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seils. Il expira le 13 décembre 1803. On lui •i . CMiire les ouvrages que pous ayorçs cilés : Morale tirée des confessions de saint Augustin, Paris , 178G, 2 vol. in-12 , ouvrage qu'il epirepnj pgur opposer là morale çhrefieune àdx systèmes a^s incrédules. Il prend un certain nombre de maximes du saint docteur, et il les d£velqppe .ivre beaucoup d'abondance et d'onction. Les çarqctères de la vraie dévotion , Paris . 1789 , in-hS. Ce petit ouvrage a obtenu plusieurs édi lops. L'auteur y définit l'a dévotion él en assi ne les motifs, l'objet el les moyens. Ses Maximes de la vie spirituelle, Paris, P789, in-12. Il y a on tout 2V maxinms, dont chacune esl renfermée dans un quatrain, et développée < nr file dans une explication en prose. Il sréfevaci titré ce livré quelques p'ainles, q oi ({ne le P. Grou eût, dans un préambule placé à la tète de l'ouvrage , prévenu ses lecteurs de la droiture de ses intentions. La Science du crucifix; des Méditations en forme de retraite sur l'amour de Dieu, avec un petit écrit sur le don de soi-même à Dieu, Londres, 1796, pet t in-12. Quelques théolog eus durent trouver dans cet ouvrage des idées i'avi rahles au quiétisme ; cependant un éyêque l'approuva ci en jugea la doctrine saine. Ce volume est assez rare en France. L'Intérieur de Jésus et de Marie , ouvrage qui ne parut que longiems après sa mort. , et fut publié h Par. s eu 81V, en 2 vol. in-12, d'après ses manuscrits. Il a va t composé en France plusieurs autres pet ts traies de pété qui n'ont pas été publiés'. L'un d'eux a été traduit en anglais sûu> ce titre : School of Christ (l'Ecole du Christ), par un de ses confrères, qui a traduit aussi eii anglais la Morale de saint Awjustin , et les Caractères de (a vraie dévoti on. Pendant qu il était à Paris, il <;vait réel gé uu Traite dogmatique sur la religion; nia s ayant quitté Paris à la I aie, ii avait confié les matériaux de cet ouvrage à une dame dont il coni!a;ss;iit la discrétion. Cette pâme ayant été arrêtée so s le régime de la teneur, ses domestiques, de crainte de compromettre leur maîtresse , brillèrent le manuscrit; ce qui prouve que M. B. se trompe quand il suppose que l'abbé Rergier, eCCrçsiastiq ,e très-f stimabie , s'étanl emparé de ses matériaux, les augmenta, et en composa ['ouvrage qu'il publia sous ce titre : Traité dogmatique de la vraie religion. L'abbé Grou, quand il eut ap ris que son manuscrit , qui lu <:vait coûté quatorze ans de travail, avait été l.vré aux flammes , d.t avec calme et résignation : « Si D;eu avait v ulu tirer sa « gloire de cet ouvrage, il l'aurait conservé. »
GROUSSET (l'abbé), vicaire généra! du diocèse de Mende , avait d'abord professé, depuis 1808, la théologie et l'Ecriture sainte au grand séminaire de cette vdle. On a de lui unTraité pratique sur le sacrement depénit<!.cc; un Catéchisme sur l'Eglise; un Abrégé du traité des saints mijst'rcs, de Collet. L'abbé Grousset est moit en 1835, dans un âge avancé.
GROVE (Henri) , théologien presbytérien anglais, né le i janvier 16i3 à Taunton ,
dans le comté de Somerset, dirigea longtemps le collège de ce te \ ill ■. Ses cose< tair s estimaient, s. m talent dans la chaire. 11 montra béaué up dé modération lors de la fameuse controverse sur la Truite', et mourut eu 1738, On cite de Henri Grove : Régie des récréations , composée pour ses élèves, 170S ; Essai de démonstration' de C immortalité de l'âme , 171 S; L'ssng en the terme of Christian communion , Considérations sur l'évidence de In résurrection de Notre-Seigneur, 1130; Pensées touchant la preuve d'un état futur, tirée de la raison , 1730 ; Discours sur la nature et Ç objet de la communion, \T.V1 ; La sagesse, premier principe d action dans la Divinité, 17.JV ; L'iscours sur la foi comme mogen de salut, 1730; un volume de Mélanges en prose et en vers; de n mbreux Servions. Ses Œuvres posthumes , précédées dune Vie de l'auteur, fu eni publiées par souscription^ I7W, k vol. in-8°.
