‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 61 sur 233 · III. Le mystère de la Nativité · texte numérisé non relu

III. Le mystère de la Nativité

César Auguste avait atteint le faîte du pouvoir auquel il a été permis à l'homme de monter, et de là il regardait autour de lui le monde soumis par les armes de Rome, et Rome elle-même, qui, maîtresse de l'univers, ne reconnaissait que lui pour maître. Il ordonna un dénombrement général de ses sujets, et c'est alors qu'au fond de la Judée» de la petite ville de Nazareth, partit un homme du peuple, nommé Jose()h, avec sa f(.'mme, dont la grossesse était dijà avancée, pour se faire inscrire à Bethléem, leur ville natale ; un ouvrier pauvre et voyageur sur une terre où il ne jjossédait rien, tel est le I>ère apparent du Sauveur du monde. Il arrive avec Marie vers le soir, et ne trouve de place nulle part, parce «lu'il était pauvre et que l(;s riches avaient envahi ics luMelleries. C'est ainsi que le |)auvre |)euplc trouve un représentant sublime en la personne même du Fils <ie Dieu. Enfin Jose[)h et sa comjwgno s'arrêtent dans une élable abandonnée; ce rpi'il y av.iit de plus juste et de plus saint au monde est réduit h [lartager la demeure des animaux, et c'est là qm;, dans le j)lus grand abandon, à minuit, dans une saison rigoureus(!, nait cet Enfant qui doit détruire toutes les puissances et enchai'ner toutes l((s principautés de ce monde, pour remettre, l'empire universel entre les mains de Dieu son père.

Aussitôt des voix chantent dans le ciel : Gloire à Div.u, et paix sur la terre aux hommex (le bonne votont(^ ; une grande liimièro illumine les ténèbres (.-t éveille de jiauvres pasteurs; mais les grands du monde ne neuvent la voi^•, car entre eux et le ciel s'élève la miKaille dorée (h; h'iirs palais. Le pauvr(î peu[ile est convié le prriiiiier à venir adorer d.'iiisia crèchi; le Saiiv(Mir du monde, (!t une étoile mess.igère aiinoiic(! h; salut aux saines de l'Orient, (pii veille-it dans l'attentr^ d un astre nouveau. Tableau tout à la fois doux et sublime, gracieux et somlire, touchant et magnifi'pie ! Un monde eorrompii, (pii doi t dans son fasl(! et sa déciéfiilude, couver! d uncprofonde iiuit,ctquclquepai t,dan.'<une

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FA'ANGILE

KVANT.H.E

tMal)lo ;ib;iiuloniu''i', \ino jonno ol inodrst.^ iiKMo;iv(>c UM religieux vii'ill.ir.i qui veillent près (l'un entant nouveau-né ; une gr.Tulc lumière qui illumin(> les ram|)agnc.s, et de pauvres hergcrs (pii se lèvent et se liAtenl, jWeins (Tespérance, en écoutant chanter les anges ; une étoile qui part eu sillonnant le riel, et (les sages de l'Orient (jui la saluent sur de lointaines hauteurs; pacifique et mystérieuse transition entre deuv mondes, révohilion toute divine qu'unt> paix universelle a préparée, et qui commence |)ar le sourire d'une mère et le sommeil [lur d'un enl'ant 1

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