‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 47 sur 233 · COEFFETEAU · texte numérisé non relu

COEFFETEAU

-puissance, il eut raison de s'écriei' : 0 mort ! où est ton aiguillon?

« Nous cueillons des raisins parmi les épines et des flgues sur les buissons; mais les mains du peuple infidèle et stérile vers leLjuel le Verbe étend vainement les siennes, s'y blessent et s'y déchirent. Ce sujet que je traite est tout plein de mysticité; car lorsque le Créateur tout-puissant de la nature commença à donner sa loi, et qu'il voulut maiifeslêr sa [luissance à Moïse, il lui apparut en forme de lumière dans un buisson ardent, qui brûlait sans se consumer. De même, lorsque le Verbe eut établi sa loi et cessé de converser avec les hommes, il remonta au ciel, d'où il était descendu, avec une mystique couronne d'épines sur la tête; unissant ainsi les deux époques de la promulgation de sa loi, aûn de prouver que c'est un un S'ul et même Dieu, le Père et le Fils, pf inci[)e et fin du siècle, qui les a données. »

Le poète parait seul dans le passage suivant : « 0 beauté, mère de l'adultère ! cet amour outré des vaines parures et des coup^djjes volu[)tés, ce luxe iujpur d'un prinrti barbare, ruinent la Grèce, corrom[)eit la chasteté lacédéinonienne, et changent en u'ie vile prostituée la hlle môme de Jui>iter. Hélas ! ces peuples n'avaient point de maîtie divin qui leur dît : Vous ne commrUrcz point d'adultère ; et, vous livrant à l'impétuosité de vos désirs, vous n'ouvrirez point à ces flanjmes vicieuses qui dévorent le cœur une route large et facile. Quelles ne furent

Iras cef)f;ndaiil les suites fatales de ce crime ! >e quels malheurs no furent [)oinl accablés ces insensés qui n'avciienl pas su résister k l'entralnemenl de h-urs passions ellréiées 1 11 suifit du crime d'un jeune barbare pour ébranler tout l'univers. I>a (irèce et l'Asie sont en feu. L.i (Irèce entièie s'élance sur les mers, dont lt;.s Ilots nnigissenl et disparaivî^ent sous d'innouibrables vaisseaux ; m (; guerre intermin ble s'allume, les corribnls .sui-cedent aux combats, les cadavre.*» s'amoncelleil sur les cadavres. Les Troye is poursuivront les (Irecs jusf[U(.' dms l.'urs vaisseaux endira^és. L'injustice lriom|)he : un faux Jufuler la [uolégo. L(;plus pur sang fie la Grèce inonde h.-s plaines et grossit h.'s /leuves d'un pays barbare. Toutes les poitrines se frap|jenl et gémissent ; la terre entière est pleine de deuil. Le liant Ida, dont les piedjj sont baignés par d'iruiombrables lontaines, s'agite sur ses profondes bases jusqu'.» ses sonnmls les plus éhjvés, et menare d'i:risovelir' sous une même c-t vaste rui'ie la villo de l'riam et la (lotte fies (irecs. « Oi'i fuirfiiis-nous, A |>f<ètf; 1 «;n fjuel lieu nous f:aclierons-nous ? .Mf>Mtn;-nf)Us fpjeloue terre Ifuiilaitif; où cet affreux désordre n ait point pénélié ! •

Nfiiis laisserons exiirinuir h fjeux hfirruiHîs |»Ius élfjfpienls fpjf! nous les réllexif»ns fiut; nous suggèrt; la ciialion de ces bf!llf;s page..

• Si c'est le graufl et h; subliine (le In religion, dit La Rriivère,fjui éblouit ou fpji f:onlond l<;s e*j»! i»s fuis, ils ne sont [«'us dev es

priti -forts, mais de faibles génies et de petits esprits; et si c'est au contraire ce qu'il y a d'humble et de simple qui les rebute, ils sont à la vérité des esprits forts, et plus forts que tant de grands hommes si éclairés, si élevés, et néanmoins si fidèles, que les Léon, lès Basile, les Jérôme, les Augustin. Un Père de l'Eglise, un docteur de l'Eglise, quels nomSjfjuelle tr slesse dans leurs écrits [quelle sécheresse ! quelle froide dévotion 1 et peutêtre quelle scholastique! disent ceux qui ne les oit jamais lus ; mais plutcjt quel étonnement pou4- tous ceux qui se sont fait une idée des Pères si éloignée de la vérité, s'ils voyaient dans leurs ouvrages plus do tour et de délicatesse, plus de politesse et d'es[irit, j)lus de richesse d'exj ression et plus de force de raisonnement, des traits plus vifs et des grAces plus naturelles que l'on n'en rcmaïque dans la plupart des livres de ce temps, qui sont lus avec goût, qui donnent du nom et de la vanité à leurs auteurs ! Quel jîlaisir d'aimer la religion et de la voir crue, soutenue, ex[)liquée p-ar de si beaux génies et j'ar de si solides esprits, surtout lorsque l'on vient à connaître que, ])Our l'étendue fies connaissances, [)our la profondeur et la pénéliidifui, pour les principes de la ()ure philosf^pliie, pour leur application et h ur dévelopi)eu!ent, pour la justesse des conclusions, jionr la dignité dt's discours , pour la beauté delà morale et des sentiments, il n'y a rien, par exemple, que l'on puisse com))arer à saint Augustin fjue Platon et tjue Cicéron. »

-La devise éternelle de l'Eglise, dit le comte de .Maislre, est le mot du prophète : J'ai crxi, c'est pourquoi j'ai parlé. Sûre trclle-mètue, jamais on ne l'a vue balancer. l,e fl')u!e, cf)mnH; l'a ffjrl bien flit notre célèbre iiuel, n'hi'.bite p inl la cité de Dieu. Aussi, connue rien n'est si cfjntagieux (pie la |)ersuasio 1, l'ensi igiiement catholique exerce une force prfjdigicuse sur l'esprit humain. Animé [lar sa cf»nscienf:e et par sfui succès, le minis'èie ne flort jamais, et, jt; uf," sais counuent, son silence mt^nn; prêche. IJrûlant fie lOprit fie prf)sél.\ tisme, f)n h; vfjil surtout eid'aider certains livres extraordinaires qui n'ont rien de thamalifpn:, rif-n fh; f:ontetitieMX, et fini sf inblenl n'a|i|)arteuir fpi'i'i la simple piété, maisfpii stnit |)Iein.s flo je ne sais (pnl espiit inex|)licable (pii pénètre flans h; en ur, et fie là flans l'esitnt, au pf»int fpie ces livrcîs ftpèicnt |tlus frcllet fpio ff- rpn; lesflficteurs les plus savants f»nl prf»fluil df! plus cf>nc!uant dans le genre ilénifu.stratd'. »

COriKFK'j'KAL' (Nic.oi.as). - Apohigiste et prédicateur tlislingué, c,hf)isi par ILiuri IV à la sollii ilation f.ucanlinal Duperrou pf)ur répfUHlie au livre «h; Duplessis Mfu-uay, le fit «vf!f: uti giaufl siMf:ès. La plus grauflo partie de ses écrits est consacrée h dos (pifrslifHis fie conlrf)versf! qu'il a su rendro en (pielfpie sfirtf! Iilif-rairos par llmiuiêtelé df! ses mtein-s fualfiires, la fl(''f:enc,(! fh; s«)'t stvie, la bfdie dispfisilifin fit renchahu-ment lognpH! de ses preuves. (i'eslunfh.'SHUIeursdo Ij Vieille litléialine fraiif.ai'.e fpi'on peut lire

CONFLRENCtS

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