioii des giHuds symboles de la fable. Ivschvle était loul à la fois un poiite et un biéropliante, (il ses tragédies étaient d«!S iiivsleres. Sa trilogie de Pioniélhée (îiichahié pijiir avoir donné le leu du «liel <'i ses statues était riiistoiie prophéti(jue du polytliéisme. Prométliéc!, c'était le génie humain a (pii di-s désirs inassouvis d'immoilalilé et (h; gloiic ronueuicijl le rieur comiiie un vautour éler-

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