‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 103 sur 323 · GOD GOD · texte numérisé non relu

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font honneur h la religion et nu jugement parce conseil, ('■tait extrêmement rigoureuse;

de l'auteur ; le stfie en est quelquefois su- récrit de Godard contribua peut-être, avec

rauné. 11 mourut à Paris en 1690, à Tf ans; l'éloquent discours de Portalis, à la faire re-

Qubique sa vie eût été très-pure, un prêtre jeter par le <• nseil 'les Anciens. En 1800, il,

imprudent qui l'assistait à la mort lui dit: lit paraître : Rapport général des contesta-

Qu'il est terrible de tomber dans les mains du lions relatives à la promesse de fidélité à la

Dieu vivant l l'illustre mourant lui répondit : constitution (dé l'an viyj, 1 vol. in-8°. On

Qu'il est doux (le tomber entre les mains d'un sait q ie celle constitution proposée par Bo-

Dieu mort en croix pour nous ! il expira un naparte excitait des scrupules dans une

instant après. Bollin a célébré dans un poëme partie du clergé, parce qu'elle semblait ap-

latin ses vertus et ses longs et utiles services, prouver les lois injustes et impies décrétées

GODARD (saint), archevêque fie Rouen, parla révolution. L'abbé Godard se pronon-

né à Salency en Picardie, était frère, à ce cait dans le sens de la soumission. Des re-

qu'on croit, de sa nt Médard, évoque de lations qu'il entretint avec les royalistes lui

Tournai. Son zè!c parut dans la conversion occasionnèrent des désagréments, et il dut

d'un grand nombre d'idolâtres a Rouen ; se cacher pour se dérober aux recherches

mais l'action qui lui fait le plus d'honneur ce la police. Lorsqu'après le concordat de

est d'avoir contribué, avec saint Rémi de 1802, M. de Foutantes, qui l'avait en nu et

Reims, à amener le roi Clovis 1 r au chris- apprécié pendant le peu de temps qu'il avait

tianisme. 11 mourut saintement vers l'an 530. été archevêque de Bourges, eut été appelé

GODARD (Etienne), né l'an 17V8 à Paris, à occuper le siège d'Autun, il demanda à fit ses études théologiques au collège de Napoléon la permission de prendre l'abbé Navarre, y prit ses degrés, et devint doc- Godard pour l'un de ses grands-vicaires. teur le 29 mai 177k. L'archevêque de Bour- Après plusieurs refus ré térés, sa demande ges, Phelipeaux d'Herbault , lui confia la fut accueillie ; mais la sanié de l'abbé Gocharge de promoteur diocésain et le nomma dard était depuis longtemps profondément successivement vicaire général, chanoine de altérée, et il succomba le 1er avril 1803, à. sa métropole et grand archidiacre. L'abbé l'âge de 55 ans, dans la maison d'un hono- Godard s'occupait aussi de littérature, et il rable commerçant, M. Cafïîn, qui lui avait annota un ouvrage de dom Louis Gonza- donné un asile.

