‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 126 sur 323 · CLE · texte numérisé non relu

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révolution força l'abbé Guenard de quitter Paris. 1' trouva un refuge auprès rie ma lame de Bauvcau-Desarmoises,qu demeurait dans son château de Blévilje, près de c , et t|iii le nomma son eha le'ain. C'esl dans ee château qu'il compo ■ fut \tion de VEncyclopédte; ('lie étail faite lorsque |e rè n • do la terrtut arriva. L'auteur nul alors prudent de brûler son n anuscrit. Qua id on lui demandai! la communication de quelques fragments de sou ou\ rage, qui lui ava t coûté 80 ans de travail, il ne ré| on lail que i ar une larme el un soupir. A des conna ssances variées, l'abbé Guenard réunissait une pi l • fcrv nie el sincère, il n'eut pas la satisfaction de voir le rétablissement de l'ordre auquel il devail ses vertus el ses lumières, et qu'il avait tant regretté. Il mourut a commencement de 18(iG, à l'âge de HO .mis. Sou Discours est dans le tome XI i des Démons tr. évanq., de M. Migne.

GUÉNÉE (Antoine , chanoine d'Amiens, membre de l'académie des inscriptions et belles-lettres , naquit à Hampes le 21 novembre 1717, de parents peu ricbes, qui cependant lui firent faire ses études à Paris. Il embrassa l'él il ecclésiastique et fut agrégé à l'université. Roi lin venait de mo irir I ■'< ''■ i . et l'abbé- Guénée devint, comme cet boinmc vénérable, professeur de rbétorique au c allège Duplessis. Pendant vingt ans qu'il consacra à renseignement, il s'efforça aussi, comme lui, d'inspirer à ses élèves l'amour des vertus chrétiennes et le goût des bonnes études. Il possédait les langues grecque et hébraïque; il voulut y joindre l'étude des langues modernes , et mit à profit dans ce but les voyages qu'il fit en Italie, en Allemagne et eh Angleterre avec des jeunes gens dont l'éducation lui avait été contiée. Après avoir obtenu la modique pension attachée à l'éméritat , il tourna toutes ses études vers des objets relatifs à la religion. C'était l'époque où Voltaire publiait sur la Bible et les juifs des ouvragés plus spirituels que profonds. L'abbé Guénée publia ses Lettres de quelques juifs portugais , allemands el polonais , à M. de Voltaire. 17G9 , 1 vol. in-8". L'ouvrage a été porté depuis à i vol. , et a eu un granl nombre d'éditions, ('es lettres obtinrent un succès complet et n'ont pas cessé depuis d'être regardées comme un des m 'illeurs ouvrages dirigés contre la philosophie lie Voltaire. L'auteur y déploie beaucoup d'érudition, ses preuves sont solides et faciles, et la critique est très-lin ■. il sert contre Voltaire de l'arme de la plaisa iterie, si redoutable entre 'es mains du philosophe de Ferney, et. il s'en sert avec avantage. 11 lui prodigue des éloges flatteurs dont l'ironie est tellement ménagée, qu'il est impossible de s'en fâcher. Aussi Voltaire, vaincu dans un genre d'escrime où il n'avait pas encore trouvé d'égal , ne p:.t s'empêcher de rendre justice au talent et au mérite d ■ son adveisaire. « Le secrétaire juif , ce. i% ait-il à « d'Alembsrt, en 1776, n'est pas sans es rit « et sans connaissances; mais il est malin <■ comme un singe, il mord jusqu'au sang en

