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COI

GREGOIRE DE NAZUNZE

GREGOIRE DE NAZIANZE

Cet hymne que, malgré les imperfections de notre traduction, nous ne craignons pas d"a|)peler admirable, peut donner une idée sullisante de saint Grégoire de Nazianze, considéré comme poëte, et montre jusqu'à (juel point les sévères enseignements du dogme peuvent se prêter à la mesure, aux ornements et à la pompe artificielle des vers.

Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, le monde, les deux lois, les intelligences, l'âme, la Providence, tels sont les grands sujets que traite saint Grégoire de Nazianze avec toute l'exactiiule d'un théologien et toute la pompe des h.mnes antiques. Sans doute de pareilles poésies n'ont pas l'attrait d'une fable ou d'un conte, la légèreté gracieuse de l'idylle ; mais quiconque s'est occupé un peu sérieusement Je poésie, doit sentir tout ce qu'il y a de diflieultés à vaincre lorsqu'il s'agit de faire entrer dans un vers plein, harmonieux, élégant, les vérités les plus abstraites et les dogmes dont l'expression ne vous laisse souvent aucun choix ni aucune liberté.

Saint Grégoire, tout en voulant employer la forme des vers comme un instrument de la mémoire, comprit que la beauté de cette forme devait se graver dans l'esprit en môme tem[)S que hs idées se graveraient dans la mémoire, et qu'il devait donner ainsi à son (i-uvre une double utilité. 11 fit donc dans son temps, mais avec plus de succès encore, ce que Louis Racine a heureusement essayé dins le nôtre: il fit un poëme de la Religion, en rasseni'jlant sous une môme idée et sous divers litres ses hymnes à Dieu et ses pooiiif's dogmatiques, dont la forme est la même que celle des hymnes, et fjui n'en ditfèrenl (pie [»ar le sujet. Le [)oëme de rame surtout nous a frappé par sa beauté ; nous allions (!ssay«r do le traduire, hjrs-ju'il nous est tombé sous la main une traduction Irés-élé- H'uili- et Irès-exartfî dt; AL Victor de Perro- <lil, rpji nous a fiiil renoncer à neutre «Mitrepi ise, et (pie nous allons donner tout simpl ;iijf.'nt <i ii'Vj bicleurs,

L'ârriP.

])i: hi IkmicIic (îe Dieu nolr(i .'«inc oM (h^nôo,

M.iis dans un corps iiior<cl (:ll(; iialtilc, cricliîiinco;

Aly>l<-ri*;ii\ hyincii, (:l[;ii.^(; aiiionr (jiii juiiil

An corps (|ui (loil mourir lOpril (|iii w. rm-url point.

Du Dieu (pii l'a (:ri':(i ccl cspiil (;.,l l'iiuiigc,

A lra\<TS la rriorl »if':iii« il se (raye un passade,

S<iil (piil c(;<l«; en ciïi-.t ou nisislc a rorj;ucii.

liuio<»;nl «;l (yxipalile il t-cliappc au cercueil.

(Jue (le fois cependanl les sriencrs hutnainc» Oui jKMir l'anéantir It.'ili des fahles vairn-s Kl pla«é r»ll'ineiil noire .'une liors de Dieu! (.1- |diilov(plie-( i préti-nd (|u'elle esl de feu, ( <liM la (|n'elli; esl d'air, irl autre (lu'en nos veines I llf est le sanjç rini roide et dont elle^ sont pleine». ijiKii dori< ! un (-l^rmenl (pii i (;triiil notre corps 1,(1 |»<iit il /rire r.'idie et niou\oir les ressorts? Voit -on jamais f.n nous cède essence sulilile , l/air (pie noiiH respirons, demeurer immolnle? Ksl-c- enlin de lui nu-nu; el «aiiH aucun molciir ^iie mon %aun animé circule dans mou co-ur? Son, ces systèmes vains, ne>< (run savoir profane, l.'orj^iicjl les eiifaula , la rai-ion le-, condamne. (.< t orK'ieil «a plus loin h autres dix-nl (rncor U<i I lie. cl u-tU: b;iimoni): cl (d liciircux .ucord

