‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 46 sur 233 · VD · texte numérisé non relu

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CLEMENT

IV'û'vn. iiiistr .is t, rtVlairn, cl lui ndrni'iisira puli 1 Ko boptriuc; maisalois .s'iinn^iiintil snns (Inulotjue res e.Tux sniiilos (pii l'avaient marqué du sceau de Dieu lui (^îaieiif uik; sauvegarde assurée , cl éloignaient de lui tout danger, il se reh^clia de ses soin«, et .«on attention sur la conduite de son élève devint moins vive et moins sévère. Celte liberté prématurée fut fatale à ce jeune homme, qui se mêla h des jcun(>s gens de son !\\o. oisifs, dissolus, vicieux par choix et par habitude. Les joies d" la lable, d( s festins magnifuiues , Tenir.. inèrent d'abord ; bicnlûl il descendit avec eux dans la rue pour y déj>ouiller les passanis. De là il s'abandonna h ties [)ro;els de crimes encore j)lus grands et |)lus alfreux. Seml. lable ri un cheval jeune et vigoureux qui n'a point de bouche cl que le mords ne peut retenir, j)lus ce jeune Tiomme avait de force ei de grandeur dans le caractère, plus il se lan- ^•ail avec emportement dans la carrière qu'il .s'était ouverte. Désespérant de son salut, et ne pouvant plus aller au grand par la vertu, il y voulait aller parle crime, content, puisqu'il était perdu, de périr avec les autres. 11 réunit donc les com|)ag'ions de ses débauches, en forma une bande de voleurs, et, s'en faisant déclarer le chef, il se distingua entre tous par la violence de sa conduite et j'afrocité de ses crimes.

«Cependanlde nouveaux soins réclamèrent encore la présence de saint Jean dans cette ville. Il y vint donc; et après avoir réglé et mis en ordre les allaires (pii l'y avaient fait venir, « MaintcMiant, dit-il h l'évèipie, rendez-nous le dépôt (pie Jésus-Christ et moi vous avons confié en [)résencede cette église, dont vous êtes le chef, et «pie nous avons appelée en témoignage. » L'évèipie pensant «l'abord (ju'on lui redemandait, |;>ar calomnie, un argent qu'il n'avait point reçu, demeurait surprisel inl(>rdil, ne pouvant croire qu'il cilt en sa [)OSS(»ssion ce (\\i"\\ savait bien n'y [)as avoir, et n'osant pas non |)ltis se déli('r de saint Jean. Mais dès <pn) l'apAlie, expli(iuant sa pensée, lui eut dit : « Je vous redemande le jeune homme (pie je vous ai conlié ; jiî vous redem inde Vàiuo, (le mon frère, » lu visage du vieillard se couvrit de larmes, et [)Oussanl un profond soupir , il s'écria : Il est mort ! — Comment 1 rc|)ril saint Jean, de (piel genre de mort? — \\ est mort à i)ieu, repartit rév('([ue ; il s'est corrompu et perverti, cl, ce (lui e.^l le comble du crime, il s'est fait voleur, et de l'église ({u'il habitait il est passé suru-ii' montagne voisine, où il commande une Iroupe d'assassins cl de brigands comme lui. L'apôlrc, à ce discours, déchira ses vêtements, et, se frappant la télé avec de grands cris : 1 J'avais certes choisi, en vous choisissant, un Ik>u gardien pour l'ibne de mon frère ! Ou 'on m amène h l'inslanl un cheval ( t un guide! p II part aussitôt lel fpiil est de l'église, il presse son cheval, il se h.lle. Arrivé Mir la montagne, et saisi par les sentinelles Oes voleurs,"il ne cherche point à prendre b fuite, il ne demande point ipi'on 1 épar-