« faisant semblait de baiser la main. » les travaux de l'abbé' Guénée lui attirèrent la considération qu'il méritait. L'évêque d'Ara eus, Je vertueux de La Motte, lui donna un canonicat ' dans sa cathédrale; le gr nd aumônier de France l'attacha à la chapelle de Versailles, et le comte d'Artois, depuis Charles X , lui donna plus tard la place de sous-précepteur de ses enfants, conjointement avec l'abbé Marie. Ap elé ain<i à demeurer à la c ur, il ne changea rien à sa manière de vivre, et partagea tout son temps entre les devoirs de sa place et ses études favorites. Mentionné honorablement dans les assemblées du clergé de 1775 et de 1780, il fui admis à l'académie des inscriptions et belles-lettres en 1778. Il fut nommé, en 1785, à l'abbaye «h1 Loroy, dans le diocèse de Bourges , m lis il ne jouit pas longtemps de ce bénéfice. Lorsque la i évolution eut éclaté, il acheta un petit bien près de Fontainebleau, relia à l'exploiter lui-même et n'y réussit pas. Il revendit cette propriété et se retira à Fontainebleau , où la nouvelle de la mort de l'abbé Marie vint troubler sa tranquillité. L'abbé Guénée mourut dans cette ville le 27 novembre 1803. Ses Lettres sont sans contredit son plus beau titre de gloire. La 6" édition a paru en 1805, Paris, ;j vol. in-8°, et i vol. in-12; elle est précédée d'une notice (par M. de Sainte-Croix : on remarque i'édilion de M. Bouchot , qui a été publiée sous ce tbre : Lettres, etc., à M. de Voltaire, avec un petit commentaire extrait à" un />lus grand, à l'usage de ceux qui lisent ses OEurres et Mémoires, sur la fertilité de la Judée, par l'abbé Guénée , 8e édition , revue , corrigée avec soin et augmentée de notes qui mettent les Lettres de quelques Juifs en rapport avec les éditions de Voltaire faites à Kehl ou huis réimpressions , et une table alphabétique des matières, Versailles, 1817, un vol. in-8°. L'abbé Q uénée avait lu à l'académie, le h mai 1779, un Mémoire sur la fertilité de I qypte, depuis la captivité de Babglone jusqu'à l'expédition d' Adrien contre les Juifs, et cie— puis il lut encore trois autres 'Mémoires sur le même si jet , en considérant la Palestine depuis Adrien jusqu'à la conquête faite par Sélim. Son but était de réfuter ce que Voltaire et plusieurs autres écrivains ont ava> ce sur la prétendue stérilité de ce pays , afin d'infirmer la véracité des livres saints. Ces Mémoires sont imprimés dans les dernières é litions des Lettres. On doit encore à ce savant éciivain : La religion chrétienne démontrée par la conversion et l'apostolat de saint Paul, in-12, 175+ , Irad de l'anglais de lord Lyttleton, et suivie de deux dissertations sur l'excellence intrinsèque de l'Ecriture sainte, tradui es de Seed; Observations sur l'histoire et sur lis preuves de la résurrection de Jésus- Christ , in-12, 1757, traduites de l'anglais de West; une édition de l'écrit de Saerlock contre Woolston , traduit par Lemoine sous ce titre : Les témoins de la résurrection de Jésus-Christ examinés suivant les règles du barreau. En lb21 , on a réimprimé ces trois ouvrages en un seul volume.

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GUENJN (Marc-Claupe), plus connu sous le nom d'abbé de Saint-Marc, né à Tarbes en 1730, fut t'ievé au séminaire d'Auxerre , devenu , sous M. de Caylus, l'asile des opposants des autres diocèses. Il y embrassa les opinions de ce prélat, à la mort duquel il se rélira en Hollande, où il termina ses études. Il fut ensuite appelé à Paris pour continuer

I s Nouvelles ecclésiastiques après Fontaine de LaRocbe,et cette feuille ne fut entre ses mains ni plus modérée ni plus respectueuse envers le saint-siége. Il la continua jusqu'en 1793, sous le nom deVabbéde Saint-Marc, et fut aidé dans son travail par Larrière et Hautefage. Comme il ne passait pas pour un habile théologien, Gourlin, Maultrot et l'abbé Mey étaient chargés de revoir la partie théologique. A cette désastreuse époque , quoique cette feuille eût constamment préconisé toutes les innovations, les rédacteurs jugèrent prudent d'en transporter l'impression à. Utncht , où elle parut sous la direction de l'abbé- Mouton , jusqu'à la mort de relui-cî, en 1803. L'abbé de S int-Maïc travailla, après la terreur, aux annules de la religion de Desbois , dignes de succéder aux Nouvelles. Il mourut à Paris le 12 avril 1807. 11 parait qu'il n'était pas dans les ordres sacrés, ou que tout au plus il avait reçu Je sous-uiaconat.