Qui d'un être animé niainlicnt chaque partie En un tout nuM'vciileux plein de force cl dc vie. Et que de notre corps l'organisation Produit seule les sens, l'esprit et la raison. Ainsi l'àuie et le corps sont la ni(3nie matière. Le vice et la vertu n'ont plus rien qui did'ère, Et l'instinct de la brûle égale mon esprit, Puisqu'une même cause en nous deux le produit. DéslHM'ilc des droits de sa noble origine, L'homme est un automate, impuissante machine, El si son corps n'est sain , bien fait et vigoureux , Ni son esprit n'est 'Jroit ni son c s ur vertueux.

D'une coMimune erreur naquirent ces systèmes ; Diir^rents l'un de l'autre et cepen'anl les mômes. Ne pouvant expliquer le secret des ressorts Par où l'esprit se meut el f tit mouvoir le corps , Tout ce qui nous fait vivre était pour eux notre àmc ; lis la voyaient dans tout, dans l'air el dans la Uamme, La structure du corps, le sang el la santé : Euangc amas d'erreurs par l'orgueil inventé!

Une aiilre opinion plus détestable encore. Que ma raison repousse et que mon ccv.ur abhorre, Est celle (pii prétend que de chaque mortel L'esprit est émane d'un centre universel ; Que partout invisible et partout répandue. Du monde qu'elle anime occupant réiendue, Cette âme universelle en ses fertiles flancs Re(;oit l'esprit des morts pour le rendre aux vivants ; Que chacun à son tour sorti d'un même centre. En vient quand nous naissons, quand nous mourons

[ y rentre.

Mais si mon àmc habite un lieu délcrminé Et ne descend en moi ([u'après que je suis né , Esi-ce moi (pii vivais dans le sein de ma mère. Ou, sensilile d«''jà, n'élais-je (jue matièie? Vains cl frivoles jeux rTiniaginaliou , Détestable pensée, absurde opinion.

Tout ce qui trompe et ment ce dogme le rassemble. Plus impie à lui seul (pie les autres ensemble. Notre àme tour à leur, semblable aux éli-iucnts, Eatre, .sort, el repasse en des corps dilli;ients; Selon qu'elle a vécu plus ou moins vertueuse. Sa nouvelle demeure c>l plus ou moins heureuse. Elle va souhîvanl, de prison en prison, Le idclnrr fabuleux (pi>! roulait Ixion, Et sans cesse revèl dans ses (MUirses errantes De la cn-alion les d('|)ouii;es changeaulcîs , Pas anl du corps de riioiume au corps des animaux, Et du chêne suiterbe aux bumb'es végt'-laux. J'artisans inscnx'S de ces contes frivoles, .\ve/,-vous de la brute entendu les paroles , Avcz-vous vu parler les arbres des forèls, El l(;s poissons des mers cesser d'être muels ? Quel charme vous retienl en ce doj^me profane?

Une aulrc ahsiirdilc vous presseclvoiis condamne Notre àme, dites-vous , dnil à la (in des temps S:di;r cncor de Di(!U les d(-rnieis jui,'einculs; Et si, dans ce ^rand jour, la juslice eteiiudle En son dernier caeliot la sai-.il criminelle, Mal(,'ré ses lou^'s KHirments pn-cedemmeul soudérls. Vous dictez son arrél; sa jil ice esl aux eiders. Descendra-l-rlli! seule (ui ces brùlanis aldmes; Ou bien avec s<ui (oipstpii partagea ses crimes^ Si Dieu la punit seule, on ne peut conccvnir Soi quel juste molil un arrêt peut s'asseoir, Qni de deux ( rnuinels, l'ini de l'autre ((un|»lices. Eu lais-ic ecliap|»er un , li\r(! I aiiln; aux supnliccs. Si Dieu piinil le (orps, m(r dire/.-vous le(piel De ceux i|ii «lie anima subit w. choix crin I? Sera-c(t le |)reiiiier, le second, U-. Iroisième? Est-ce enOii le dernier (pii dans votre syslêmc Devra dans les enbus porler injustement 'ronl le |ioids des f(ufails dont il est iimocenl? El puis expliquez moi cette étrange ignorance On drmeiiie plonge, selon \otie (royamc. En esprit iniinoi tel ipii di^'X:» Wb cIkmi^^cuiuiiU

f,03 r.Rl-(îO!UK DE MAZIANZE

Anima lant Ht" fois tant d'iHros JifTiTcnts.