gue de Castiglione , intitulé: L'homme de GODEAU (Antoine), né en 1605 à Dreux, lettres bon citoyen, discours philosophique d'une bonne famille, se destina d'abord au et politique, traduit de l'italien en français siècle ; mais une demoiselle qu'il recherchait par Parraud, et publié à Paris en 1785, 1 ayant refusé de l'épouser, parce qu'il était vol. in-12. Nommé député suppléant lors petit et laid, il vint à Paris et y embrassa des élections pour les Etats-généraux, il put l'état ecclésiastique. Produit à l'hôtel de observer de près la marche des événements, Rambouillet, le bureau du bel esprit, et souet en 1791 il lit paraître une Lettre de M.*** vent du faux esprit, il y brilla par ses vers à M.***, sur la conduite du clergé dans Vas- et par une conversation aisée. Il fut un de semblée nationale, ou Histoire fidèle et raison- ceux qui, en s'assemhlant chez Conrart, cannée des décrets de l'assemblée relativement aux tribuèrent à l'établissement de l'académie biens ecclésiastiques et à la religion, brochure française. Le cardinal de Richelieu, instruit in-8°, de 106 pages, sans nom d'imprimeur, de son mérite, lui accorda une place dans Cet écrit est un des plus substantiels que cette compagnie naissante. On dit que ce l'on puisse consulter pour cette époque de ministre lui donna l'évôché de Grasse, pour l'histoire de l'Eglise de France. L'abbé Go- faire un jeu de mots. Godeau présente à ce dard fut arrêté au mois d'août 1792, et en- cardinal une paraphrase en vers du cantifermé avec d'autres prêtres et quelques lai- que Benedicite, et il reçoit pour réponse : ques , parmi lesquels se trouvait un jour- Vous m'avez donné Benedicite, et moi je vous naliste nommé Chamois, dont il entreprit et donne Grasse. Plusieurs critiques prétendent opéra la conversion. Un jeune homme, nom- que le cardinal de Richelieu ne prononça mé Dreux, qu'il avait aidé (tendant ses étu- jamais cette platitude, et leurs raisons pâdes, parvint, a force de démarches, à lui raissent plausibles (Voy. les Remarques de rendre sa liberté, au moment même où com- l'abbé Joly sur le Dictionnaire de Bayle, au mençaient les massacres de septembre. 11 se mot Balzac). 11 est vrai néanmoins qu'il procura des moyens d'existence en se pla- commença sa traduction des Psaumes par la çant dans une maison de commerce, ce qui paraphrase du Benedicite, et ce poème, trèsne l'empêchait pas d'exercer secrètement les bon pour le temps, le fit connaître avantafonctions du saint ministère. Il paraît qu'il geusement. Dès que Godeau eut été sacré, lût du nombre de ces prêtres courageux et il se retira dans son diocèse, et se dévoua dévoués qui suivaient sous un déguisement entièrement aux fonctions épiscopales. Il les voitures des condamnés pour leur don- tint plusieurs synodes, instruisit son peuner les suprêmes consolations de la religion, pie, réforma son clergé, et fut une leçon vi- Un peu plus tard il publia : Examen critique vante des vertus qu'il demandait aux autres. et raisonné de la résolution du 17 floréal an Innocent X lui accorda des bulles d'union iv, relative aux prêtres dits réfractaires, bro- de l'évêché de Vence avec celui de Grasse ; chure in-8°, de 64 pages. Cette résolution, mais le c.ergé de Vence s'étant opposé à >rovoquée par Drulne, prêtre apostat, mem cette union, il quitta le diocèse de Grasse,