GUÉRARD (dora Robert), béné lictin de Saint-Maur, né en 1641 à Rouen, relégué à Ambournay en Bresse, pour avoir pris part au Ivre intilulé l'Abbé commendataire, sut mettre à profit son exil. 11 lechercha avec soin les manuscrits anciens; il eut le bonheur de trouver l'ouvrage de saint Augustin contre Julien, intitulé : Opus imperfection, dont on ne connaissait alors que deux exemplaires en Europe. Il l'envoya aux éditeurs des œuvres de ce Père , avec lesquels il avait travadlé avant son exil. D'Ambournay, dom Guérard fut envoyé à Féeamp, et ensuite h Rouen, où il mourut en 1715. On a de lui un Abrégé de la Bible, en 2 vol. in-12, publié en 1707.

II est en forme de questions et de réponses familières, avec des éclaircissements tirés des saints Pères et des mei. leurs interprèles. Tout n'y est pas exact. On en a donné une éddion latine à Anvers, avec des prolégomènes, 3 vol. in-8°.

GUÉRARD (Jean-Jacques), né dans le diocèse de Ba eux, de parents peu aisés, montra de très-bonne heure une vocation prononcée pour les travaux des missions apostoliques. Il partit de Paris avec quelques confrères le 11 décembre 1789, et ils arrivèrent à A)acao le 3D septembre de l'année suivante. pesjiné à la mission de Tong-King, qui venait de perdre coup sur coup quatre missionnaires, il se livra à l'exercice de son ministère, avec un zèle ardent que ne put ralentir la persécution de 1798. Vers 1803, il forma un petit collège où 4-0 à 50 jeunes gens étaient élevés; de plus, il donnait des retraites aux chrétiens et aux religieux. En 1816, il fut choisi pour succéder à Mgr Charles Lamothe, évoque de Castorie et coadjuteur du vicaire apostolique du Tong-King oc-

cidental. Son dévouement et sa charité semblèrent prendre dès lors une force et une extension nouvelles; les altaques des persécuteurs et les perfidies des ennemis de la religion ne purent ébranler un senl moment sa constance. Mgr Gu'rard mourut le 18 juin 1823, après 33 ans d'un glorieux apostolat.

GUERET (Jean), jésuite, eut le malheur d'avo;r été régent de ph losophie du parricide Jean Chûtel.il fut arrêté et banni en 1595, quoique Châtel eût protesté constamment que ni le Père Gueret ni aucun jésuite n'avait aucune part a son crime. Dans quelques ouvrag s du temps, le Père Gueret est nommé Quiret. Gueret mourut cette même année 1595 en Angleterre où il s'était retiré. — Un autre Jean Gueret, aussi jésuite, mort en 1695 composa un ouvrage intitulé : La France chrétienne, ou les Saints de la France et des lieux circonvoisins. Cet ouvrage, resté manuscrit, se irouvait à la Bibliothèque royale.