^iicl fniil lui rcvioiil-il do sos iiiolaiiiorphoscs ,

Si do SOS m.mx |irosoi(ls il iftiioro los causes,

Kl <Hio do SOS loifaits pordaiil lo soiivonir.

Il no s'en pnisso aidor pour un anlio avenir.

Kn ponolranl an ouMir do oo syslonio impie,

Vous diiio/. que do Dii'u la puissanoe iulinie,

l.ull.ini ooiilieson uiivro on iii/.arres oiïor(s,

Ail eu pour la peupler moins d'àmos que de eorps.

Mais laissons ees erreurs. Je vais à vos oreilles

Kappoler de ma loi los brillantes morvoilles,

Kl, pour remplir vos cœurs d'un doux eiichanlement,

Je prendrai mon rocil dès le commcncemenl.

Dès le eommeneemonl Dion pro luisil le monde, Ti'inoipnanl à son Fils sa volonté ft'ooiide. Lun voiil et Taulre parle, aussitôt tout est fait. Dans dos flots de Iteaulé l'univers apparaît : La terre avec ses fruits, le riol avec ses flammes, Ka mer avec l'email de ses hrillanlos lanies. (;iia(|ue èlen)enl divers nourrit ses animaux ; l/air s'ouvre au haltemenl de l'aile dos oiseaux; Ko poisson devant lui creuse sans résistance Sa roule dans los eanv (ju'il liahilo on silence; La terre voit courir ou r.mqier sur son soin D'animaux dilli-ronls un innombrable essaim.

Mais il manquait encore à celle œuvre si belle

I 11 être qui connut la sagesse élernelle,

{)\\\ fût le roi du monde, el, sentant son l)Oiilieur,

l'aval de son amour l'amour (bi Ciréaleur.

Dieu dil : près de mon troue est le cliœurpurdesanj;es

Kx('< niant mes lois, célébrant mes louanges.

Simples esprits sans corps (]ni ne peuvent mourir,

Que j'ai faits pour aimer, pour cbanler el bénir

Tout à riieure en son sein la terie obéissante

A produit à ma voix l'animal el la p anle,

La piaule sans instinct, l'animal sans raison,

Qui ne pouvoiil connailre el pronoiicor mon iioui.

Le ciel dans nu):i ouvrage est trop loin de la leire;

Maimenanl pour lier l'esprit à la malière,

Pour tenir dans ma main, l'un ])ar l'autre suivis,

De la croalion los 'imoaux réunis,

Knlro l'ange el la brûle il me plait d'introduire

Iri oiro (Ml ipii ma voix descende pour l'inslruire;

Qui du liioii et du mal soit libre de clioisir,

Kt sans èlrc ange eiicor, puisse le devenir.

L'bomnie créé par moi sur mon divin modèle

Aura de la raison la lumière ('ternelle ,

Kl par elle on ses viriix s'élovant jusqu'à mol,

('.omprondra l'iinivors dont il sera le roi.

II dit, et dans sa main sur le si-iii d'- la terre Qu'il vciiail dt; créer, prend un |)ou de poussière, Il lui doiino ma torino , il raniuu' , et soudain L'Iiommo ik' do la lorre on osl le soinorain. Dans mou être on ellot fornu: de deux parties S'agiteiil à la fois deux dilL-roiilos vies;

Deux amours difloronls, 1 un lorrostro et niorlcl , Inclinant au loinboaii , l'aiilre aspirant au ciel ; Kl la raison lommanile à m i doiibli* nature, iÀ)mme un pbaio allumé sur une cote obscure.

