GOE
GODINHO (Manuel), jésuite, né l'an 1630 à Montalv.in en Portugal, entra dès l'âge do 15 ans chez les jésuites de Coïmbre et fut envoyé dans l'Inde; mais un ordre du viceroi le renvoya en Portugal, où il arriva après un vo*age de dix mois, le 25 octobre 1663. Il en publia une relation sous ce titre : Relaçam do novo caminho, etc., Lisbonne, 1665, in-V. Il publia en outre : Nouvelles singulières de ce qui est arrive' à Constantinople après la défaite de l'armée ottomane sous les murs de Vienne, envoyées de Constantinople à un chevalier de Malte, Lisbonne, 168'+, en portugais; Vida, etc., c'est-à-dire La vie, les vertus et lamort du frère Antoine Das Chagas, Lisbonne, 1687, réimprimée en 1628, et plusieurs ouvrages ascétiques. Godinho, après avoir quitté son ordre, reçut divers bénéfices ecclésiast ques et mourut en 1712.
GODINOT (Jean), docteur en théologie et chanoine de la cathédrale de Reims, naquit dans cette ville en 1661. Persuadé, on ne sait comment, qu'il pouvait unir le commerce aux fonctions canonicales, il s'enrichit en faisant le négoce du vin. L'usage qu'il tit de ses richesses semblait en quelque sorte en légitimer l'acquisition. Il employa 500 mille livres à faire venir de la bonne eau dans la ville, et à embellir les promenades publiques. Son opposition à la bulle UnigenitusW rendu plus célèbre dans un certain monde, que tout ce qu'il a fait de bien à la ville de Reims. 11 mourut en 17i9.
GOD WIN (Thomas), littérateur anglais, profond dans la connaissance des langues et de l'antiquité , était né à Somerset en 1587, et mourut en 16i3, à 55 ans, après avoir professé avec distinction dans l'université d'Oxford. On a de lui : Moses et Aaron, etc., 1625, in-i°, réimpr. à Utrecht en 1698, in-8°, avec des notes de Reit/ius. Godwin explique avec beaucoup d'érudition les rits ecclésiastiques et politiques des Hébreux; un bon abrégé des antiquités romaines publié sous ce titre : Antiquitatum romanarum compendium, Oxford, 1613, in-V.
GODY (dom Simplicien), bénédictin, né à Oinans vers l'an 1601, entra d'abord dans la congrégation de Sant-Vannes. 11 passa ensuite dans celle de Cluni , et fut envoyé à Paris, où il professa la philosophie pendant plusieurs années. Plus tard il fut mis à la tête du collège de Sunt-Jérôme àDôle; il fut élu prieur de Cluni en 1659, *t mourut le 13 août 1662 à Resançon. Dom Gody a laissé : Odes sacrées pour entretenir la dévotion des personnes de piété, Saint-Nicolas, en Lorraine, 1629, in-12; Les honnêtes poésies de Placidas-Philémon Gody, divisées en cinq livres, Nancy, 1631 ; Paris, 1632, in-8°; Humberlus, tragœdia, data Parisiis in collegio Cluniacensium bcnedictino, Paris, 1632, in-4° : la conversion d'Humiiert , comte de Reaujeu, fait le sujet de cette pièce ; Genethliacon sive principia ordinis Bencdictini, ibid., 1635, in-12; Elegia sanctorum illustriumcum aliis nonnullis, ibid., 16i7, in-12; Ad eloquentiam christianam via, ibid., 1648, in-12: ce traité de l'éloquence sacrée a été loué par Gibert;
Conduite intérieure pour madame de Combalet, ibid., 1648, in-12; Les sacrifices du chré tien dans V accomplissement de ses devoirs y ibid., 1648, in-12, 2' édition; Histoire de l'antiquité et des miracles de Notre-Dame de Mont-Roland, Dôle, 1651, in-12; Resançon, 1710, in-8° : on y désirerait plus de critique; Pratique de V oraison mentale , Dôle, 1<;58, in-4°, en deux parties. Un chanoine de Resançon ayant critiqué cet ouvrage, dom Gody écrivit : Spongia censurée D. Valet, canonici ecclesiœ Bisuntinœ, in-4°; Musa contemplatrix, Lyon, 1660, in-16, recueil de poésies pieuses ; enfin, plusieurs ouvrages ascétiques peu considérables.
CiOEREE (Guillaume), savant libraire d'Amsterdam, né à Middelbourg en 1635, mort à Amsterdam en 1711 , est auteur de quelques ouvrages sur l'histoire des Juifs, sur la peinture, sur l'architecture. Ils sont écrits en flamand. Les principaux sont : les Antiquités judaïques, Utrecht, 1700 et 1716, 2 vol. in-fol., ornés de belles estampes. Il y a de l'érudition, mais aussi beaucoup de horsd'œuvre, et il ne parait pas qi:e l'auteur ait puisé dans les sources. Les tailles-douces n'y servent souvent que d'ornement , et on peut croire qu'une bonne partie de l'ouvrage a été faite pour les amener. On doit porter le même jugement du suivant : Histoire de V église juive, tirée des écrits de Moïse, 1700, 4 vol. in-fol., orn^-s d'estampes; Histoire ecclésiastique et civile, Amsterdam, 1705, in-4°, etc. ; Introduction à la pratique de peinture universelle , in-8° ; De la connaissance de V homme, par rapport à sa nature et à la peinture, in-8° ; Architecture universelle, etc. — 11 était fils de Hugues-Guillaume Goerée, mort à Middelbourg en Zélande, vers l'an 1643, qui a donné une traduction en flamand du Traité de la république des Hébreux, de Pierre Cunœus, Amsterdam, 1682, in-8°. Il a aussi d nné une Continuation de ce traité en 2 vol. qui a encore été augmentée d'un vol. par Guillaume Outran, qui faille 4' volume de cette collection, Amsterdam, 1705, in-12. Le tout a paru aussi en français à Amsterdam, 1705. — Guillaume Goerée eut un fils, nommé Jean, qui se fit une grande réputation p-r sonhabiletedansledessin.il dessina les beaux tableaux qui soi.t dans la salle bourgeoise de 1 hôtel de ville d'Amsterdam. Il mourut dans cette ville le 4 janvier 1731. GOETHALS. Voy. Henri de Gand.
GOETZE (Jea\-Melchior), frère de Jean- Auguste Ep raim Goetze, qui se fit un nom comme naturaliste, s'est rendu célèbre par ses ouvrages de controverse protestante. Né àHalberstadt le 16 octobre 1717, il étudia la théologie à Iéna, puis à Halle, sous Sigismond Raumgarten, et devint premier pasteur à l'église de Sainle-Catheriie, de Hambourg, en 1755. C'esdlà qu'il mourut le 19 mai 1786. L'espèce d'emportement qu'il mit pendant 45 ans à soutenir les dogmes luthériens, soit en c aire, soit dans ses écrits, l'avait fait surnommer le pape protestant de Hambourg. Le dictionnaire des auteurs allemands, de Meusel, tome IV, p. 263 sq., donne la liste