gie : n Saisissez- vous de moi, s*écii(î-t-iî, c'est pour cela que je suis venu ; conduisezmoi à votre chef. » Ce chef l'atlendait torf armé; mais il n'eut pas plut«M retonnu sain't Jean qui s'approchait, que la honte le mit en fuite. Cependant saint Jean, oubliant son grand Age, le poursuivait de toutes ses forces et s'érriait en le poursuivant : « Mon (ils, pourquoi fuyez -vous votre père vieux et désarmé? Ayez pitié de moi, mon lils, ne craignez point ; ni votre sahit ni votre vie ne sont encore désespérés. Je (layerai votre ran(;on au Christ. Je donnerai ma vie pour la votre comme Jésus -Christ a donné la sienne pour tous les hommes. Arrêtez-vous seulement, et croyez. Je suis envoyé par le Christ. » Le jeune homme s'arrête enlin ; il s'ariête , le visage baissé vers la terre, et, jetant ses armes loin de lui, tremblant de tous ses membres , pleure amèrement. Il embrasse le vieillard qui vient de le joindre; il expie, aulant qu'il le peut, ses crimes par ses sanglots cl ses gémissements; il les lave dans l'eau do ses larmes comme dans les eaux d'un second baptême ; seulement il cache encore sa main droite. Alors l'apijtre, l'assurant et lui prolestant que le Sauveur le reçoit en gi-ace, le [)rie lui-même et se jette h SCS pieds ; il cherche sa main , toute rouge eicore du sang qu'elle a versé tant de fois, il la cherche, il la i^rend, il l:i liaise comme déjà blanchie et purifiée par la i^énitence, et ramène enlin un fils h l'Eglise. Là, par dos prié, es ardentes cl continuelles, par des jeunes austères qu'il partage tous avec le coupable, combaflant le courroux de Dieu et imi)lorant sa miséricorde, il rassure celte il me effrayée, il la persuade, il la console par mille discours tendres et toucliants cl 110 la laisse point ([u'il ne l'ait réconciliée avec elle-même, rendue à Dieu et à l'Kglise, jtleine de force et ûi} conliance. Craiid exemple d'une pénitence s ncère, admirable enseigiKMnonl pour les générations à venir, trophée ac([uis au myslèredela résurrection future, lors(prà la consommation des siècles les anges [lortoront sur leurs ailes dans les habitat ons célestes c(>nx ([ui se siM'ont repentis sincèrement pendant leur vie. Quel spectacle alors s'offrira à tous les regards ! D'un c(')lé, les esprits célestes se n-jouissant de leur gloire, chantant h>urs louanges, leur ouvrant le ciel; de l'autre, (M avant tous, le Sauveur lui-niêmes'avanr;anlau-devanl d'eux et les recevant avec une* inetVable douceur; réj)andanl sur eux cette lumière (lue les ténèbres n'obscurcissent point , et (pii dure aulaiit (pie rélernit(' , h s conduisant enfin dans le st>in de vSou Père, dans la vie éternelle, dans la possession du nnaiiine des cienx. Celui ijui croil aux promesses divines, cl. partageant la foi des disciples do Dieu, s'assure et se conlie dans les p miles des prophètes, des évangi'lisles et des saints, (]ui, réglant sa vie sur leur docirine, leur prêtant une oreille atlenlive et fidèle, conforme h celle docirine sicrée sa couluilc ( l toutes SCS (puvres, ei verra Ji la fin l'aceomplissc.'mcnl, et la vérité brillera sans voile ii ses

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veux. Oui , si vous ouvrez votre cœur à ï'ango de la pénitence , si vous l'y recevez avec yne, si vous ne l'en bannissez plus, vôtre âme, en se séparant de son corps, ne devra rien à la justice divine, et, lorsque le Sauveur , environné de larmée céleste , apparaîtra au monde expirant dans tout féclat (le sa majesté, vous n'éprouverez aucune confusion des péchés que vcus aurez expiés, aucune crainte des feux de l'enfer; mais si, au contraire, vous demeurez dans vos vices; si vous vous y plaisez et que vous vous y enfonciez chaque jour davantage ; si vous repoussez avec dureté le pardon que le Sauveur vous offre avec indulgence, n-accusez pcronne de votre perte, n"en accusez ni Dieu ni vos richesses ; c'est votre âme qui s'est perdue et vous a perdus avec elle. Tournez vos regards et vos soins vers le salut, désirez-le ardemment, demandez avec soliicilude que la force divine vienne en aide à votre faiblesse ; votre Père , qui est dans les cieux , vous inspirera un vrai rei)t iilir et vous donnera la vie éternelle. A lui donc, par son fils Jésus-Christ, mi des vivants et dis morts, à lui, par son Fils et le Saint-Esprit, gloire, honneur, puissance, éternelle majesté , maintenant et toujours, dans les générations des générations et dans les siècles des siècles. >•

