GON
coy
parmi les remarques unies qu'il renferme," il v en a plusieurs de singulières et de fausses. L'édition des Mémoires du duc de Nerrrs, 2 vol. in-folio, Paris, 16G5. Ces mémoires commencent en 151V, et finissent en 1595; mais Gomberville les a enrichis de plusieurs pièces curieuses qui vont jusqu'en 1610, année de l'assassinat de Henri IV ; Relation de la rivière des Amazones, traduite de l'espagnol du jésuite d'Àcunha , avec d'autres relations , et une dissertation sur cette rivière, h vol. in-12; La doctrine des Mœurs, tirée de In philosophie des stoiques, représentée en cent tableaux et expliquée en cent discours, in-folio, en 16'*6, 1608, in-12: ouvrage qui fut plus recherché pour les planches que pour les paroles.
GO.MER, fille de Débélaïm, renonça à la prostitution dans laquelle elle vivait, pour épouser le prophète Osée, dont elle eut, dit l'Ecrit ure, trois enfants, un fils et deux tilles. Le saint homme reçut ordre du Seigneur de prendre pour épouse une femme débauchée, pour marquer dans le langage typique, alors en usage chez les juifs et chez d'autres nations, la prostitution et les désordres de Samarie, qui avait abandonné le Seigneur pour se livrer à l'idolAtrie ; et il épousa Gomer. V. Osée.
GONDR1N ( Louis-Henri de Pardaillan de), né au château de Gondrin, diocèse d'Auch, en 1020, d'une famille ancienne, fut nommé en lGii coadjuteur d'Octave de Bellegarde, archevêque de Sens, son cou--in. Il prit possession de cet archevêché en 10i0, et le gouverna jusqu'à sa mort, arrivée le 20 septembre 1674, à 54 ans. Il eut de grands démêlés avec les jésuites qu'il interdit dans son diocèse pendant plus de 25 ans. Le parti d ■ Jansénius le regardait comme un appui; cependant Gondrin signa en 1653 laieltre de l'assemblée du clergé au pape Innocent X, où les prélats reconnaissent « que les cinq « fameuses Propositions sont dans Jansénius, « et condamnées nu sens de Jnnsénius, dans « la constitution de ce pontife. » Il signa aussi le Formulaire sans distinction, ni explication; mais ensuite il parut s'en repentir, et se joignit aux quat:e évêques d Alet, de Pamiers, d'Angers et de Beauvais, pour écrire à Clément IX, « qu'il était nécessaire « de séparer la question de fuit d'avec ce.'Je « de droit, qui étaient confondues dans e « Formulaire. » L'abbé Bérault l'appelle un « caméléon qui prenait la couleur de tous « les objets intéressants qui l'environnaient « et la quittait aussitôt qu'ils cessaient de « l'intéresser. » On a de lui : des Lettres;
filusieurs Ordonnances pastorales. On lui attribue la traduction des Lettres choisies de saint Grégoire le Grand, publiée par Jacques Boileau.
GONET (Jean-Baptiste), provincial des domi icains, mort à Béziers sa patrie, en 1681, à 65 ai. s, était docteur de l'université de Bordeaux, où il professa longtemps la théologie. Sa piété égalait son savoir. Nous avons de lui une "théologie imprimée à Lyon, 1681, en 5 gros vol. in-fol., sous le titre de Olypeus Theologiœ Thomisticœ; et quelques
autres ouvrages de scolastique. Bayle dit que Gonet fit approuver dans l'université de Bordeaux, où il avait professé, les Lettres provinciales; il ne f-.it pas attention nue les jacobins, et une partie de la doctrine de leur école, sont attaqués dans ce livre. Les au très écrits de Gonet sont : Mnnunle Thomis larum, 6 vol. in-12 ; Dissertatio theologicade probubililnte.
GONNELIEU (Jérôme de ), né a Soissons en 16'fO, jésuite en 1657, mort à Paris en 1715, parcourut avec succès la carrière brillante de la chaire, et celle de la direction, moins éclatante, mais aussi difficile. Ses mœurs étaient une prédication continuelle, et la plus efficace. Ses ouvrages, fruit de sa piété et de son zèle, sont en grand nombre. Exercices de la vie spirituelle, Paris, 1701, in-12; Pratique de la vie intérieure, ib\û., 1710, in-12; Instruction sur la confession et la communion, ibid., 1713; le Sermon de N.-S. à ses apôtres après la cène, avec des réflexions, ibid., 1712, in-12, etc. Le plus connu est son Imitation de Jésus-Christ, 1763, in-12, traduite fidèlement et avec onction, quoique bien inférieure à l'original, et augmentée de réflexions et de prières. Mais cette traduction est de Jean-Baptiste Cusson. Le Père Gonnelieu est seulement auteur des prières et des pratiques qui suivent chaque chapitre.
GONSALVE (Martin), fanatiqueduxiv'siècle, né vers l'an 13*25 à Cuenca en Espagne, prétendit qu'il était l'ange saint Michel, à qui Dieu avait réservé la place de Lucifer, et qui devait combattre un jour contre l'antechrist. L'inquisition le livra au bras" séculier qui en fit une jusiice sévère ( 1374 ). 11 avait un disciple nommé Nicolas le Calabrais, qui voulut le faire passer ap-ès sa mort pour le Fils de Dieu, et qui assura que le Saint-Esprit devait sauver, au jour du jugement, tous les damnés par ses prières. Nicolas prêcha ses erreurs à Barcelone, et finit comme son maître.
GONTEBY (Jean), jésuite, né l'an 1562 à Turin, se distingua dans la prédication, et publia plusieurs ouvrages de controverse estimés, écrits en frança.s pour la plupart. On en t-ouve la liste dans Sotvel et dans l'Examen critique des Dictionnaires, par A. -A. Barbier. Les principaux sont : Correction fraternelle faite à M. Dumoulin, ministre du Pont -Char ent on, Paris, 1607, in-12 : cet ouvrage traite du baptême et des limbes, et l'auieur y prend le nom de Philothée, bachelier; Conséquences auxquelles a été réduite la religion prétendue réformée, Rouen et Paris, 1610, in-8°; La vraie procédure pour terminer le différend en matière de religion, Caen, 1607: c'( st un extrait des sermons de l'auteur fait par un nommé Julian; Lettre à M. le Comtet gouverneur de Sedan, avec les réponses, Sedan, 1613, in-12. Ces lettres, au nombre de dix, dont cinq sont de M. Le Comte, roulent sur diverses matières de controverses; sur l'autorité des papes et des conciles, sur le pouvoir des papes, le temporel des rois, le culte des images et de la croix; sur l'Eucharistie, le célibat des prêtres, et sur les indulgences.