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de ses ouvrées. En voici les principaux : Exertttatio historico-theologica de Patrum
primitira- i'eelesia' frliciori suecrssu tum in
proftiganda gentium superttitione guam in
con/innunda doctrinu christiuna, Halle, 1738,
in-4°; Réflexions salutaires sur fa mort et sur l'éternité&resl&u et Leipzig, 1755,2vol. in-8"; ibid., I T5t> Pt I7(>:{; Prtuveéfe la vérité gue Jésus
a ressuscité la fille de Jaire d'une mort réelle et non }>us d'une défaillance, Mag lebourg, J7G.J, i n-N' : Preuve de la divinité du phénomène (jui, lors de la naissance dç Jésus, a apparu au.r Mages de l'Orient, ibid., 1764, in-8"; Défense de la polyglotte d'.Mcala, surtout du Nouveau Testament, contre les doutes sur son authenticité élevés par Wetstein et Sauter, dans lequel on donne la description d'une édition extrêmement rare de la traduction du Nouveau Testament, par Luther, publiée en bas saxon, à Hambourg, en 1523, m-8°, Hambourg, 1765, in-8°; Avis nécessaire sur l'écrit de M. Busching , intitulé : Observations général s sur les ouvrages symboliques de l'église luthérienne, Hambourg, 1770, in-8°. Gnetze y ajouta un Supplément, Hambourg, 1771, in-8"; Avis succinct, mais nécessaire , sur les Passions du jeune Werther, Hambourg, 1775, in-8° ; Essai d'une histoire des Bibles imprimées dans la Basse-Saxe depuis 1621 jusqu'en 1710, Halle, 1775, in-4°; Catalogue de la collection formée par Goetze des Bibles rares en différentes langues avec des observations critiques et littéraires, Halle, 1777, in-4"; Comparaison exacte et très-soignée entre les éditions originales de la traduction de la Bible par Martin Luther, de 1517 à 1515, etc., Hambourg et Leipzig, 1777-1779, deux parties, in-l°; Dessau, 1782. Goetze fut l'éditeur de l'Histoire de la traduction allemande de la Bible par Luther, depuis 1517 jusqu'à 1531, par J.-G. Palm, Hall, 1772, in-4°, et il inséra un grand nombre de dissertations et d'articles littéraires dans divers recueils périodiques de l'Allemagne.
GOFFRIDY (Louis). Voy. Louis.
G01C0ECHEA (Joseph-Antoine de Lieudoy), franciscain, né en 1735, à Carlhagène d'Amérique, mort en 1811, devint professeur de philosophie et de théologie à l'université de Guatimala. 11 eut la gloire d'importer et de naturaliser dans sa patrie une foule d'inventions utiles et de découvertes importantes faites dans diverses branches des connaissances humaines en Europe, où il était venu les recueillir. De concert avec quelques amis, il fonda la Société économique de Guatimala, province sur laquelie cet homme estimable s'etforça toute sa vie de répandre les bienfaits les plus précieux, l'enseignement des vérités évangéliques et celui de l'agriculture, des sciences et des arts. Outre un assez grand nombre de Mémoires sur la botanique, sur l'agriculture, sur la mendicité et les moyens de l'extirper, etc., lus à la Société économique, on a de J.-A. de Licudoy Goicoechea divers Sermons tant imprimés que manuscrits, et une Réclamation en faveur des Indiens, adressée au roi Charles IV. GOLDAST de Heimi.nseeld (Melchior),
historien suisse, né te 6 janvier 1576, à Esperi près de Kischofs-Zell en Suisse, conseiller du duc de Saxe, était un homme extrêmement laborieux, et un grand compilateur. Il laissa divers ouvrages. Les principaux sont : Monarchia sancti imperii romani, 1611, 1613, et 1611, ep 3 vol. in-fol. C'est une compilation de différents traités sur la juridiction civile et ecclésiastique, assez curieuse, mais pleine de faux titres. L'auteur y a surtout ramassé, sans discernement ni critique, tout ce qui parait favorable à sa secte, et propre à donner des idées fausses de l'Église catholique. Alamanicarum rerum scriptores uliquot vetusti, collecti et glossis illustrât/', Francfort, 1606, 1661, 3 vol. infol.; ibid., 1730 in-fol., recueil utile pour l'histoire ecclésiastique de 1 Allemagne. Commentarius de Bohemiœ regno, Franc. oit, 1627, in-V" ; Informatio de statu Bohemiœ quoad jus, in-V", réimprimé à Francfort en 1627 ; Sibglla francica, Altdorf, 1606, in-l° ; C'est un recueil de différents morceaux sur la Pucelle d'Orléans ; il est rare. Scriptores aliquot rerum Suevicarum, in-l°. Collectio constitutionum imperatorum, 2 vol. in-fol. Collectio consuetudinum et legum imperialium , in-fol., Politica imperialis , 2 vol. in-fol. Voy. un recueil de lettres qui lui furent écrites par divers savants : on l'imprima en 1688 à Francfort, (ioldast avait été instituteur, avant de s'occuper de la publication de ses ouvrages. Nicéron dans le tome XXIX de ses Mémoires en donne la liste complète. On a publié à Francfort Catalogue bibliothecœ Goldastianœ dans lequel on trouve la liste des collections inédites et des manuscrits laissés par Goldast, qui mourut à Bremen le 11 août 1635.
