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MOLAY

GUI DE PERPIGNAN, fut ainsi nommé, parce qu'il était de cette ville. Il tut général des carmes en 1318, évêque de Majorque en

1321, puis d'Elme vers 1330, et mourut à Avignon en 1342. Ses principaux ouvrages sont: De concordia evangelistarum, 1631, in-fol.; Correctoriumdecreti; une Somme des hérésies, avec leur réfutation, Paris, 1528; des Statuts synodaux, publiés par Baluze à la fin du Marco, hispanica, etc. Ses mœurs le firent autant respecter que ses écrits.

GUIARD, fanatique qui répandit ses rêveries -sous Philippe le Bel. Il se disait Y Ange de Philadelphie, dont il est parlé dans l'Apocalypse. Il fut pris, et répondit en extravagant. On le condamna au feu; il devint plus sage, selon quelques-uns, abjura son fanatisme, et fut enfermé vers l'an 1310 dans une étroite pri-on : d'autres le font mourir sur l'échafaud, victime de son obstination.

GUIARD (Antoine), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Saulieu, diocèse d'Autun, en 1692, mort en 1760, a publié : Entretiens d'une dame avec son directeur sur les modes du siècle, in-12 ; Réflexions politiques sur la régie des bénéfices ; Dissertation sur V honoraire des messes, 1748, in-8°, et 1757, in-12, qui a paru sévère à bien du monde, parce que l'auteur ramène tout à l'antiquité : règle qui renverserait bien des choses raisonnablement établies ; aussi a-t-il essuyé des critiques fondées. Voy. Collet, Traité des saints mystères, chapitre 18.

GUIARD. Voy. Guyard.

GUIBAUD (Elstache), de la congrégation de l'Oratoire, né à Hières le 20 septembre 1711, était, par sa mère, petit-cousin de Massillon, qui chercha à l'attirer dans son diocèse ; mais Guibaud, élevé dans d'autres principe»), refusa de se rendre auprès de ce prélat. 11 ni voulut pas même prendre la prêtrise, pour ne pas signer le lormulaire. Après avoir professé les humanités et la philosophie à Pézénas et à Condom, il fut appelé àSoissons par M. de Fitz-James, et il y rédigea, avec Valla et Chabot, le Dictionnaire historique, littéraire et critique, publié souslenouide Barrai. 11 passa ensuite à Lyon sous M. de Montazet, et devint préfet des éludes au collège de l'Oratoire. Après la mort de cet archevêque, il fut accusé de jansénisme et chassé du diocèse à l'âge de 77 ans : il se retira dans la maison de repos de Marseille qui appartenait à son ordre, et il fit le serment. Il mourut à Hières, dans sa famille, en 1794. Il était ami de l'abbé de Bellegarde, et fort ardent à répandre les livres de son parti. Ses ouvrages sont : Explication du Nouveau Testament, à l'usage principalement des collèges, 1785, 8 lomes en 5 vol. in-12. Il y a fait entrer beaucoup de passages des Réflexions morales. Gémissements d'une âme pénitente, in -18, souvent réimprimé. La 3e édition a été augmentée des Maximes propres à conduire un pécheur à une véritable conversion. Ce livre a été traduit en italien. La Morale en action, ou Elite de faits mémorables , etc. , contenant le Manuel de la Jeunesse française, 1787, in-12, ouvrage destiné à taire sui e au livre publié par Bérenger, sous le môme titre, mais qui n'a pas eu le même succès. 11 a aussi rédigé les

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Heure* du collège de Lyon, et publié une nouvelle édition du Catéchisme de Naples.

GU1BERÎ, antipape, natif de Panne, cliaiicelier de l'empereur Henri IV , uni lé iil mettre sur le siège archiépiscopal de Ravenne, ensuite sur (e saint-sié^e de Rome en 1080, quoi lu'il eûi été exeommuuié pouf avoir dépouillé son Eglise. « Ce sohl toute jours, dit un historien, <l - -■ ns de cette « espèce, que l'orgueil ou la vengeance des « princes uu simple emploient coi [re là fé- « ligion, et qu'ils ne irouvent, hélas ! que « trop parmi ceux môme qui ont reçu I ouc- « tin , du sacerdoce. » 11 prit [e nom de Clément 111, et se rendit mail e de Home par les armes Apres une fortune diverse et une vie scandaleuse, il mourut misérablement en 1100 Celle mort n'éteignit pas le schisme. Les os dé l'antipape Guiper t lurent déterrés dès que la paix eut été rendue à l'Eglise, et jetés dans la rivière.