L'osl ainsi que do Dion les loiil-piiissanlos mains Tireront du noanl lo proiuior des bnmains; Mais il lie voidiil point, mémo pour son image, Troiil lor l'ordu» établi dans un pirfait ouvrage. I«a nature suivit son cours, et depuis lors La cbair nail di- la i bair, lo corp-> pro liiil le corps. I.'àine seule é( bappant aux lois do la maliens L.i pruelre l'ii nos ((ups par un secret ntystore, Le luoiuo (|ui d'aiiord los avait réunis, Mysiéro impcnetralle à nos faibles esprils. Difii s4> l'osl risorvo. Vous me dire/ poul-i Irc Ju'il ne nous aj.imais iiTi-nbl di' coiinailro (.omiiieiil depuis le juin do la création De r.ime avec lo corps s'o|)èro riinion, l-.l que rommo lo corps se siiil fl se sui cède , Losprii, de père on liis , run do i'aiihc procède, Q>ie celui duiil .\d.nn fui jaJi:> uiiiiiiu

GRÉGOIRE DE NAZIANZE

Esl le même aiijourd'bui dans chaque homme en-

[ fermé ; Que, divis*' sans cesse en subtiles parcelles. Il siiflit aux besoins des natures mortelles, Kl que, naissant en nous par les mémos ressorls. Il s'élève, il grandit, il s'use avec le corps.

Oui, dans un corps mortel notre âme emprisonnée Parlage jusqu'au bout la mémo desliiiée. Faible en un corps naissant, elle croit avec lui ; Elle redoviont faible en un corps affaibli. Tel le musicien, même le plus habile, Sur un faible instrumiMit n'a qu'un pouvoir stérile; Et ne peut en tirer ces accords oncbanleiirs Qui d'un charme si doux péiièlront dans nos cœurs. Telle avant «pie le corps ait toute sa croissance, L'àme ne peut en nous déployer sa puiss incc.

Aussi sur cette lorre où s'éconlenl mes jours .le ne fus pas créé pour demeurer toujours. Je dois, après l'effort d'une pénible course. Remonter dans le ciel d'où je lire ma source. Le ciel est ma patrie; oui, mais pour y rentrer, Dos lois de ma nature il faut m(> pénétrer. Voyez le premier homme Kn un lieu de délice , Le corps sans vêtement el l'àme sans malice , Dieu le place en sa force et le laisse à la fois Libre de transgresser ou de suivre ses lois. Un arbre en ce beau lieu, rarbre de la science. Lui peut ravir du cœur sa divine ignorance. Dieu lui montre cet arbre, eld'un soin p.uernel Lui défend d'en cueillir le fruit surnaliirel. S'il y louche avant l'heure où sa raison mûrie En pourra sans danger savourer l'amliroisie, La S( ience à ses yeux montrant la volupté, Souillera de son corjis l'aimable nudité. Il connailra l'orgueil, il en saura les ruses, Kl son esprit troublé de lumières confuses, .\u lieu d'un ordre unique et facile à remplir. Devra ponildement comparer el choisir. C'est de lui (pie dépend le deslin de sa race; Il lient entre ses mains ma gloire ou ma disgrâce.