GRUE (Thomas , littérateur français, mort vers la lin du xvii' siècle, ' qui nous devons des traductions de quelques ouvrages anglais. Les i rincipah'S sont : Les Religions du monde, d • Ross, in-V; la Parte ouverte pour parvenir à ta connaissance du paganisme, d'Abraham Roger, \n-k". On l'estime pour la connaissance qu'il donne des mœurs d^s brames asiatique!.
GRIET Jacqii-s), Genevois, fameux 'bertin, débitait ses imp étés vers le milieu du xv;c siècle. Il était aussi on osé à Calvin et à ses partisans qu'aux déï nscurs de la vériiable rel gion, parce qu'il n'eu professait aucune. 11 ne manquait d'à Heurs ni d'esprit ni d'érudition , et il sou(l'ra;t impatiemment les hauteurs <;es calvinistes et leur prétendue réforme. Il eût la bardiesse d'afficher des placards en 154-7 , dans esquels il accusait les réformés de la vile de Ge; ève d'être des esprits remuants, qui, après avoir renoncé à la vérité , et la plupart à leur premier état, voulaient dominer sur toutes les consciences. Tout cela était très-vrai ; mais l'mg'nui é de Gruet lui coûta cher : elle lui attira les affair s les plus fâcheuses. On saisit ses papiers ; i n y trouva d s preuves d'irréligion, et on se servit de ce prétexte pour le condamner à perdre la tète Cette sentence ft.t exécutée en loi;). Son plus grand crime, aux yeux des Genevois, était d'avoir dévoilé loin- patriarche Jean Calvin, dont il avait peint le caractère et la conduite sous ses vérita les couleurs.
GRL'NJEL'S (Siboh), hist rien et antiquaire silésien, qu'il ne faut pas confondre, comme l'ont fait quelques-uns, avec Grynjels , fut surintendant a Leigditz , en Silésie. Né le 9 ma, s loG'i , il mourut le 21 mai 1628, laissait : Monumentorum SHesiœ pericula ; Biologia principum ; Basileensium monumentorum antigrupha , Liegnitz , 1G02, iu-8°. Ce dernier ouvrage est un petit recueil de 76 inscriptions sépulcrales, ou plutôt éloges funèbres, en vers grecs ou latins.
GRUNER ( Ji- an- Frédéric) , théologien et philologue, né l'an 1723 à Cobourg, fut professeur de rhétorique et d'antiquités romai-
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nés au gymnase de cette ville, puis succéda à Baumgarten dans la chaire de théologie à Fu; îveifité de Leipzig, et y mourut le 29 mars 1778. Il s'occupa beaucoup de l'histoire de l'Allemagne , dont il éelaireit plusieurs points obscurs, et d mna de bonnes éditions de plusieurs auteurs classiq es , entre autres d'Eutro e et de Velléius. Nous citerons en outre : Cœlii Sedulii mifabîlium divinorum libri quinque, sive carmen paschale , item hymni duo ad codicum mss. et ad fidem veterum editionum recensnit, lectiones varias , observationes et indices necessarios adjecit, Leipzig, 1747, in-8°; Origines monasterii ordinis sancti Bcnedieti in Banz , Cobourg, 1751 , in-4°. On retrouve cette dissertation dans V Histoire politique delaFranconie orientale, par C.-F. Schœpfcr; Commentaria hislorica de instaurationc monasterii ordinis Sancti Bcnedieti in Banz, ibid., 1753, in-4° ; De oriqine episcoporum eorumque in ■ecclcsia primitivo jure , Halle , 1704 , in-4° ; Introduction à l'éloquence de la chaire, Halle, 1706, in-8°. La Bibliothèque théologique , par Ernesti, ayant attaqué ce dernier écrit, Gruner répliqua en publiant plusieurs petits pamphlets.
GRYN/EUS (Simon) , ami de Luther et de Mélanchthon, naqu t en Souabe l'an 14-93, et mourut à B;'le en 1541. C'est lui qui publia le premier YAlmaqeste de Ptolémée en grec. — Il y a eu de la même famille Jean-Jacques Grynée , professeur à Heidelberg , mort en 1617. On a de lui plusieurs écrits, principalement sur l'Ecriture sainte. La néphrétique, la moit de ses enfants et d'un de ses gendres, qu'il aimait comme s<m fils, éprouvèrent sa patience et hâtèrent sa mort.
GRYPHiUS ou GRYPHE (Sébastien), de Reuthlingen en Souabe, vint s'établira Lyon, où il exerça l'art de l'imprimerie avec beaucoup de succès. C'est à son occasion q pe Jean Voûté de Reims disait (pie « Ro'iert « Etienne corrigeait parfaitement les livres, « que Colines les imprimait très-bien; mais « que Gryphius réunissait les deux talents et « de corriger et d'imprimer. »
Inter lot norunl libros qui cudere, 1res sunt Insignes, langiu'l eaeiera tnrba famé.