GUlJJERT,abbe de Sainte .Marie de Nogcntsous-Coucn, de l'ordre de Sain l-Benoiu diocèse de Laon, né d'une famille distinguée à Clermont en Beauvaisis, l'an 105J, gouv rua pendant 2j ans son ministère, et y mourut en iï'lk. Sa vie avait été entièrement consacrée à la piété et au travail, boni Luc d Achery a publié ses ouvrages en 1031, in-fol. Les principaux sont : une Histoire des premières croisades, connue sous le titre de (resta Dei per Francos. On y trouve des l'a.ts curieux et vrais, mêlés avec des fans minutieux ou fabuleux. Un Traité des reliques des saints, dans lequel il rejette une dent de Jésus-Christ , conservée à Saint-Alédard de Soissous, comme une fausse relique. En effet, toutes les reliques de ce genre ne méritent aucune croyance. Un Traité de l'Incarnation contre les Juifs; et plusieurs autres traités utiles et curieux, dont on peut voir une notice exacte dans le tome X de Y Histoire littéraire de France. On voit dans une lettre de Guibert à l'abbé Sigefroi, ce passage remarquable sur la présence réelle : « Si l'Eucharistie n'est qu'une ombre et « qu'une ligure, nous sommes tombés des « ombres oc l'ancienne loi en des ombres « encore plus vides. »

GU1D1 (Louis), piètre, mortenjanvicrl780, servit avec beaucoup de zèle le parti des convulsionnaires , en travaillant à la rédaction de la Gazette ecclésiastique {Voy. Jacques Fontaine de La Kochej, et fut mémo l'avocat des calvinistes. 11 plaida leur cause avec beaucoup de chaleur, dans son Dialogue entre un étêque et un curé, sur les mariages des protestants, 17/5, ouvrage superficiel et déclamatoire, dont les sbphismes furent d voilés dans : Les protestants déboutés de leurs prétentions par les principes et les paroles même du curé, leur apologiste, Liège, 1776, in-12 Guidi ht une Suite à son Dialogue, qui fut refilée ingénieusement par les Cent questions d'un paroissien , Liège, 1776, in-12. Tout l'ouvrage du patron des calvinistes fut mis au néant par le livre intitulé : la Tolérance chrétienne, opposée au tolérantismc philosophique, ou Lettre:: d'un

patriote au soi-ais,ant curé, sur son Dialogue ail siljèt des protestants, Kribourg, 1784 j \\i-\2. On a encore le (îuidi : Vues proposées à l'auteur des Lettres tiacifiqueki 1 75'î, in-12; Lettres à t'aùleUr de l'écrit intitulé: la Légi- . limité et la nécessité de la loi dd silence,

li.'JO, iii-12; Jugement d'un philosophe chrétien sur les écrits pour et contre la légitimité de l'a toi du silence, 1760, in-12 ; Entretiens' philosophiques sur la religion, 'i vol. ; VAme des bel es, I <8 S, in-12.

GU1GNARD [Jean If, que quelques-uns nommi'iit Briquarèl, jésttîife, né à (martres, bibliothécaire dû collège de la compagnie à Taris, l'ut condamné à être pendu le 7 janvier 1503, par le parlement de Paris, « parce « que l'on trouva, * 1 î I le continuateur de « Meuiy, un papier écrit de sa main dans le « temps qu'on assassina Henri III. C'était de « ces li. telles que les troubles avaient ente fautes; et qu'une curiosité indiscrète ta i - « sait garder. » 11 | rolesla et soutint jusqu'à la mort que cet écrit avait i lé fut avant la réduction de Pans, et avant le pardon général que le roi, lorsqu'il se fut rendu mailiv de Paris, as a t accordé a tous ceux qui étaient tombés dans de pareilles fautes. Le principal motif de sa condamnation fut peutêtre qu'il avait négligé de brûler ce papier; mais combien d'autres auraient été enveloppés dans cette condamnation, si on avait fait recherche dans les cabinets et bibliothèques de Pans, où tant d'écrits de cette nature se sont conservés? M. de Thou onserve qu'on procéda en cette occasion contre les jésuites, sans observer les règ es ordinaires de la justice, sans même les entendre : Non servalo juris ordinc, neque partibus auditis, liv. 1.'12. On trouve dans les Mémoires d' Estât de Philippe Hurault, comte de Chiverni et chancelier de France, le passage suivant touchant ce jésuite. « 11 soutint qu'il avait toujours « été d'avis de prier Dieu pour sa ma esté. « 11 ne voulut jamais crier merci au roi, di- « sant que depuis qu'il s'était converti, il ne « l'avait jamais oublié au Mémento de la « messe. Etant venu au lieu du supplice, il « protesta de son innocence, et néanmoins « ne laissa d exhorter le peuple à l'obéis- « sance au roi et révérence au magistrat, « même fit une prière tout hiut pour sa uia- «jesté, à ce qu'il plut à Dieu lui donner « son Saint-Esprit... puis pria le peuple de « prier Dieu pour les jésuites, et n'ajouter « foi légèrement aux faux rapports qu'on « faisait courir d'eux; qu'ils n'étaent point « assassins des rois comme on voulait leur « faire entendre, ni fauteurs de tels gens « qu ils détestaient, et que jamais les jé- « su. tes n'avaient procuré ni approuvé la « mort d'un roi quelconque. »

GUICUiiS, dit DUCHASTËL, en latin Guigo ou Guido de Castronovo, troisième général des Chartreux , naquit dans le xr siècle (10 ,3j, au ch teau de Saint-Romain en Dauphine, d'où il avait pris son s irnom. 11 entra dans l'institut de Saint-Bruno en 1107, se livra d'abord à l'étude et à la transcription des livres saints et des plus beaux monu-

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