GUERET (Gabiuel), né à Paris en 1641, fut reçu avocat en l(i60. Il se distingua dans Je barreau , moins par ses plaidoyers que par ses consultations. Il mourut à Paris en 1688, à 47 ans, laissant plusieurs ouvrages : le Parnasse réformé; la Guerre des auteurs, suite de l'ouvrage précédent. Guen t était indigné des intrigues et des cabales litlérahes de son temps, qui n'étaient rien, dit Fellcr, en comparaison de celles qui déshonorent le nôtre. Entretiens sur l 'éloquence de la chaire et du barreau, Paris, 1666, in-12, semés de réflexions judicieuses et de leçons utiles ; Carte de la cour, 1663, in-12, allégorie ingénieuse, mais moins piquante que son Parnasse réformé; Promenade de Saint-Cloud, ou Dialogue sur les auteurs; ils >onl très-bien assaisonnés; Journal du Palais, conjointement avecBrodeau. C'est un recueil bien digéré des arrêts des parlements de France, publié d'abord en 2 v. in-4", et ensuite en 2 v. in-fol., 1Ï37; une édition des Arrêts notables du parlemeut , recueillis par Le Prêtre , et reimprimés en 1679, augmentés de notes savantes et de pièces curieuses.

GUERET (Louis-Gabriel), docteur de Sorbonue, ancien vicaire général de Rodez, né à Paris en 1678, mort le 9 septembre 1759, âgé de 81 ans, était fils de Gabriel. Il s'est fait connaître par quelques brochures en faveur des réfractaires aux décrets de l'Eglise, et des moyens qu'ils employaient pour soutenir leur rébellion. Il avait un fière, curé de Saint-Paul, qui mourut en 1773. Barbier attribue à Gueret V Eloge de Bernard Couet.

GUERIC, chanoine de Tournay, où il naquit vers 1100. Amené à Clairvaux parla réputation de saint Bernard, il devint un de ses premiers disciples, et se distingua surtout dans la prédication, où il s'approche souvent de l'onction et de l'éloquence de son illustre maître. En 11-38, il succéda au pieux Humbert, dans l'abbaye d'igny, et mourut en 1157. Ses Sermons furent publiés par F. de Gagny, et par ordre de François Ie', sous le titre de D Guerici Abbatit lgnatiensis sermoncs anliqui, eruditionis et consolationis nient, Paris, 1539, in-8°; Anvers, 154fi, avec

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la traduction on français; Paris, 1 5 1 7 ; ihid., 15G3; Lyon, 1630. Voy, les grandes Bibliothèques des Pères de Cologne h <l • Lyon.

GUERIN (Nicolas-François), ancien recteur de l'université de Paris,né l'an 1711 aNancy, mort on 1782, publia : un poëme latin intitulé Perambulatio poetica, qui bs\ une description de Paris ; des Hymnes à l'usage de divers diocèses; l'Oraison funèbre du Dauphin ; un Discours sur V émulation; un poëme sur la victoire de Fontenoy, etc.

GUÉRIN DU ROCHER [Pierre), né l'an 1731 dans un village près de Falaise, passa plusieurs années chez les jésuites et res a dans leur société jusqu'à la suppression de cet ordre. Il continua ensuite à se livrer à son goilt pour les lettres et pour les recherches d'érudition. Il possédait une connaissance profonde des langues orientales et des historiens do la plus haute antiquité. En 1777 il lit paraître YHistoire irritable des temps fabuleux, Paris, 3 vol. in-8°. On joint ordinairement à cet ouvrage YHistoire, véritable des temps fabuleux, confirma- par la critique qu'on en a faite, 1779, in -8°, par l'abbé Cna-