re du conseil des Cinq-cents, et adoptée et mourut à Vence en 1672, à 67 ans. Ce

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prélat écrivait avec beaucoup de facilité en vers et en prose ; mais ses vers ne sont le plus souvent que des rimes ; et sa prose, coulante et aisée, est quelquefois trop abondanie et trop négligée. Les principaux fruits tic son esprit fécond sont : Histoire de VEqlise, depuis le commencement du monde jusqu'à la fin dui\e siècle, Paris, 1653-1678, 5 vol. in-fol., et 6 gros vol. in-12. A quelques vieux mots près, et quelques tours également surannés, son style égale au moins celui des auteurs qui ont traité depuis les meurs objels. 11 a même plus de nombre, plus de majesté, que plusieurs d'entre eux; moins d'inégalités et de saccades ; en un mot, plus de cette grandeur unie et soutenue que demande la dignité de l'histoire. Son ouvrage présente moins de détails que celui de l'abbé Fleury, mais il se fait lire avec plus de plaisir. Godeau prend la substance des originaux, sans s'assujettir à leurs paroles, et fait un corps de divers membres épars ça et là. Fleury, au contraire, se pique d'employer les propres expressions des anciens historiens, et souvent se borne aies coudre l'un à l'autre. Une autre différence entre les deux ouvrages est qu'on ne remarque pas, dans celui de Godeau, ces idées de censure et de réforme qui dirigent si souvent les jugements de Fleury, ces éloges exclusifs de la primitive Eglise, cette prévention contre la discipline actuelle, etc. : les novateurs par là en font moins de cas ; mais c'est un préjugé en sa faveur. Cependant dans le compte qu'il rend de la condamnation des Trois Chapitres, au 5e concile général, il ne s'est pas a^-sez défié de leurs artifices. Paraphrases des Epîtres de saint Paul et des Epîtres canoniques, in-4°, dans le goût des Paraphrases du Père Carrières, qui, en prenant l'idée de l'évêque de Grasse, l'a perfectionnée. Vies de saint Paul, in-i°; de saint Augustin, in-4°; de saint Charles Borromée, 1657, 2 vol. in-12; les éloges des évéques qui dans tous les siècles de l'Eglise ont fleuri en doctrine et en sainteté, in-i°. Morale chrétienne, 3 vol. in-12, pour l'instruction des curés et des prêtres du diocèse de Vence. L'auteur, ennemi de la morale relâchée, opposa cet ouvrage aux maximes pernicieuses de certains casuistes. Les Psaumes de David, traduits en vers français, in-12. Les calvinistes s'en servent dans le particulier, à la place de ceux de Marot, qu'on chante dans les temples. Quoique le style de cette version soit en général lâche et diffus, cependant la versification a de la noblesse et de la douceur. Le Nouveau Testament trad. et expliqué, in-8°, 2 vol., 1668; plusieurs autres poésies : les Fastes de l'Eglise, Paris, 1674, in-12, poëme de plus de 15 mille vers; le poëme de l'Assomption; celui de saint Paul, de la Madeleine, de saint Eustache; des églogues chrétiennes, etc.. Godeau, touché des abus que la plupart des versificateurs faisaient de la poésie, voulut la ramener à son véritable usage, mais il mérita plus d'élog s pour son intention que pour ses succès. Froid dans les détails, méthodique dans l'ordonnance, uniforme dans les

expressions, il se copie lui-même, et ne connaît pas l'art de varier ses tours et ses figures, de plaire à l'esprit et d'échauffer le cœur. On est forcé de se demander en le lisant, comme le jésuite Vavasseur : Godellus utrum poeta? Et le goût répond presque toujours : Non. 11 disait « que le paradis « d'un auteur, c'était de composer ; le pur- « gatoire, de revoir et de corriger ses oua vrages, et l'enfer de les imprimer. » Ceux qui ont beaucoup imprimé avec la sensibilité d'auteur, n'auront pas de peine à reconnaître cet enfer, aujourd'hui surtout que l'ignorance et la cupidité ont fait de la typographie une simple marotte de commerce. Eloges historiques des Empereurs , 1667 , in-4° : ouvrage très-estimé. Discours sur les saints ordres, etc., 2e édition, Paris, 1658, in-18.

GODEFROI (saint), évêque d'Amiens, mort au monastère de Saint-Crespin de Soissons en 1118, se rendit recommandable par ses vertus et par ses connaissances.

GODEFROI (Jacques), frère de Théodore,

Îui s'appliqua à l'histoire, né à Genève en 587, persévéra dans le calvinisme. Il fut élevé aux premières charges de la république de Genève, sa patrie, et en fut cinq fois syndic. Il y mourut en 1652, à 65 ans. C'était un homme d'une profonde et exacte érudition. On a .de lui : YHistoire ecclésiastique de Philostorge, en grec et en latin, 1642, in-4°, avec une version peu fidèle; un appendix et des dissertations pour l'intelligence de cette histoire; Le Mercure jésuitique, qui est un recueil de pièces concernant les jésuites. On sent assez quelle est la nature de ces pièces et comment ces religieux y sont traités, dans un temps où les calvinistes les considéraient comme les seuls ennemis redoutables de leur secte. La dernière édition de cet ouvrage est de 1631, en 2 vol. in-8°. Opuscula varia, juridica, politica, historica, critica, in-4°; Fontes juris civilis, 1653, in-i°; De diversis regulis juris, 1653, in-4°; De famosis latronibus investigandis, in-4°; De jure prœcedentiœ, in-4°; De salario, in-4°; Animadversiones juris civilis; De suburbicariis regionibus, in-4", Francfort , 1617; De statu paganorum sub imperatoribus chrislianis , Leipzig , 1616 , in-4° ; Fragmenta legum Juliœ et Papiœ, collecta et notis illustrata; Codex Theodosianus , 1665, 4 vol. in-folio; Vêtus orbis descriptio grœci scriptoris sub Constantio et Constante imperatoribus, Genève, 1618, in-4°, grec et latin, avec des notes.