Nous avons vu l'orateur et le biographe ; voyons le moraliste : « Les femmes que le soin de leur beauté extérieure jtréoccu|)e .seul, ne s'aperçoivent jjasque, tandis qu'elles parent leur corps, leur ânie demeure inculte, horrible et stérile. Tels sont les lemj>Ies des E^y[)tiens : des bois sacrés , de longs portiques , des vestibules spacieux vous y conduisent; d'innondjrables cfjh>n!ies en .supportent le dôme élevé; les murailles, ji vi'-tues de pierres précieuses et (i<: riches j eirilurcs, jettf;nt de toute part un éclat (pii vous éi;!ouit. Hien ne manque 'i cette magnili'cnce. Partout de l'or, [»artoulde l'argent, partout de l'ivoire. Vous vous élrjinu'Z juslenu-nt'pje les Indes d rEtliio[)ie aient pu, j-our y suffire, firoduiie assez de richessf.'s. Cependant le sanctuaire se cache encore <i vos regards sous de longs voiles de jiourpre brodés d'or et de ftierreries. Si, tout plein de ce grand spectade, vous en rêvez un plus grand encore, cl que. vous aj)f»roctianl, vous demandiez îi voir l'image du Dieu, pour qui un tf-mple si magniliipie a été coristruit ; si abus, dis-je, un des sacrilicateurs qui l'habilenl, vieillard au visage grave vl vénérable, vient au chant des hymnes sarré.H, soulever le voile du sanctuaire coiiun»! .s'il allait vous montrer un Dieu, un sentiment amer de mépris succède «lano votre f\ttt(' h volrr; admiration trompée; ce Di(!U |njissanl qu»; vous cherchiez, c»rlle mognilique image rpir; vous aviez hâte de voir, c'(!sl un chaf, c'est un crocodile, c'est un serpent, ou tout autre monstre semblable, indigne, je ne dirai pai d'habib;r un temph-, mais dont 1-1 «teule demeure doit étri; l'obscmité des rivenies ou In fange d'un marais iriqiur'. Ce Dp -j U;h K^ypliens e*tl un mon"»he qui se

roule sur des tapis de pourpre. N'est-ce [)oiiit là l'image de ces femmes qui , toutes couvertes d'or, ne se lassant point d'abattre et de relever l'édifice de leur chevelure , les joues étincelantes de fard, les sourcils im- I régnés de fausses couleurs, emploient, pour embellir leur corps et séduire de nombreux amants, le même art impur et menteur que les Egyptiens mettent en usage pour attirer des adorateurs au monstre (ju'ils appellent leur Dieu? Si vous soulevez, en etVet, le voile de ce nouveau temple; si vos yeux percent ces habits do pourpre, ces bijoux, ce fard, ces teintures dont elles sont couvertes et tout imprégnées; si vous pénétrez avidement jusqu'à leur âme, dans l'espoir d'y trouver une véritable beauté qui réponde h tant d'ornements, ce que vous trouverez, je le sais, vous repoussera et vous fera horreur. Ce temple magnifique est im})ur : l'image de Dieu ne l'habite plus. Vous l'y chercheriez vainement : i:n espiit d'orgueil et d'impureté en a pris la place, semblable à la bête impure et magnifiquement parée que l'Egypte place sur ses autels. Ce serpent séducteur ronge et dévore leur iiitelligence par l'amour cle la fausse gloire ; de leur âme il fait sa c;.vernc, et lors(pie enfin ill'a tout inondée de venins mortels, lors((u'il y a vomi de sa bouche inifiure et enq)oisonnée les passions infâmes dont il est le père, il change toutes ces femmes en autant de prostituées; deveim,dis je leur corrupteur, il fait métier et marcliandise de leur corruption. Ce ne sont plus des femmes, ce sont (les courtisanes éboulées. E'Ies n'ont plus aucun soin de leurs maisons, plus aucnin soin de l'admiiiislralion de leurs familles; elles dévouent, elles épuiscnit dans leurs débauches toutes lesrichesses de leurs maris. Il faut (pi'elles |)aiaissent Ix'lles, il f.'.ut (pu! denondjreux amants le leur disent el le bnn- fissent croire, et tandis (pie des esclaves, achetés à prix d'argent, v.'.qiifnU aux oc(nij:alions(iu'('ll(!s devi'aienl remplir, elles consument les longues heures (h; la journée à composer el d((conipo.ser rartili((! de leur parure. Nous diriez (pTelles veulent faire \u\ ragoilt d(! leur chair, (ant elles s'éludient à la rtndie molle et délicate. (À^jxnidant elles s'inifiniiunil dans leurs appart(nu(nils et n'en sorbnit |.oiiit de b)ul le jour, de |)eur (iu(! son éclat ik; trahisse et n'ellacc! l'éclat <nnprunté de leur teint. Il faut à ces b(!aulés factices des lumières artificielles. C'est le soir seu'(Mnent (pi'elles (»s(nit sentir de hniranlre. Alors l'ivresse des festins, la clailé pâle et presrpie obscur(! des (lambeaux, vieiiiKnit en aide à li'.nv rinnisonge. Elles sont luniibles et paraissciil bfdbîs. »