1>elle ; et Hérodote, historien du peuple hébreu. Guérin mont e dans son Histoire que l'Ecriture sainte a fourni la matière des anciennes histoires et des mythologies, et que l'histoire d'Egypte en particulier n'est qu'un travestissement de faits rapportés dans la Bible; ou pour mieux dire, Guérin avait cru apercevoir dans tout ce que disent les historiens anciens des époques reculées , une image figurée des faits qu'on lit dans l'Ecriture sainte. Il lui semblait qu'il était impossible de ne pas voir ui c grande ressemblance entre l'histoire des Egyptiens, telle qu'on la trouve dans Manélhon, etc., et celle des Hébreux : d'où il concluait que les prêtres égyptiens avaient eu connaissance des livres des Hébreux, et que c'est sur ce canevas qu'ils ont fabriqué l'histoirede h>urs nombreuses dynasties. Si ses observations sont fondées sur des étymologies plausibles, elles le sont bien davantage encore sur des rapprochements et des parallèles tout-à-fait frappants. Les philosophes, que cette manière de voir n'accommoda. t pas, se sont élevés contre un ouvrage qui ruinait de fond en comble plus d'une spéculation. M. de La Harpe y a d'abord opposé une critique légère, que les savants ont regardée comme une turlupinade et qu'ils ont dédaignée (Voy. le Journ. hist. et litt. 15 octobre 1777, pag. 237). Voltaire, de Guignes, Anquttil et Duvoisin l'ont attaqué plus sérieusement, mais l'abbé Chapelle a repoussé leur critique, celle de M. Duvoisin surtout, avec tant de vigueur, que celui-ci n'a cru pouvoir y répondre qu'en faisant saisir par voie d'autorité toute l'édition de la Défense (ibid. 15 août 1780, pag. 601). Il est bien à regretter que l'ouvrage qui devait être porté à 12 vol., n'ait pas été Continué, le goût de l'auteur pour la piété et l'exercice des saintes oeuvres l'ayant invinciblement tourné vers d'autres objets. Il était entièrement occupé à des œuvres de charité, aux travaux de la direction et de

l'instruction, lorsqu'il fut immolé à Paris avec les autres victimes du sacerdoce, le 2 septembre 1792. Voy. Bergier, Bonnaud, etc. — François* Guérin dd Rocher, son frère,' aussi jésuite, et massacré avec lui, est auteur d'un poëme intitulé : Architectural leges seu prima principia, imprimé pour la première fois dans le supplément aux . Poemala didascalica, Paris, Ï813.

CUEIUNES (Josepii-Micuel-Je an-Baptiste- Paul-Ai gustin Micolon de ), évoque de Nantes, né à Ambert, diocèse de Clermont, le 18 septembre 1700, fit ses études théologiques au séminaire de Saint-Sulpice, et fit en Sorbonne sou cours de licence. Il eut pour professeur M. Devoisin, l'un de ses prédécesseurs sur le siège de Nantes. Au sortir de Saint-Sulpice, il devint chanoine, puis vicaire généra] de M. de Bonnal, et lorsque ce prélat fut député aux étals-généraux, l'abbé do Guérines, resté à la tète du diocèse, remplit d'importantes missions avec succès. La révolution l'ayant obligé de quitter la France, il se retira en Suisse avec sa famille, et il s'y occupa de la fabrication d'instruments d'optique. Lorsqu'il fut rentré en France, le nouvel évêque deClermontsel'attachaencore comme vicaire général. Le bien immense qu'il fit et la charité qu'il déploya lorsque le typhus désola la ville de Clermont, furent récompensés d'abord par sa nomination à l'évêché de Castres, puis par l'évêché de Nantes, dont il prit possession au mois de novembre 1822. Les vertus du prêtre brillèrent avec un nouveau lustre dans le prélat, qui mourut à Nantes le 12 mai 1838.

GUESNAY (Jean-Baptiste), jésuite, né à Aix en Provence en 1585, mort en 1658, a publié : des Annales de Marseille, Lyon, 1657, in-folio, en latin. Ce n'est qu'une compilation mal digérée et sans critique. Magdalena Massiliensis advenu, Lyon, 16k3, in-4°; Sanctus Joannes Cassianus illustratus , Lyon, 1652, in-i°.

GUEVABA (Antoine de), prieur do Saint- Miguel de Escalada, et aumônier de Philippe II, roi d'Espagne, était neveu d'Antoine de Guevara, qui fut évêque de Mondonedo et historiographe de Charles-Quint. Il abandonna la cour pour se livrer à l'étude. On a de lui des Commentaires latins sur Habaeuc et sur les Psaumes, in-i° et in-fol., avec un Traité de l'autorité de la Vulgate.

