GOT
dans la philosophie, la theomgie et ies langues, il enseigna L'hébreu avec réputation à Bordeaux, à Paris eft à Ponfc-à-Mousson, et voyagea en Allemagne, en Danemark et dans les îles britanniques, où il eut beaucoup à souffrir pour » religion cathotiqnie. Il mou* rut B Paris, en 1620, à 77 ans. On a de lui : ('niitrorrrsiiiniin christ ianœ fidei epitome, Cologne, L6Î0, 2 vol. in-8".
GORDON [Jacques I.esmore), d'une des plus illustres maisons d'Ecosse, né à Aberdeen en IÎÎ52, entra chez les jésuites,* Paris, en lo7.i. Après avoir enseigné la théologie, et gouverné les collèges de Toulouse et de Bordeaux, il fut appelé à la cour pour ôlre confesseur de Louis XIII. Il mourut a Paris, M KiVl, à 88 ans. Il est auteur d'un Commentaire latin sur la Bible, en 3 vol. in-fol.; d'Une Chronologie , in-fol., aussi en latin, depuis la création du monde jusqu'à l'an 1017; d'une Théologie morale, en 2 vol. in-fol., et de quelques autres ouvrages en latin.
GORDON (Thomas), célèbre écrivain politique du xvin' siècle, né dans la province de Galloway, en Irlande, mort au mois de juillet 1750% à (i6 ans, avait le génie de la politique et de la littérature. 11 se livra d'abord à Londres à renseignement, puis s'associa aux travaux littéraires de Trenchard, et publia avec lui les Lettres de Caton, en anglais, 1737, 4 vol. in-12, et le Whig indépendant, ou Défense du christianisme primitif, 1728, in-8", ouvrages dirigés contre l'administration de cet te époque et auxquels l'esprit de parti donna de la vog ic. Gordon composa aussi quelques brochures en faveur de sir Robert \V al pôle. Son goût pour les écrivains penseurs l'engagea à donner, en 1728, une bonne traduction anglaise de Tacite, précédée de discours politiques qui. furent traduits en français, et parurent à Amsterdam, 1742, 2 vol. in-12. En 1743, il donna la traduction anglaise de Salluste. Les discours politiques qu'il y joignit furent aussi traduits en français, par Daudé, 1759, 2 vol. in-12. Gordon lit suivre cette trad. de celle des Catil inaires de Cicéron.
GORDON (Alexandre:, écossais, voyagea en Italie où il s'arrêta longtemps, passa de là en France, en Allemagne ; fut secrétaire de plusieurs sociétés scientifiques en Angleterre, et se rendit, en 1741, dans la Caroline, où il occupa divers emplois. Il était juge de paix, lorsqu'il y mourut après l'an 1750. On a de lui : Vie du pape Alexandre VI, et de son fils César Borgia, traluite en fiançais, Amsterdam, 1732,2 vol. in-8°, ouvrage curieux et à quelques égards assez impartial : cependant, poussé peut-être trop loin, selon Lenglet du Fresnoy; «La conduite de ce « pape, ajoute le même critique, a été déré- « glée, et on ne l'a que trop fait savoir. » L'original de cet ouvrage a été imprimé en 1726, in-fol. ; Voyage en Ecosse, avec 66 planches, 1726, in-fo|. • Supplément à ce voyage, 1732; Essai sur les antiquités égyptiennes, 1737 et 173!), in-fol.
GORITZ (le P. Franco-' A\t:,!\e), ainsi nommé de Goritz ou Go: il était
né vers 1725, entra chez les Pères capucins
dans la province de Styrio, et se distingua à la fois par sa doctrine, Il pureté de ses mœurs et son humilité chrétienne. Il fut (tendant plusieurs années professeur de théologit
dans les écoles de son ordre, et publia plu sieurs savants ouvrages sur la morale, sur les monuments profanes et sacrés. Pie VI. instruit des vertus et des connaissances du P. François-Antoine, le reçut avec beaucoup de bienveillance lors du voyage de ce pou tife à Vienne, en 1782. Un des meilleurs ouvrages de ce reli :ieu\ est SOU Epitome theologiœ moralis in CCXXXIII labulis P. F. A. a i.oritia, 1795; Venise, 1805; à Paris, 1821. die/ Riurc-Kusand, et 1825 et 1829, chez Adrien Leclère. Le P. François mourut en 178V, avant d'avoir pu terminer cet ouvrage. C'est un de ses confrères, le P. Jérôme de Goritz, qui l'a revu et achevé ; il le dédia à Pie VI ; mais ce pape était mort lorsqu'on publia l'édition de Venise. On trouve dans ce livre toute la théologie morale distribuée par tableaux qui, pour chaque question, offrent d'un coup d'œil tout ce qui se rapporte à la pratique; ces tableaux n'occupent pas plus dune page chacun, et sont au nombre de deux cent trente-trois, distribués par divisions et subdivisions. Chaque tableau présente de suite tous les principes" qui peuvent servir à résoudre les difficultés qui se présentent, soit dans les divers cas de conscience, soit dans l'administration des sacrements. L'auteur cite les autorités sur lesquelles il appuie ses décisions. Plusieurs professeurs de théologie, qui ont lu Y Epitome, le regardent comme un résumé exact des règles de la morale, très-utiles pour les pasteurs et les confesseurs; d'autant plus que Fauteur a évité les deux extrêmes, le relâchement de certains casuistes et la sévérité outrée de quelques autres.
GOKRAN (Nicolas de), religieux dominicain, natif du Maine, mort vers 1295. Philippe le Hardi le nomma confesseur de son (ils, depuis roi de France, sous le nom de Philippe le Rel. On a de lui des Commentaires sur presque toute la Bible; des Sermons et quelques autres ouvrages, dont la plupart ne se trouvent qu'en manuscrit dans la bibliothèque de Sorbonne.
GOTER (Jean), missionnaire catholique anglais, né dans le comté de Southampton, fut évoque de Londres après Richard Challones, qui lui devait sa conversion ; il avait été élevé dans hs erreurs de l'anglicanisme, qu'il s'empressa d'abandonner dès qu'il eut pu connaître la vérité. Il mourut en 170i, en'se rendant à Lisbonne pour quelques affaires du clergé, et laissa la réputation d'un habile controversiste. On a de lui un grand nombre d'ouvrages dont 17 de controverse, de morale et de piété: ils sont estimés des catholiques anglais. On distingue entre autres : Raison et autorité; Iq, Nuée de témoins; la Transsubstantiation défendue; le Guide du chrétien da?.< le choix d'une religion; h Papiste ma), représenté. On en trouvera ra liste dans l'Histoire de l'Eglise d'Angleterre, par ï)0(M, Bruxelles, 3 vol. 1737, 1739 et 174-2. i>on Catéchisme pratique.