GODEFROI (Arnold), né à Anneberg, ville de Misnie, en 1666, fit toutes ses études à Wittenberg, et s'y distingua par sa sobriété, son application et ses progrès. Dégoûté de ses maîtres à cause de leurs mauvaises mœurs, il passa à Dresde, où il fil éclater son aversion pour les luthériens et son penchant pour le particularisme, c'est-à-dire pour la religion individuelle, fruit de l'esprit particulier et du choix personne!. Appelé à Giessen pour y enseigner l'histoire, il remplit très-peu de temps cette chaire, et publia un ouvrage sur son abdication, forcée, di-

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sait-il, par sa conscience. De Giessen il passa h Quedlimbourg, et s'y retira chez Jean- Henri Spregelius, dont il épousa la fille. Ses discours, et quelques ouvrages où il débitait ses nouveauf-s, occasionnèrent des brouilleries, qui ne l'empêchèrent pas de parvenir aux charges de prédicateur de la duchesse douairière d'Eisenach, d'inspecteur à Werben, et enfin de prédicant à Saint-Jacques de Perleberg, dans la marche de Brandebourg, où il mourut du scorbut, accompagné d'une fièvre ardente, le 30 mai 171V. Dans son Histoire de V Eglise, il attaque toutes les sociétés chrétiennes. Ses principaux disciples ou défenseurs furent Dippelius, que les luthériens nommaient le bouffon banal (1rs piélistes; Krazensteinius, qui fit du bruit à Quedlimbourg; Madeleine, servante de Spregelius, l'une des héroïnes d'Arnold, depuis femme publique; Spregelius lui-même; Karl, Schoedius, etc., et d'autres aussi fanatiques que le maître.

GODESCALC. Voy. Gotescalc.

GODESCARD (Jean-François), né l'an 17-28 à Rocquemont, diocèse, de Rouen, fut successivement secrétaire de l'archevêché de Paris sous MM. de Beaumont et de Juigné, prieur de Notre-Dame de Bon-Repos, près de Versailles, chanoine de Saint-Louis du Louvre, chanoine de Saint-Honoré. La révolution le priva de ses bénéfices, et il se réduisit, pour vivre, à corriger des épreuves d'imprimerie. L'abbé Godescaid mourut à Paris le 20 août 1800, après avoir composé les ouvrages suivants : Vies des Pères, des martyrs et des principaux saints, tirées des actes originaux et des monuments les plus authentiques , traduites de l'anglais d'Alban Butler, et imprimées pour la première fois à Villefranche de Rouergue,1763,12 vol. in-8\ Cet ouvrage, très-estimé, a souvent été réimprimé. 0;i y a joint un treizième volume, contenant les fêtes mobiles, traduit de l'anglais du même auteur par M. Nagot, ancien directeur du séminaire de Saint-Sulpice , Versailles, 1811. L'ouvrage est distribué suivant l'ordre des jours du mois; on trouve sous chaque jour la Vie du principal saint , et, à la fin, des réflexions qui ne sont le plus souvent qu'un extrait de ses maximes et le résultat de l'examen de ses principales vertus. A cette Vie succèdent celles des saints les plus célèbres que l'Eglise honore le même jour. Essais historiques et critiques sur la suppression des monastères et autres établissements pieux en Angleterre, traduits de l'anglais de Dodd, 1791, in-8°; De la Mort des persécuteurs , par Lactance, avec des notes historiques, nouvelle traduction, 1797, in-8°; Réflexions sur le duel ; Abrégé de la Vie des saints, Paris, 1802, et Lyon, 1815,4 vol. in-12. C'est l'abrégé du grand ouvrage; Godescard l'a laissé au 18 juillet ; il a été terminé par l'abbé Bourdier Delpuits. Eloges de l'abbé Bergicr et de l'abbé Legros, dans les Annales catholiques. L'abbé Godescard a été aussi l'éditeur des deux ouvrages suivants : H. Holden analysis fidei, Paris, 1767 et 1786, in-12 ; De controversiis fidei tractatus per