Au moralisle succèdent tour à tour dans le même chapitre h; poet(!, le thé(»Iogien, le nal'iraliste, t(jujours avec, la même verve et l/i nièiiMî élo(pi(nice. " Pounpjoi me couronmn' de fhnirs au nK)m(!nt oii h; doux prinlcmijty en revêt toute la naliiri!? Dans ces jirés brillaiils de rosée el parscniiés de (leurs naissantes aux millo couhurs variées, n"esl-il pas meilleur (b; se promener cl «l'cin respi rer, comme l'abeille, les suaves exhalaisons "'

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Pourquoi (lt';.oiiilier lc-> praii it;- «le loumiiioiiitMit et son l'aire dans sa ma son nno li- (liciilc poi-nrc? Pouniuoi, dans les festins, iIiar^tT sa !èfo de l)(in(]vicLs de roses, de lis, «!;' vidielles et de mille autres llcnrs ou herlii s brillantes? Cette folie, indigne de tout ?!)mnic sa^e.est eucor.' nuisihieà îousceuv à (jui elle est commune. L'iiumidilé des Heurs refroidit le cerveau, di'j à froid parliiiniùiue, comme le prouvent assez les diveis remèdes que r<>\i'(!^rience des médecins emploie pour le réciiauller. Il est donc absurde cl dangereux de le char.;er dr, ces courntiues humides qui le refroidissent encore. D'ailleurs ceux qui se courouieiit de fleurs se privent ainsi des plaisirs (pi'il est di; leur iMturc i\e procurcT à la vue et h l'odorat. l'Iacés sur leur lôle, au-dessus des organes de ces sens , conuui'nt verraient-ils leurs IVaiches couleurs , comment pourraient-ils respirer les doux pnrCums (|u'elles exlia- K'ut? Il eslda is la nature de la lleur, comme dans celle de la beauté, de charmer les regards des bonuucs; de leur peindre la gloire du Créateur, et de leur faire chanter ses louanges dans la reconnaissance de ses ikienfails. Mais ces choses si douces à voir .soil dangereuses h toucher. Il ne s'en faut approcher qu'avec mélia-ice; leur usage dui jour laisse de longs regrets. Les Heurs iofroidissent, la beauté brûle et enflamme quicoiHjue les louche. Kniin, «les plaisirs • [u'elles donnent, un seul est légitime, c'est I -lui delà vue; les aiitres sont trompeurs et criminels. Suivons donc, en ccmï comme

I u tout, les inst. uctionsde l'Kcriture, et (]ue nos j)la:sirs sur la Icb re soient aussi purs, Nil est possible, que ceux qu'on goùle dans le paradis.

v< I/lK)mnuM'Sl le chef et l'ornemenl de la fi;n)nii',!o mariage ( st la couroime de I homme. Les oni'anîs (jui naissent du mariage eu sont comme h-s lleius (|ue le divin jardinier cueille daiis li's prairies vivantes. I. es enfants <lrs enfants sont la couronne des rieilhtrds, et

II s pères sont la (jloire des enfants. Jésus- <'!nisl,jui est le père universel «1»^ la nature, est le chef cl la couronne de l'Kglise universelle; les lli'urs 0 il, connue les plantes et Ifs racines, d(;s (jualilés (|ui leur sont propres. Do ces qualilé's les unes sont utiles, les autres nuisibles ou dangiM-euses. Le lierre csl !afraic!ii>-sant. L«^ nover exhale une vapeur léth,irgi(jue qui engourdit et (pii endort. L'odeiu' liop forte du narcisse aita- (pie les nerfs et les all'aiblil ; l'odeur jilus douce de la r.-se cl de la violette cahue et dissipe les pesanteurs du cerveau. Quant à Moiis, l'ivresse (pii liait d«\s parfums ne nous e»t pas moius détendue qiu* celle (pie produit le vin. Le safran et le tioene |>rocur(>nt un doux somuMuI. In nombre inlini d'aulii'slliïurs n'cbaulfiMit d'un parfum bienfaisant la froideur du cei veau et dis,-.ipenl I s "•apeiirs grossières (|ui s'v «on lenseit. Delh vient pcul-Alrn qu»f le nom grec «le la rose »• [»rime la ri«'hesse «le ses parfums, richesse |r*> ligue qui I «rpuisp si vile.

