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ou Règle pour se conduire chrétiennement dans le monde, est estimé. M. Migne l'a fait entrer dans sa collection de Catéchismes philosophiques , polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiques, 1842, 2 vol. in-4°.
GOTESCALC ou FULGENCE, fameux bénédictin, né en Allemagne vers Tan 806, prit l'habit monastique à Orbais, diocèse de Soissons, et y fut élevé au sacerdoce. Après s'être rempli de ce qu'il croyait être la doctrine de saint Augustin, il passa à Rome, et de là dans l'Orient, où il répandit ses sentiments sur la prédestination. De retour en Italie, l'an 8V7, il s'entretint sur cette matière, aussi sublime qu'obscure, avec Northingue, évêque de Vérone, qui, effrayé de ses principes, les déféra à Raban, archevêque de Mayence. Ce prélat, convaincu que le bénédictin enseignait que Dieu nécessite tous les hommes à se sauver ou à se perdre, l'anathématisa en 848 dans un concile. Il écrivit contre lui à Hincmar, archevêque de Reims, dans le diocèse duquel Gotescalc avait reçu la prêtrise. Hincmar convoqua un concile l'année d'après, à Quiercy-sur-Oise. Gotescalc fut dégradé du sacerdoce et fouetté publiquement en présence de Charles le Chauve, ensuite enfermé dans l'abbaye d'Hautevilîiers. Les verges ne le changèrent point. 11 écrivit deux confessions de foi pour soutenir sa doctrine, offrant de la prouver en passant de suite par quatre tonneaux pleins d'eau, d'huile ou d^ poix bouillante, ou même par un grand feu. On rit de son fanatisme et on le laissa en prison. Saint Remy, archevêque de Lyon, se déclara pourtant contre le châtiment qu'il avait essuyé. Gotescalc mourut dans sa prison en 868, victime de son opiniâtreté. Hincmar lui lit refuser les sacrements et la sépulture comme à un hérétique obstiné. Cet archevêque peint le bénédictin comme un homme rustique, bizarre et inconstant. C'est sous ces traits qu'on le connaissait, dit-il, dans son monastère. Flodoart, dans son Histoire de l'Eglise de Reims, chapitre 12, dit « qu'il était dan- « gereux d'avoir des conférences particulières « avec cet hérétique , parce qu'il soutenait « impudemment qu'on lui avait dit des cho- « ses auxquelles on n'avait jamais pensé. » Ussérius a donné sa Vie, Dublin, 1631, in-4°, Hanau, 1662, in-.,°. C'est le premier livre latin impr. en Irlande : on le trouve dans Vindiciœ prœdestinationis et gratiœ, Paris, 1650, 2 vol. in-4°, et dans VHistoria Gotescalchi prœdestinatiani , Paris, 1655, in-folio, du P. Cellot. Voy. aussi VHistoria prœdestinatianismi du P. Sirmond.
GOTH ou GOÏHUS (Laurent), archevêque d'Upsal, en Suède, au xvic siècle, jouissait d'une si grande réputation de savoir et de piété, que le roi Jean, voulant relever le catholicisme dans ses Etats, l'engagea à mettre son nom à une Liturgie, conforme quant au fond à la Lituigie catholique. C'était l'ouvrage du clergé suéd"is, qui, par ordre de ce prince, s'était assemblé plusieurs fois dans cette vue. Pour d muer plus d'autorité à cette
Liturgie, le prince voulut la faire paraître sous un nom respectable dans l'église do Suède. Les ménagements dont on fut obligé d'user en firent déranger l'ordre, et engagèrent à supprimer Vlnvocation des saints, les Prières pour les morts, la Mémoire du pape, le mot de sacrifice, etc. Elle n'eut pas plutôt paru, qu'elle choqua les deux partis, et causa de g;ands troubles. On fut obligé de la supprimer, ce qui l'a rendue rare. Elle est intitulée : Liturgia Suecanœ ecclesiœ, etc., cum prœfatione et notis Laurentii Upsalensis archiepiscopi, i a-fol., Stockholm, 1576.
GOTTARDI (Dominique) , né à Valezzo, dans le Véronèse, devint curé , avec titre d'archiprêtre, de la paroisse de San-Donato, où il mourut le 21 mai 1794. Il s'efforça do purger la chaire sacrée des abus qui s'y étaient introduits en Italie, et cultiva la poésie avec succès. Outre une savante dissertation sur la diaconesse Daciana, réimpr. en 1793, avec des additions considérables, on a de lui un recueil de Sermons , Brescia, 1790.
GOTÏI (Vincent-Louis), de Bologne, en Italie, naquit en 1664. De simple dominicain, il s'éleva au cardinalat par ses vertus et son savoir. Benoit X11I l'honora de la pourpre en 1728. Il mourut en 1742, à 78 ans, laissant plusieurs ouvrages, parmi lesquels on distingue Sa Theologia scholastico-dogmatica, suivant l'esprit de saint Thomas, à Rome, en 12 vol. in-4° ; à Venise, 1750, 3 vol. in-fol. Quoique l'auteur soit diffus, et qu'il traite des questions qui ne sont [as toujours intéressantes, cet ouvrage est estimable par une érudiiion vaste, bien dirigée, et toujours par les bons principes. On fait peu de cas de sa Défense de la religion chrétienne, Veritas religionis christianœ contra athcos,polytheos, etc., Rome, 1735, 1740, 12 vol . in-4° quoiqu'il y ait beaucoup d'érudition.
GOUGE (Guillaume), théologien anglais, né l'an 1575, à Bow, près de Stralford,' dans le comté de Middlesex, mort à Londres le 12 décembre 1653, fut durant 45 ans ministre de l'église de Blackfriars, dans cette dernière ville. Il fit partie de l'assemblée des théologiens installés à Westminster, et s'opposa au meurtre légal de Cha.les Ier. Ses coreligionnaires vantaie t sa grande connaissance de l'Ecriture sainte. Ses principaux ouvrages sont : L'Armure complète de Dieu ; Commentaire sur VEpxtreaux Hébreux, 1665, in-fol. ; Exposition de l'oraison dominicale.
GOUGE (Thoma j, fds du précédent, né à Bowen, l'an 16G5, mort le 29 octobre 1681, fut ministre du saint- sépulcre, à Londres, durant 25 années. Sa piété et sa charité lui attiraient le respect. Parmi ses écrits on remarque : Les principes de la religion expliqués ; Le Guide,du jeune homme dans le désert de ce monde. Ces deux productions font partie du recueil de ses œuvres, 1760, 1 vol. in-8°, avec son portrait, son oraison funèbre' et sa Vie, par Tillotson.
GOUJET (Claude-Pierre ), chanoine de Saint-Jacques de l'Hôpital, des académies de Marseille, de Rouen, d'Angers et d'Auxerre, naquit à Paris, en 1697, d'un tailleur, |tai