GUI, trente-unième évêque du Puy, était fils de Foulques le Bon, comte d'Anjou, et renonça à tous les avantages du s ècle pour se faire moine dans l'abbaye de Cormery, dont il devint abbé. Malgré les canons, il se procura plusieurs abbayes et cumula des revenus, dont il détacha même des domaines pour en gratifier ses amis ; mais il reconnut ensuite ses torts et les répara chrétiennement. Elu évêque du Puy en 975, il n'accepta cette dignité que sur les ordres du roi ; il fonda un monastère dans sa ville épiscopale. rétablit la vie commune parmi ses chanoines, rendit des services à l'Etat et à l'Eglise, et mourut en 996. On a de ce pré lat : une sorte de Manifeste, où il s'accuse des

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fautes de sa première vie. Dom Mabillon l'a inséré dans ses Analectes, livre xlvii, n° 97; un Diplôme qui rapporte différen es circonstances de sa vie, et des anecdotes relalives à l'histoire de son Eglise. Le P. Labbe, dans sa Bibliothèque des manuscrits, et les auteurs de la Gallia ehristiana, l'ont reproduit ; des Statuts, dressés de concert avec les évoques et les seigneurs du temps pour établir la paix de Dieu et réprimer le brigandage, vers 990. On les trouve dans les Preuves de la Gallia ehristiana, et dans la Diplomatique de dom Mabillon.

GUI, abbé de Saint-Denis, succéda en cette qualité, en 1325, à Gilles de Pontoise. On a de lui une œuvre intitulée Sanctiloqium, contenant des observations sur le Martyrologe d'Usuard, religieux de Saint-Germain des Prés, qui vivait au ixe siècle. Elles formaient une sorte de légende partagée en quatorze livres, compris en deux tomes. On conservait cet ouvrage dans la bibliothèque de Saint-Victor. L'abbé Lebeuf dit que le Sanctilogium fut composé vers l'an 1340 ; cependant YHistoire littéraire de France place la mort de Gui en 1333. On lui attribue de plus des Sermons sur les fêles du Seigneur, et pour l'Avent et le Carême.

GUI DE CRÈME, cardinal, fut élu antipape l'an 1164-, parla faction d'Octavien, auquel il succéda sous le nom de Pascal III. Appuyé de l'autorité de l'empereur Frédéric 1*% il continua le schisme contre le pape légitime Alexandre III; mais, après beaucoup de traverses, il mourut misérablement l'an 1168. Le schisme ne finit pas à sa mort.

GUI DE BOULOGNE ou D'AUVERGNE, fils de Robert V1I1, comte d'Auvergne, et de Marie de Flandre, sa seconde femme, fut comte, puis archevêque de Lyon en 1340, et enfin fait cardinal deux ans après par Clément VI. Ce pape, après avoir réduit le jubilé de cent ans à cinquante, envoya le cardinal de Boulogne à Rome, avec lé cardinal de Ceccan, pour y faire l'ouverture de l'année sainte. Ils y apaisèrent une séaition, que l'intérêt y avait fait émouvoir. Peu après, Gui alla en qualité de légat en Hongrie et en Espagne. On l'employa encore en France, et Grégoire XI l'envoja une seconde fois en Espagne, pour y réconcilier les ro.s de Castille et de Portugal qui étaient en guerre. Il en vint heureusement à bout ; mais à son retour il mourut à Lérida le 25 novembre 1373. Son corps fut porté en France, et enterré dans l'abbaye du Val-Luisant, dite du Bouchet, en Auvergne, où était le tombeau de ses prédécesseurs. — 11 ne faut pas le confondre avec Gli d'Auvergne, fils de Robert VI et d'Eléonore de Bafii, évèque de Tournay et de Cambray, vers l'an 1285 ; ni avec un autre du même nom, également archevêque de Lvon en 1233.

GUI DE FOULQUES. Voy. Clément IV.

GUI, dauphin d'Auvergne, temolier. Voy.

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