Adrianum et Petrum de Valemburg, nouvelle édition, avec la Vie des auteurs, 1768, in-12, et plusieurs manuscrits.

GODET DES MARAIS (Pau.), évêque de Chartres, né en 16V7, fit ses études au sémi-' naire de Saint-Sulpice, h Paris, et fut pourvu de bonne heure de l'abbave d'Igny, dans le diocèse de Reims. En 1677, il devint supérieur du séminaire des Trente -Trois , et Mmede Vlaintenon le choisit pour son confesseur à la mort de l'abbé Gobelin. Lp roi le nomma à l'évêchéde Chartres en 1690; mais il ne fut sacré que le 31 août 1692 , h cause des différends qui existaient alors entre la cour de Rome et la France. Il se fit remarquer dans son diocèse par son austère vertu, son désintéressement , son zèle à remplir tons les devoirs de l'épiscopat. Pendant la disette qui affligea son diocèse, en 1693, il abandonna aux pauvres tous ses revenus, et vendit pour les assister le seul couvert d'argent qu'il possédât. Ce fut le même esprit qui le dirigea pendant toute sa vie. Lors des disputes du quiétisme, il contribua à faire sortir de Saint-C.vr M"" Guyon, et il travailla à prémunir les religieuses de cette maison contre la doctrine de ceite femme extraordinaire. 11 publia aussi une instruction pastorale contre le livre des Maximes des saints de Fénelon; mais après la décision il fut le premier à féliciter ce prélat sur sa soumission, et il fit des démarches pour renouer leur ancienne amitié. 11 se déclara également contre le jansénisme, condamna le Cas de conscience et blâma la conduite du cardinal de Noailles; mais il ne chercha à le ramener que par les insinuations les plus douces. II mourut dans son diocèse le 26 septembre 1709. On lui doit la fondation de plusieurs séminaires et écoles pour l'instruction de la jeunesse. Le duc de Saint-Simon , dans ses Mémoires , parle ainsi de lui : « Ses mœurs, sa doctrine, « ses devoirs épiscopaux, tout était irrépro- « chable. Il ne faisait à Paris que des voya- « ges courts et rares, logeait à Saint-Sulpice, « et se montrait encore plus rarement à la « cour. Il était fort savant, avait de l'esprit, « de la douceur, de la fermeté, de la finesse, « dont il ne se servait jamais sans vrai be- « soin. Son désintéressement, sa piété, sa « rare probité étaient son seul lustre. » M. de Bausset, dans sa Vie de Fénelon, le fait encore mieux connaître : « En 1693 il aban- « donna, dit-il, tous les revenus de son évê- « ché aux pauvres de son diocèse, qui souf- « fraient b aucoup de la disette des grains. « Toute sa vaisselle d'argent consistait en « une cuiller et une fourchette, et il les ven- « dit. Il prêchait souvent et ne plaisait pas ; '( maisilconvertissait.SesLe^màLouisXIV, « au pape, au roi d'Espagne, étaient dignes « des premiers- siècles de l'Eglise. On a im- « primé, longtemps après sa mort, ses Lettres « de direction à Mmc de Maintenon ; et on ad- « mire la sagesse, la mesure, l'habileté, la « profonde science du monde avec laquelle /« ce prélat, qui n'avait jamais vu le monde, « conduit M- de Maintenon dans tous les « détails de sa singulière position. »

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