‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 87 sur 233 · GESSNER · texte numérisé non relu

GESSNER

sopli (lovomi ninîlro d'iino torro où il a ^'US aiiuMu^ (>srlavo, los Pfros ont vu uno nouvolle lii^iiro (io Jôsus-Christ, et ont prosscnti dans lô (>ar(lon do Josoph la propliétio do cette crando réronrilialioii futuro dn pouplt? jnif, j('rsqn"il reconnaîtra pour son Messie celui que Judas a vendu, celui (piils ont descendu dans la tombe comme Joseph dans la citerne, et qui leur criera h son to\ir : Je suis Jésus, votre frère ! Jt; suis votre Joseph, que vous avez vendu 1 Le souvenir de mon l'ère qui est au ciel esl-il encore vivant dans vos cceurs ? La (ien<\se tinit après la mort de loseph, dont \os ossements mêmes prophétisent le retour des Irihus dans la terre paternelle, et doivent être conservés pour être emportés par les Lsraéliles au jour de leur délivrance. Telle est l'esquisse rapide de ce livre plein de mystères et de révélations pour la foi , mais pour la littérature, qui est ici l'objet dont nous devons nous occuper, resplendissant des beautés les plus sublimes. La (ienèse peut être pour les poètes chréliens une source intarissable d'inspirations que Mil ton et (îessner n'ont fait qu'indiquer à leurs recherches. Un peintre anglais, John Martyii y a puisé les compositions de ses plus gigàntcs(iues tableaux; quelles idylles rendront jamais tous les charmes de l'Eden? Quels drames surpasseront jamais tout ce qu'il y a de sombre et de terrible dans les ileslinées de Gain, dans les scènes du déluge et de la destruction de Sodome et de Gomorihe ? Quelles touchantes histoires que celles d'Agar abandonnée dans ledésert et secourue par un ange au moment où elle s'est éloignée pour ne pas voir mourir son enfant ; d'Isaac résigné sous le glaive de son père qui sacrifie .son propre cœur et ses espérances les plus chères, et (jue Dieu récompense de ce sacrifice par la confirmation de ses promesses 1 Quelles pastorales auraient un caractère d'antiqiie simplicité et de grandeur tirimitive préférable à celui des scènes entre iliézer et Hebecca , entre Jacob et Esaii, entre ce même Jacob et les personnes de la famille de Laban ? La vision de l'échelle par où montent et descendent les anges est une des plus belles images de la révélation divine qui se puisse concevoir, et la lutte de Jacob avec 1 ange est une grande révélation symboli(pïe de la nécessité des épreuves pour agrandir les honnncs et augmenter leurs forces morales. Knlin, tout est divin dans cet admirable livre, (pii renferme en lui seul le génie «le la Hble tout entière ; drames, épo|)ées, théologie transcendanle, résumés scientifi(pjes, le germe de toutes choses s'y trouve. G'est vraiment le premier chapitre du Livre des livres , et le début de la grande épopée divine, qui est la Bd)le tout entière.

(if]NIK. — T>e génie est l'intelligence imitatrice de la création ; c'est un(> connininication du ^ erbe divin qui exprime dans leur ensemble les idées d»; vérit»', d'harmonie et delieauté. L'honmie de génie est celui qui crée, ou. si cette expression est impropie appliqiiée à la créature, l'honnne de gé-

nie est celui qui trouve de nouveaux rapports ou de nouvelles relations entre les êtres : nouveaux, eu égard à l'ignorance humaine, mais préexistants et éternels dans le Verbe de Dieu.

Lu deux mots, le génie, c'est l'intuition du Verbe. Gharles Nodier a dit que le génie, c'est peut-êtie la vertu, et il se so\i venait alors de cette [)arole de l'Evangile : lleumtx rrux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu.

Gomme tous les dons excellents de la Di vinité dont le libre arbitre humain peut abuser, le génie est céleste ou infernal Dante et Byron ont été des hommes de génie, ainsi cju'Innoccnt 111, et peut-être Alachiavel.

Le génie, c'est encore l'inspiration naturelle, nous disons naturelle, pour distinguer les grands hommes des révélateurs et les artistes des projihètes.

Le génie diffère de l'inspiration divine en ce qu'il est soumis au libre arbitre de l'homme. Balaam, qui recevait des leçons de son ânesse, n'était pas un homme de génie, autrement il n'eût pas été forcé, contre scru gré, de bénir Israël ; mais le génie bien dirigé et l'inspiration doivent être toujours d'accord, et c'est ce qui a fait de Bossuet un si grand apologiste de la religion chrétrenne.

En appelant son ouvrage le Gdnie du christianisme, M. de Ghàteaubriand a prévenu ses lecteurs qu'il leur présenterait de la religion les beautés purement lunnaines et appréciables par les facultés du génie. G'est de cette doimée qu'il faut nartir pour chercher s'il a bien ou mal rempli son i>rogramme.

Le talent est au génie ce que l'esprit est à la raison : le talent n'est que l'usage du géiû(\ c'est pounpioi un homnu> doué de talent sans génie doit être nécessairement l'instrument du génie des autres, s'il ne veut |>a.^ annuler complètement ses plus brillantes facultés. {Voy. Invention.)

GERSEN ( Jean ) , abbé de Verceil , ami de saint François d'Assise et maître de saint Antoine ife Padoue , bénédictin célèbre. auqu(d les religieux du même ordrf? al tr huent le livre de l'Imitation de Jcsus- (firi<l.

(lERSON (Jean-Ghari.ikiv) , chancelier do l'Lniversité, un i\cs. pères du gallicanisme et une des autorités du concile de Gonstance, où il fit condamner la doctrine du tvrantii(Mde. ce ipii lui attira l'indignation (in duc de Bourgogne. Ge grand homme cultivait les lettres et menu» la poésie. Nous avons de lui. entre autres ouvrages, un petit Traite île l'urt de conduire les petits enfants à Jes\ts-( hrist, (jue nous avons donnô lout entier h l'article Edication {Voy. ce mol.i

(iESSNER (Sai.ovon), — poi'le allemand du dernier siècle, célèbre, dans la litlé'rature profane, par (h.'s pastorales assez gracieuses, et dans la littérature sacrée par son poème de l.i mort d'AOel.

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