Casligal Sleplianus, sculpït Colimeus; ulrumque Gryphius edocla inenle maauque facit.
Gryphius méritait cet éloge : il rechercha avec empressement les plus habiles correcteurs, veilla sur eux, et fut lui-même un excel ent correcteur : Yenfer, dont parle Godeau {Voy. ce nom), devenait un paradis pour les auteurs dont les ouvrages s'imprima ent chez lui. Il mourut en 1556, a 63 ans. Parmi les belles éditions dont il a enrichi la littérature, on distingua sa Bible latine de 1550, 3 vol. in-fol. Il y emplo.yale plus gros caractère qu'on eût vu jusqu'alors. C'est un chef-d'œuvre de typographie. On fait cas do toutes les Bibles hébraïques qu'il a publiées; et en particulier de l'édition du Trésor de la langue sainte de Sani tès-Pagnin, 1529, infolio. —Antoine Gryphius ou Gryphe, son fils, soutint dignement la réputation de son père. Us avaient pour enseigne un griffon, et c'est
la marque ordinaire de leurs livres. — François Gryphius ou Gryphe, frère de Sébastien, se distingua par la beauté de ses carac ères et (h- ses éditions.
GUADAtNOLO (Philippe), savant <cc'ésiastique italien, né vers l'an 1596 à Magliano, dans l'Abruzze ultérieure, occupa avec honneur une c' aire de professeur en arabe et en chaldéen dans le collège de la Sapience. La congrégation de la Propagande l'emj loya à traduire l'Ecriture sainte en arabe, sous le pontificat d'Urbain VIII, avec Sergius Risius, savant maronite, archevêque de Damas, et Pierre GoliusouCé estin de Saint-Léduvine, carme. Cette B ble fut imprimée h Rome en 1671, 3vol.iH-fo1.il mour t à Rome en 1656, laissant une bonne Apologie pour la r« ligion chrétienne en réponse aux objections d'Alimed-Ben-Zin-Alab( din, docteur mahométan, Rome, 1631, in-4°. On a encore de lui une Grammaire arabe, in fol., Rome, 1642.
GUALBERT (saint Jean), fondateur de la congrégation de Vallombreuse, était de Flor nce. (Vallombreuse était une solitudo dans l'Apennin, à sept liëifes de Florence.) Outre des moines, il reçut des laïques, qui menaient la même vie que ceux-là, et ne différaient que par l'habit : c'est le premier exemple que l'on trouve de frères tais ou con ers, distingués par ('ta: des moines de chœur, qui dès lors étaient clercs, ou propres à le devenir. Gualberl jeta le premie s fondements de son institut à Camaldoli , et se retira ensuite à Vallombreuse. 11 mourut le 12 juillet 1073 à Passignano. On suit dans son ordre la règle de Saint B noit selon son austérité primitive. Voy. sa Vie écrite avec beaucoup d'exactitude par Biaise Mélanisius, général du même ordre, et publiée avec de longues notes par le P. Cuper, dans les Acta Sanctorum.
GUALTERUS (Rodolphe), gendre de Zuingle, né à Zurich en 1519, succéda à Bullinger, et mourut en 1586. On a de lui des Commentaires sur la Bible, et d'autres ouvrages. On lit dans le Dictionnaire de Placcius, que Gualterus est auteur de Ja version de la Bibh attribuée à Vatable; mais rien de plus faux. L'ouvrage le plus connu et le plus rare de cet auteur, est une déclamation fanatique contre le pape, sous ce ti re : Anti-Christus, id est, Homiliœ quibas probatur pontificem romanum vere esse Anti- Chrislum, Zurich, 1546, in-8°. Il peut servir de règle pour apprécier )e jugement qui règne dans les autres ouvrages de ce ziiinghen.
GUANZELLIS (Jean-Marie de), religieux dominicain et prélat italien, né à Brasighella, diocèse de Faënza, l'an 1557, professa plusieurs années la théologie dans son ordre av c distinction, fut fait maître du sacré palais, et devint évêque de Poiignano dans la terre de Bari, en 1607. Il mourut en 1619. Guanzellis avait composé un ouvrage curieux : Index librorum expurgandorum in studiosorum gratiam confectus, Rome, 1607, in-8° de plus de 740 pages; et Bergame, 1608, in-8°. L'auteur annonçait un second volume, qui ne parut point, parce qu'un passage du