GOLDHAGEN (Hermann), jésuite, savant philologue, né à Mayence en 1718, mort en 1791 à Munich, conseiller ecclésiastique de cette ville après la suppression de son ordre, a laissé, tant en latin qu'en allemand, un grand nombre d'ouvrages classiques, de dissertations sur les langues anciennes, sur l'histoire et l'Ecriture sainte, et d'autres écrits, dont les principaux sont : Bhetorica explicata et applicata ad éloquent iam civilem et ccclesiasticam, Mayence et Francfort, 1753, 1760, in-8' ; Meletema biblico-philol. de religione Hebrœorum sub lege naturali, Mayence, 1759 , in-8° ; Lexicon grœco-latinum recenrsens grœca themata, ibid., 1753, in-8% etc.
GOLIATH, géant de la vihe de Geth, d'environ 9 pieds 3 pouces de hauteur, fut tué par David d'un coup de pierre, vers l'an 1063 avant J.-C. Ses armes répondaient à la grandeur de sa taille. Son casque était d'airain ; sa cuirasse, de même métal, pesait 5000 sicles, ce qui fait plus de 95 livres de notre poids. Il avait aussi des bottes et un bouclier d'airain. Le fût de sa hallebarde était de la grosseur d'une eusuble de tisserand ; et le fer dont elle était garnie pesait 600 sicles de fer, c'est-dire plus de 11 livres. Horstius prétend que ses armes devaient peser au moins 272 livres de notre poids.
GOL1US (Pierre), ou Céaestin de Sainte
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Luduvine, frère du savant orientaliste Jac- « on voit les docteurs de Dordrecht rappeques Golius, naquit à Leyde, se fit carme « 1er l'exemple et la méthode des anciens déchaussé, et passa à Alep en qualité de « conciles, de condamner les erreurs, et que missionnaire : il remplit cet emploi avec « l'on se souvient des déclamations foubeaucoup de zèle dans toute la Syrie, et éri- « gueuses que les protestants se sont permigea un monastère de son ordre sur le Mont- « ses contre tous les conciles ? Pour com- Liban. Il alla ensuite à Rome, où il enseigna « blo de ridicule, ils citent la conduite des la langue arabe, et travailla à l'édition de la « princes et des souverains, qui ont protégé Bible en cette langue , imprimée l'an 1671 « l'Eglise contre les attaques des hérétiques, par les soins de Sergius Risius, savant ma- « après avoir cent fois blâmé les empereurs ronite, archevêque de Damas. Ses supérieurs « qui se sont môles des disputes de religion ; l'envoyèrent vers ce temps visiter les mis- « ils félicitent l'Eglise belge d'être délivrée sions des Indes ; il mourut à Surate vers « de la tyrannie de Vantechrist romain, et de l'an 1673. On a de lui : une traduction en « l'horrible idolâtrie du papisme , pendant langue arabe de l'Imitation de Jésus-Christ, « qu'eux-mêmes exercent contre leurs frères par Thomas à Keinpis, imprimée à Rome en « un de ces principaux actes de cette pré- 1663, et réimprimée à Halle par les soins de « tendue tyrannie , en se rendant juges et Callenuerg, 173S, 1739, 4 parties in-4.° ; Vie « arbitras de la croyance, etc. Aussi les arde sainte Thérèse, en arabe ; il a traduit en la- « miniens ne manquèrent pas de faire à tin de l'arabe, Paraboles et sentences ;Deprœ~ «leurs adversaires tous les reproches que cipuis controversiis inter catholicos et hœre- « les protestants ont faits contre le concile ticos Orienlis,e\ plusieurs ouvrages de piété; « de Trente, qui les a condamnés. Ils dirent Les commencements de la mission des Pères « que ceux qui s'arrogeaient le droit de les Carmes, sur le mont Liban, en italien. « juger, étaient leurs accusateurs et leurs GOxMAR (François), théologien calviniste, « parties ; qu'un synode devait être libre, chef des Gomaristes ou contreremontrants , « que les accusés y devaient être admis à se naquit à Bruges en 1563. Après avoir étu- « défendre et à se justifier ; que les prétendié