‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 107 sur 323 · GON · texte numérisé non relu

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Du Juge des controverses, Paris, 1616, in-89; Instruction du procès delà religion prétendue reformée, par R. P. J- Gonter, . Bédé de la Gourmandière tâcha de réfuter Gontery par l'écrit intitulé Réponse au libelle, etc. Il est parlé du Père Gontery dans les ouvrages suivants, savoir -.Discours sur ce gui s'est passé en la conférence entre le père Gontery et les ministres de Caen, par un anonyme, 1606, in-8°; Les trophées du Père Gontery, jésuite, avec un catéchisme pour son instruction, par J. Caspel, Sedan, 1613, in-8°; Discours sur le sujet proposé en la rencontre du père Gontery et du sieur Moulin, où il est traité de la mission des pasteurs, du sacrifice de la messe et de la présence réelle, par Pierre de Berulle, Paris, 1609, in-8°; Lettre à mademoiselle de Sainte- Beuve, sur le décès et la louange du père Gontery, de la compagnie de Jésus, par J. D. C, Paris, Chappelet, 1617, in-8° de 42 pages. Le père Gontery mourut à Paris en 1616, âgé de 54 ans; il fut un des plus redoutables adversaires des soi-disant réformés; son zèle et ses lumières devinrent très-utiles à la religion catholique, qui avait en lui un de ses plus ardents défenseurs.

GONTHIER, poêle latin du xnr3 siècle, après avoir été maître d'école, fut moine de l'abbaye de Paris, ordre de Cîteaux, dans le diocèse de Bâle, où il mourut le 11 mars 1223, On a de lui : Historia Constantinopolitana sub Balduino, circa annum 1203, insét ée dans les Leçons anciennes de Henri Canisius. Amsterdam, 1725,in-fol., à la tin du t. IV. Gonthier composa cette histoire sur la relation de son abbé Martin qui avait assisté au siège de Constantinople. De oratione, jejunio eteleemosynalibriXIlI, Bâle, 1504 et 15/7, in-4°. On ne sait s'il faut attribuer l'ouvrage suivant au même Gonthier, ou s'il est d'un autre auteur du môme nom : Guntheri poetœ Ligurinus, de gestis Friderici I, publié par les soins de Conrad Peutinger, Ausgbourg, 1507,in-fol., et plusieurs fois depuis. Ce poëme, dont la latinité tient de la pureté des premiers siècles, porte le titre de Ligurinus, parce que l'auteur y chante l'expédition de Frédéric Barberousse dans la Ligurie, c'est-à-dire, dans le Milanais et dans la Lombardie. —11 est différent d'un autre Gonthier, moine de Saint-Amand, qui a donné : Martyrium sancti Cyriaci, en vers ; Historia miraculorum sancti Amandi, dans les Bollandistes, février, tom. I. Gonthier assista à la t anslation du corps de saint Amand en 1107, et fut témoin des miracles arrivés à cette occasion : preuve de fait bien respectable en faveur du culte des saints et de leurs reliques. Voy. Gamaliel, Gervais et Protais.

GONZAGUE (Hercule), né en 1595 de François de Gonzague et d'Elisabeth d'Est, fut évêque de Mantoue, archevêque de Tarragone, et créé cardinal par Clément VII en 1527. Il arrêta avec beaucoup de zèle les progrès de l'hérésie en Italie. Paul III, en reconnaissance des services qu'il rendait a la religion, lui adressa un bref l'an 1543, où il lui accordait une pleine autorité sur tout son clergé séculier et régulier. Pie IV l'en-

voya au concile de Trente en qualité de son premier légat. Il y mourut le 12 mars 1563.

GONZAGUE ( saint Louis de), fils de Ferdinand, marquis de Castiglione, de la maison de Mantoue, naquit au château de Castiglione le 9 mars 1563, entra chez les jésuites le 2 novembre 1587, et s'y sanctifia en peu de temps par l'exercice de toutes les vertus, surtout par une grande pureté de mœurs et une ardente charité; il mourut d'une langueur contractée au service des malades à Rome en 1591, âgé d'un peu plus de 23 ans, après en avoir passé près de six dans la société. On l'enterra dans l'église du collège des Jésuites. Son corps a été depuis transféré dans une chapelle qui a été bâtie sous son invocation, par le marquis Scipion Lancelotti. Saint Louis de Gonzague fut béatifié par Grégoire XV en 1621, et canonisé par Benoit XIII en 1626. Le Père Dorléans a écrit sa Vie. On trouve l'histoire de ses miracles dans lePèreCénari, et dans les Bollandistes.

GONZALEZ DE CASTIGLIO (Jean), augustin espagnol, célèbre par sa piété et par ses prédications, mourut à Salamanque en 1479, à 49 ans. Il fut empoisonné à l'auteLpar une hostie consacrée, qu'une dame lui avait fait donner, transportée de fureur de ce qu'il avait converti son amant.

GONZALEZ (Thyrse), espagnol, général des jésuites, mort à Rome en 1705, a combattu la doctrine de la probabilité, soutenue par plusieurs casuistes, dans un Traité imprimé à Dillingen, 16b9, in-4°, et à Naples, 1694. Les éditions de Rome, de Lyon et d'Anvers, 1694, sont tronquées. L'auteur y montre que ce n'est pas une opinion généralement reçue dans sa société; il prouve même qu'enseignée au xvie siècle dans toutes les écoles, elle a eu pour premiers adversaires des jésuites, entre autres Rebellus en 1608, Comitulus en 1609, André Blancus sous le nom de Candidus Phiialétès. Il la réfute ensuite très-fortement, sans néanmoins ob.iger les théologiens de son ordre à suivre son sentiment, déclarant qu'il écrit comme simple particulier et non comme général. On a encore de lui : un Traité contre les propositions de l'assemblée du clergé de France de 1682. Manuductio ad conversionem Mahumetanorum, Dillingen, 1689, in-4°. Veritas religionis christianœ demomtrata, S" édition, Lil e, 1696, in-12.

GONZALVEZ (Jacques), jésuite missionnaire portugais, né dans l'île de DivaràGoa en 1672, prêcha l'Evangile à Ceylùn pendant 33 années, opéra un nombre considérable de conversions, et mourut en 1742, après avoir établi plusieurs églises et collèges. 11 laissa manuscrits diférenis ouvrages écrits en portugais, en chingalais et en tamoul. L'un des pi us remarquables est celui qu: apourtitre (en portugais ) Principes gui démontrent l'origine de la secte de Buda ( Bouddah ), où l'on parle des pays dans lesguels elle fut propagée, et de V impossibilité de l'observer.

GORDON (Jacques-Huntleï) , d'une des meilleures maisons d'Ecosse, alla à Rome, où il se fit jésuite en 1563; il se rendit habiie

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