«Cet us.îgui des couionnes était i:uoinu

aux aiKie!i>i(lrecs. Nous ne le trouvons établi ni chez les amants de Pénéhtpe ni chez les Phéati«ns, peuple mou et eiri'miné. La [)renuèr(> fois (ju'on en ait «listribm'', c'est aux athlètes après le combat. D'abord on se contentait de les récompenser par de vifs applaudissements, ensuite ou leur oflrit des bra ichcs et des feuilles vertes; plus lard enlin, lors([ue, après les triomphes de la (jrèce sur la Perse et sur la Médie, les moeurs publifjues se furent amollies et corrompues, on «hargca leurs tôtes de couronnes. Est-ce h nous cependant qui savons que Notre-Seigneur a été couronné d'épines, est-ce h nous d'insulter auxsO'Mfraices de sa passion, en nous couronnant de roses? Ne serait-ce pas le combh; de la déraison et de la folie? La couronne d'épines «iu Seigneur était le symbole (1(! notre ancienne stérilité, stérilité «pi'il a fait cesser en nous unissant à l'Kglise, dont il est le chef. Elle est de |)lus le type de la foi ; de la vie, h cause de la substance tlii bois; de la joie, h cause du nom de couronne; de la douleur, h cause de réj)ine, car il est impossible d'approcher du ^'eI•be sans répandre du sang. Ces bouquets de fleurs tressés en « ouronne se flétrisser t, sèelunil et nuMirent; ainsi est morte la gloire de' c«'u\ «lui ne crurent point au Seign<nn-. Ils l'élevé • nnit cepcniduit et l«; couronnèi'cnt. attoslant ainsi la profondeur de leur aveuglement. Ils appellent encore outrage et infamie du Sauv(Mir l'accomplissement d'une [xoj^hétie qui fait sa gloire et qui; la dureté «le leur cœur les a eni[)6rhés «le comprendre.

n Ce peuiile, «lui s'était éloigné des voies du Seigneur, ne Va point connu quand il s'est (irésenlé à lui. Circoncis «le «orps il no l'était plus de raison et d'inlelligen«e. Les ténèbres ilont son orgueil l'avait entouré étaient si épaisses, que la lumière divine n'a pu les |)ercer. Il a méconnu Dieu, il l'a ni('>, il a cessé d'être Israi'l. U a p«n'sé«ulé I)i(Mi, il a follement espéré «le pouvoir outrager le Verl)!'; «'l celui «ju'il a crucilié «onnne ma'faiteur, il l'a couronné comme roi. .Mais, dans «et homme qu'ils oui méconnu, ils ri'c«)nnaîlroMt le Seigiunir, Dieu juste et clément : sa «livinité, que hnirs outrages se sont etl'orcés d«' lui fair«' manifestm- à leurs yeux i>ar qu"|(pie signe «'«"lataiiî, mix-mèmes r«)nl manifestée «'t lui «mt r«nidu t('nnoignage en l'élevant en haut et «ni nla- «;aiit sur sa tél«', nu-deSMis de tout nom humain, ce dia«lèm«» de justice «iont l'éinne n'.i pas «'essé «lepuis sa mort et ne cessera j.imais «l«' fleurir. C«'iie «"ouronni* fait la perle «l«'s in«n«'tlules «'I le salut «les lidèh's <|u'«"lle rassinnble et qu'elle enlonr«; «-oinme d'un rempart. l'aile est la brillante «M rélernelle parure de tous «'eux «pii ont «nu à la glorili- «•ation du Sauv«nir; « Ile punit, elle blesse, «•lie ensanglante ceux (pii l'ont niée. Elle atteste la boidé inlinie de Jésus-(^,hrisl, «jui a «hargi'' sa tèl«' «lu poids de nos «rimes, soulfranl ainsi les peines «pie iu)us «levions souffrir. Car lorsipi'il nous eul«lélivrés des épines «le n«»s |iéehés par celles d • sa passion; I irMiu'il rut vaincu le démon et aiiéonti sa

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