sous les plus habiles théologiens calvi- « dus juges se rendaient arbitres de la panistes, il obtint une chaire de théologie à « rôle de Dieu, etc. On n'eut aucun égard à Leyde en 1594, et l'occupa avec distinct on. « leurs plaintes, ni à leurs clameurs. » 11 Arminius professait alors dans l'université est constant que le synode de Dordrecht ne de cette ville ; ce sectaire, trop favorable à fut autre chose qu'une farce politique jouée la nature humaine, donnait à l'homme tout par le prince Maurice de Nassau, prince d'Ole'mérite des bonnes œuvres. Gomar, parti- range, pour se défaire de quelques républisan des opinions de Calvin sur la prédesti- cains qui lui faisaient ombrage. Gomar mounation, aussi inquiet que cet hérésiarque et rut à Groningue en 1641, à 78 ans. Ses oùaussi fanatique, s'éleva avec force contre un vrages ont été recueillis in-fol., à Amsterdam, sentiment quilui paraissait anéantir lesdroits eu 1645. Voy. Arminius et Episcopius. de la grâce. 11 attaqua Arminius en particu- GOMBERVILLE (Marin Le Roi, sieur de), lier et en public. La mort de celui-ci ne ter- né en 1600 à Paris, suivant les uns, et, sui mina pas les contestations. Vorstius fut mis vant d'autres, à Chevreuse ou à Etampes , en sa place, sans que Gomar pût l'empêcher dans le diocèse de Versailles, fut un de ceux Voy. VoRSTiusj. Il y eut de longues con- qui furent choisis parmi les beaux esprits du 'érences, surtout dans le fameux c ncilia- royaume , lorsque le cardinal de Richelieu bule de Dordrecht en 1618, qui, loin de rap- forma l'académie française. A l'âge de 14 ans, procher les partis, les aigrirent davantage, il donna un recueil de 110 quatrains à l'hon- Les gomaristes voulaient soumettre les ar- neur de la vieillesse : ouvrage faible, et dont miniens aux décrets de ce prétendu concile ; on n'aurait pas fait mention, s'il n'eût été inconséquence t isible dans les sectaires, qui prématuré. Il s'appliqua dans la suite à com • rejetaient l'autorité de l'Eglise, et ne con- poser des romans ; mais ayant fait connais., naissaient point de tribunal infaillible en ma- sance avec les solitaires de Port-Royal, il ne tière de dogme. « L'on a peine de retenir son voulut plus écrire d'ouvrage profane. Cette « indignation, dit un critique d'ailleurs très- ferveur s'attiédit un peu sur la tin de ses jours, « modéré, quand on voit le synode de Dor- mais il n'en fut, dit-on, pas moins attaché au « drecht se fonder sur la promesse que Je- parti. Il mourut en 1674, à 74 ans. On a de « sus-Christ a faite à son Eglise, d'être avec lui des ouvrages en vers et en prose. Ceux « elle jusqu'à la consommaiion des siècles, du premier genre sont des poésies diverses, « pendant que tous les protestants font pro- dans le recueil de Loménie de Brienne. Son « fession de croire que ce divin Sauveur a Sonnet sur le Saint-Sacrement, et celui sur la « abandonné cette même Eglise , immôdia- Solitude, sont les meilleures pièces de ce re- « tement après la mort des apôtres; que cueil. Les productions du second ordre sont : « pendant quinze cents ans, il y a laissé in- des romans : Polexandre, 5 vol. in-8° ; la « troduire les erreurs les plus monslrueu- Cythérée , 4 vol. in-8° ; la Jeune Alcidiane, « ses et les superstitions les plus grossie- 1651, in-8% ou 3 vol. in-12, pleins d'aven « res, de manière que celte Eglise n'était tures peu vraisemblables et longuement con « plus l'Eglise de Jésus-Clnist, mais la pros- tées ; Discours sur les vertus et les vices dt « tituée de Babylone, de laquelle il a fa, lu' Vhistoire et de la manière de bien écrire, ave< « se séparer au xvie siècle, pour pouvoir un traité de VOrigine des Français, in-4" « faire son salut. Que penser encore, quand Paris, 1620. Ce petit ouvrage est fort rare