‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 128 sur 323 · U9 GUI · texte numérisé non relu

U9 GUI

menls de l'antiquité. Elu supérieur de la grande Chartreuse , il gouverna son ordre pendant près de 30 ans, avec beaucoup d'attcnti n et de vigilance. 11 s'acquil une grafl e réputation; elle était le prix d'une haute piété, jointe à la science des lettres, à une mémoire sûre et à une éloquence forte. Il écrivit la Vie de saint Hugues, évoque de Grenoble, son contemporain, et grand protecteur des Chartreux. Il profita des lumières qu'il avait puisées dans l'étude des lettres divines, de l'autorité qu'il avait acquise parmi ses religieux, et de la condescendance qu'il devait à saint Hugues, pour rédiger les coutumes et les statuts le son ordre. Cet ouvrage imprimé à BAle en 1510, in-folio, et réimprimé en 1703, aussi in-folio, est extrêmement rare. Il y a cinq part,. es dont la 5% qui renferme les privilèges do l'ordre, manque quelquefois. 11 est intitulé : Statuta ordinis Carlhusicnsis . Cuigui s a encore composé des Méditations, Munich, 1085, in-12, et dans la Bibliothèque des Pères.

GUILBKBT (Piehre), né à Paris en 1697, clerc tonsuré, ancien précepteur des pages du roi de France, publia les Mémoires historiques et chronologiques de Porl+Royal, 3e partie, de 1668 à 1752, Utrecht, 1755, 7 vol. in-12; et la 1" partie du même, depuis l'origine jusqu'en 1632, Utrecht, 1753, 2 vol. ; la 2e n'a pas été imprimée ; ouvrage minutieux, où l'on découvre sans peine l'e-prit de parti (Voy. Clémencet, Racine). On a e core de lui : Jésus au Calvaire, 1731, in-12 ; la Traduction de l'Amour pénitent, 3 vol. in-12; une Description de Fontainebleau, 1731, 2 v. in-12. Il mourut en 1759, à 62 ans.

GU1LLAUD ( Claude ), naiif de Beaujeu sur la Saône, près de Lyon, docteur de la faculté de Paris, chanoine et théologal d'Autun, mort vers 1553. On a de lui : Commentaire sur les Evangiles selon saint Matthieu et saint Jean, Paris, 1556 et 1562; Conférences sur les Epîtres de saint Paul et les Epîtres canoniques, Paris, 15ii et 1513 ; Homélies pour le carême, Paris, 1560. Les Conférences sur les Epîtres, etc., furent condamnées en 15i5 par la faculté dont il était membre. Il se retira en Bourgogne, où il donna, selon le témoignage de la même faculté, des marques d'attachement à la saine doctrine et de haine pour l'erreur.

GUILLAUME (saint), nommé aussi Gellone, duc d'Aquitaine, était fils d'un comte Thierri. Il commanda les armées de Charlemagnc contre les Sarrasins, les chassa d'Orangv, et remporta sur eux des victoires décisives. Il fit fleurir ensuite la justice et les lettres dans sa province, et finit ses jours en 812, dans le monastère de Gellone, diocèse de Lodève, qu'il avait fondé. Ce monastère est connu aujourd'hui sous le nom de Saint- Guilhelm (ou Guillaume) du Désert.

GUILLAUME D'MIRSAUGE (saint), le restaurateur de la discipline monastique en Allemagne, fut tiré en 1069 de l'abbaye de Samt-i!.mmeran de R.tisbonne, pour être abbé d'H.irsauge. Il fonda un grand nombre de monastères, il Ut fleurir dans son abbaye

GUI

la piété, la science et les arts, et mourut en 1091. Il donnera son monastère une règle puisée dans les coutumes de Cluny, avec les modifications exigées par la différence des lieux. On a de lui quelques ouvrages dé philosophie et d'astronomie, Bfile, 1531, in-4", dont le mérite est très-mince.

GUILLAUME (saint), fondateur de la congrégaiion de Mont-Vierge, institua cet ordre en 1 « 19, sur une montagne du royaume de Naples, appelée le mont Virginien. Les premiers compagnons de ses austérités l'ayant quitté, il se relira à Salerne en Sicile, où il fonda un monastère. 11 y mourut en 1142.

GUILLAUME DE MALAVALLE ou DE MALEVAL ( saint ), gentilhomme français, après avoir mené une vie licencieuse, confessa ses fautes au pape Eugène et fit le pèlerinage de Jérusalem. A sou retour, il se renferma dans l'ermitage de„ Mal avalle, ad territoire de Sienne. Il y fonda les Guilletnins ou Guillemiles, et y niomut le 10 février 1157. Sa nouvelle famille s'étuidit beaucoup en France, en Bohême et en Saxe. Elle «vait une maison à Paris sous le nom de Blancs-Manteaux, ainsi nommée parce que les religieux portaient un g and mante m olanc. Il y e avait aussi à \i ont-Rouge près de Paris.

GUILLAUME (saint), pietix et savant archevêque ne Bourges, en 111,9, de la maison des anciens comt s de Nevers, gouverna cette église ei pasteur des piemiers siècles du christianisme. Il mourut en 1209, laissant une méinoii e chère au clergé de France, dont il avait été l'orne. nent, et aux pauvres dont il avad éîé le père. Il fut enterré dans la Cathédrale de Bourges. En 15D2, les huguenots brûlèrent son corps, et jetèrent ses cend es au vent. L'université deBouiges lui rend un culle particulier. Sa Vie a été "écrite par plusieurs auteurs.

GUILLAUME X, dernier duc d'Aquitaine, de la maison des anciens comt s de Poitou, fut dans sa jeunesse abandonné à tous les vices. Sa naissance, son pouvoir, ses richesses, son esprit, sa force corporelle, tout semblait lui promettre l'impunité. Lorsque l'antipap • Anaclet II fut opposé par un partiau pape Innocent II en 1130, Guillaume se déclara contre le vrai pontife. Innocent n'ayant pu le gagner, lui envoya saint Bernard en 1135, qui ,-c rendit auprès de lui à Parlenai en Poitou , et qui le trouva très-opin Atre. Les moyens humains étant ini.tiles, le saint eut recours à Dieu. Un jour que le duc était à la po te d'une église où Bernard disait la messe, le saint abbé vint à lui, les ,\eux enllammôs de zè:e, tenant en main le corps de Jésus-Christ : Voici, dit-il à Guillaume, votre Dieu et votre juge; oserez-vous le mépriser? 11 le menace dé la colère du ciei, et le déclare frappé de la foudre de l'excommunication s'il n'obéit. Guillaume étonné et effrayé , promit tout. Le lendemain il veut éluder sa promesse, mais les menaces du saint commencent à avoir leur effet. L'évêque que le duc avait intrus sur le siège de Limoges, tombe de dessus sa mule, se casse la tète et meurt. Celui que l'on avait intrus

Page 1