.Mais déjà du démon l'art fice jaloux A fait lomlior la femme, el la femme lépoiix; I-e monde esl :\\cv eux enlraiiu' dans leur chute, Kt du terrible arrêt la rigueur s'exécute. Le mal a tout souille; la morl seule en son cours l'eut roiiipêchcr de croître et de durer toujours. Dieu l'appelle, aiissiiôl fréiiiissanle de joie Kilo ouvre une aile immense et s'abat sur sa proie, L homme, du monl sacri' iniséralde banni, Uedoscond sur la lorre, où son corps fut |)etri. A la lorre on ploiirani il demande un asile , Il la laissa féconde, il la trouva st('rile; Kl sans doiilo en son co'ur le plus cr. el tournioiit Ksi de se reprocitor cet afl'ieiix changeiiKMit. A qui s'en |)laindiail il? Sou crime en est la cause. Désormais do l'Kden la porto sera close. Vu chiMiibin ardent est doboiil sur le seuil. De pour que se brisanl contre lo même éoiioil Dos successeurs d'Adam la race criminelle iNe s'affermisse onoiu" en son penchant rebelle ; .\iiisi ee beau jardin ipie Dieu m'avait donné, Dalrimoino Ac rboinme à riiomme doslino, Lo riant paradis où I bonime avec los anges Kùt a|)pris do Dieu même à chanter ses louanges, Kt <lo la dans le ciel s'elevant sans effort, Kùl connu lo piaisir sans coniiailro la morl; Les l>eaux lieux qu'aiijoiird'Iuii souillerait ma pré--

[ sonce Ponvenl s'ouvrir encore h mon olM'issance ; Mais la tombe où nu»n n-il Ireiiiii do pénétrer Ksi riini(pio ( beinin par ou j'> piiis ronln r. lel qu'un mil in. jouet dos Ilots et do l'orage, Arr.icbo à la liiiipélo un débris du naufrage, |-,l d.ms robscunle n.if;e avec désespoir Vois le port que son cœur ciaiul di; ne plus icMiir ,

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GRi r.OlRE DE rSAZIANZE

GUEGOIUE DE NAZIANZE

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Ttlle, «lu sciii de Dieu violemincnl bannie, ISuUe ànie «lésorriiais n'y sera réunie Qu'après avoir vaincu ptr un conslani elTort El la mort et i'orv;ucil , plus cruel que la mon.

Ce petit poérae dogmatique, renia rcjuable par sa précision, distingue nettement les vraies croyances catholiques des rêveries néo-platoniciennes de l'école d'Alexandrie, et établit d'une manière positive la personnalité, et par conséquent la responsabilité de l'âme humaine. Cette doctrine, qui est l'unique fondement de la morale, et sans laquelle toute société serait impossible, n'a pas nioins de grandeur que de vérité. L'homme irresponsable ne serait qu'une brute perfectionnée, et un esclave de la fatalité toujours trompé par les apparences d'une liberté mensongère. L'unité, par coopération volontaire, mais non par absorption, voila la Prande tendance du catholicisme, tandis que hérésie et la philosophie ne savent que briser l'unité en la fraciionnant, ou anéantir l'individualité en l'absorbant. Double erreur dont le résultai est le même ; la mort de la société et celle de l'être m'^ral.

Telle est donc l'imporlanco de ce petit poëme quant à la pensée : maintenant si nous examinons les idées accessoires et la beauté de la forn)e, nous y trouverons des choses qui parlent h la fois à l'intelligence et au cœur, des expressions nobles et élégantes, une marche parfaitement logique et des pro()OsitioriS admirabi^'incnl liées entre elles, sans aucune alfectalion de sérheresse ou de pédantisme. On pt ut remarfpier cette belle pensée : que Di(.'U n'a fermé aux descen- «lants du premier pécheur le paradis terrestre que pour les empêcher de renouveler lo criuie de leur père; ainsi mèini; en les punissant Dieu s»- inontrc toujours le charitable médecin des hommes et il ne les fra[tj)e que f»our h-s guérir.

Il seudjie que la réfutation des ernîurs de l'école d'Alexandrie soit le principal objet que saint (jrég(»ire de Naziau/ e se propose «lans ses [loémes : en elfet le panthéisme et l'ariarusme étaient alors l<s deux plus redoutables ennemis de la vé'ilé calhrjlifpji- : le panthéismr; <pji déliu t Dieu, et l'arl.!nisme qui annulait la diviriité des sairils Kvangiles. .Saint (irégoire, dans son po^me J)a Morule et dans celui Dr la l'rovtdtfirc, s'ojtpo.se avi;c vigueur aux doctrines du falalismr; et de l'éternité de la malière :

l)<; la liatilfur ihi ciel jiiMpi'a la m t proroiitic

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