‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 91 sur 233 · L.'i saufHM: lU: Dieu pcnelre et n <:ul le uiond · texte numérisé non relu

L.'i saufHM: lU: Dieu pcnelre et n <:ul le uiond

Kii HUil le irioti\t in<-ii(, cii r«^le !<• rcsvjrl,

Kl «le ehaiine p.irlii- iiarnioiMM- l'.urorij.

I^s friu ilonl il (MHipla la voùli; iinine:^urcc

l>»iv<!iil (le I iiiiiv»;!.-» égaler la flnnie

ht vdir aii-iles«rf)iis «l'eiu jnsipi a W)fi dernier jour

llfs eliov;<» diei-l»as la fuiU: ri le ri-titur;

Mais fl<- ces eliaii^enienU e'e-,! Dieu wul «pii dispov,

Ils en vMil le.t tenioins sauH en élre la i-MUti:.

Adfniralil<- H|H'ela< !<• a n«»s re(;:iriU ofTirt !

jAtilM la ui.(in de Dieu h'v niitnl:e a dceoiiverl,

T^nitM de riolri; (ir)(U)il déliant la nialir «■,

DtiiK l<- pln^ r.iittl<- (ilijet difriid (| l'on le naiiiiHM: ;

Kl d.1114 r<-t oljet même, invj.ililc à nos yvM\,

>»n (Mtiivoir plu<( ea< lie n'en celaU: «pn: mieux

D'ailleurs un jour viendra, jour de vive iuruiérc, Jour où la vérité brillera u»ut entière, Eclairant de ses feux sur le monde détruit La dernière moisson de la paille et du fruit. Telle est la foi clirélienne. Eu elle aucune entrave Di's astres ou du sort ne rend l'esprit esclave; L bouuiie est li!)re, il choisit à son gré son cliemii», Mais au bout trouve un maitre infernal ou divin.

C'est ainsi que le saint évêque établit sin* une base inébranlable la providence active de Dieu et la liberté humaine qui en est la conséquence et l'image. Il explique le mal par l'abus de cette liberté, abus impossible a Dieu, irréparable dans les anges, réparable dans l'homme par la pénitence et fondti sur cette doctrine rédifice entier de la luorale et du culte catholique.

L'ordre spirituel de la création

Descend de l'ange à l'homme, et de l'homme au dé-

[mon.

Impossible dans Dieu, dans l'ange dlIFicile, l^e mal trouve dans l'bounne un élève docile. Ainsi cet air lointain qui nous sendile d'azur. Le plus près du soleil esi aussi le plus pur, El plus il s'en éloigne et descend vers la terre. Plus sa limpidité se lletrit et s'altère. Le premier cependant de (pii l'orgueil fatal S'alluma de iiii-iiième et |)ro;luisil le mal EiU un sup'ènie archange aux magniliques ailes. Le plus beau des enl'.mts des voùles élirnelles. Eidlé du rang su'ilime où Dieu l'avail placé, 11 conçut d'être Dieu le désir insensé ; G * désir corrompit sa nature imunulelle. Le ren lit traître, ingrat, envieux, iiilidele, Et des rayons divins I ange dt-slierid; Dans labime inlérnal tomba preeipili'-.

\}r sa nature en vain la force priniili\(; S'opposait à sa chiUc et li rendait nn)ins vive ; Vainement de descendre il pleurait indigné, Suub le poids de son crime il tondtait enhainé.

Celte peinture de la chute de l'ange rebelle est d'uiK! grande beatité. Tout le monde doit senlii- cette belle opposition d'images dais la description des doubuns do (•t;t ange (jui aspirait à monter et (pii s'indigne (bi descendre. Les poésies de saint (Irégoire sont i)leines do ces ex|>iessions, pleiiu's de proiondeur et d'énergie (|ui exjiriment (ui ([uehjues mots les plus admiral)les pensées.

Le poème Sur la rrr^i mérite d'être cité tout entier. Connue un modèle de saine pliilosojdii(! (;t (1(! sagess); vraiment chiétienni;. Quoi de [)lus b(;au <pie la vertu éclairé(! de toutes h.vs luinièr(^s d'utu" haut»; intrdiigcuiee (!l revêtue de; tous h!s attraits que piMivenl lui donner rélo(iueiu;e et la poésie'/

De la vertu.

Mon (unir, p<Hir lu vert» d'un tendre amour épris, En apt-reoil le eliatnie, en dislingue le prix, 1,1 par «lie rnlraniir vers mon souverain maiUc, Pour la mieux aerpierii , j<; ehen lie à la coiiiiailie. Quelle est-elle en ellVt? Si , «(imine un lleiive pur Ou du ciel éloilé tombe et brille la/iir. Sa cliaHlete n'admet aucune iiii|inre iilee, Quel mortel iei-bas l'a jamais possédée? {}iu:\ mortel dans son cour n'a |ioinl ( onnu le mal LoiH même tpie biUaiit eonire l'ange infernal Notre ànie avec ellort échappe, à sa nialiie, l.i > (iniibal., qu'elle endure en .tlleslcnt le xice.

r.RI^r.OIRE DE NAZIANZE

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