‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 52 sur 233 · L-i muse cliréùcmie · texte numérisé non relu

L-i muse cliréùcmie

Partout où l'on gcmit, où murmure im adieu. Parlouloù l'ame bumainc a replié son aile, J'ai lail ijeiuier toujours l'espérance éternelle, Kl j'ai guide l.i terre au-devant de mon Dieu. Ji- suis r;»iiour sans larbe, iuipérissaMe flamme, Aurore du seul jour qui n'ait [joint de déclin ; Les yeux ne m'onl [toint vue , et je veille dans l'àme. En y parlant du ciel à ce nron.le orpbelin.

On trouve dans Klopstock des dialogues qui sont du genre de l'églogue, et qui pcuve-it mettre sur la traoe du beau et du vrai en ce genre. Alexandre Soumet, dans sa Divine Epopée, a esquissé aussi quel([ues églogues dans les cam|>ag'U's du paradis, campagnes dont il a créé les richesses et qu'il eiujjellit d'arbres dont les noms mcmci nous sont i'iconims sur la terre.

Au comnuMicement du chant neuvième, l'Ame d'une bienheureuse, nonnnéc Semida, sou()ire de l'absence du Christ , qui est allé conipiérir un dernier trioin[)he sur les enfers; elle est assise sous un palmier céleste et converse avec sa viole; car, suivant lo poète , dans le paradis , les instruments do musique ont une Ame et répondent d'euxmêmes lorsqu'on leur adresse la parole.

SéiniJa.

0 ma viole! pourquoi, ma douce viole aimante, Vous laire sur mon e(eur, de tristesse dormante? J'appelle en vain voire àme, et l'bymne commencé I Ixpiro en voire sein comme un cy^'iie blessé ' De lilas eounmiu'e, et si jeune, ei bénie, Pourquoi nu» refuser vos i»aisers «Ibaiinonie, Ll >ous cacber ainsi sous mes cbeveux'.'

La vlulc célcsie.

Pourquoi?

Uegarde/. Madeleine aussi IrisU' que m(»i. C.iirisl est altsenl, et moi, comme la fleur des plaines, Ln i'alisence du jour je reliens mes baleines. Kl je le re leinande, el j'espère, el j'attends. Kl j'allends |toin- ebanler, la Me et le prinlemps; Kl veuve, el de iii is Irislemenl ctuironnee. Je renfer.ne en pleurant l'Ame qu'il m'a donnée. ^e m'interrogez plus sous vos doigts (reinissanls; Pourquoi loin de i'aulel vouloir brûler l'encens? Poêle abandonne des sonlfl -s du ;,M'nie, >e vovanl plus lamoiir, j'ai perdu I barmonie; Kt mes lils luniiiieuv. des angi's applaudis. Ont cesse de clianler aux Heurs du paradis; Kt je ne verse plus dans leui(OU|»e irisée De mes noies du eiel la suave rosre.

Sous votre rhevelure, aux regards des ébi«, Séaiida, cacbcit moi, ne m'inten'o.jeî plus,

EGLOGIË

Ne nl'intClTf^gPz plus, allez à Matlolcine,

Kt sous It'S uinauJiers parlez-lui de sa peine.

Ma'ielt'i: e écouianl souleva sa paupière; Fi I( urs àiiit-s îilors, ccliangeanl leur lumière, .' e virent des peiisers pareils en ce moment, l'areils, comme en leurs yeux le bleu du firniamcnt ; Kl sous les amandiers, sous leur lilanclieur fleurie A tous leurs entretiens, du Dieu né de Marie Molérenl le doux nom, comme à ses beaux présents La reine de Saba mêlait toujours l'encens.

Séaiida.

Depuis le triste jour où longtemps nous pleurâmes , Me reposant en lui comme les autres âmes. Je ponsc à lui, ma sœur, et le demande aux cieux. Est-ce pour me punir ((u'il se cache à mes youx?

Uadeleine.

Où donc êtes-vous, Christ, notre souffle adorable?

Sciiiiila.

La fleur de ramaudier vous cherche ainsi que nous.

Madeleine.

Les é'iios endormis au fond des bois d'i-rablc Séveillenl en disant : Chris!, où donc êtes-vous?

Séiiiida.

Si, pour le retrouver, sœur, nous partions ensemble. Le demandant tout b:is à ce f|ui lui ressemble ; Aux lib blaru s de sa nirrc, à lagueau caressant, A riiundjle nyctantf> dans la niiil llcuris^anl, C!fMumc sa douce gràdr au fond d'une ame sondire? Si nous le demandions a lair, au jour, à rond)re, Au ioxia qui passe, au doux prinlemps de mai, Cumme vous autrefois, avec sœur S;ilomé?

Madcl-liie.

.Non, le riol est trop vasio; et parmi ses aurores I)ans ses lK)is de p.ilmiers, sous ses frais iiiélodort's, Nf)iis nous égarerions : li'\<ins-noiis, car voila Kve qui \i)iril donnant la main à .Méli;d.i. A-l-eile vu celui (|ue notre (œur ilemamlc ? l»e son front m;ilernel l'aurcole est plus gi;inde ^ue la uolre : elle sait ce que nou^ i^noron:».

Kve.

ic vous aime, et mes mains se posent sur vos fionis. Je passais; une voix iii';t dit sous le palmiste : — Avez-voiis vu mon fils? ma sœur, mon âme est

[tiisle. — Fnfanlii, c'était la reine, oh ï tombons h genoux ; (Jar la uiere du Chri-st le cherche ainsi que nous.

ll<^lMla.

(Juel siU-iice de deuil loin des pas du .M<-ssi<- !

On <-iil<ndi;iil, m;i sœur, l*-s feuilles tU: I ixie

S<- f<TnnT au solfil, et de Valfiiiuor

Aux n<urt du baUamirr m* |M>s<:r lailf d'or.

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