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h Poitiers, ot subitement attaqué d'une maladie grave, Bl dans un accès de fièvre, se

COUpe la KOrge avec un rasoir. « Aventure « particulièrement remarquable, est-il dit « dans un ouvrage très-récent, par se- rap- « puits avec celle de l'évêque constitution-

« nel de celte même ville de Poitiers, frappé

« de mort eu 171)1, au moment qu'environné « de son clergé schismatique, il allait chan- « ter la première grand'messe. Le grand

« .saint Hilaire se permettrait-il cette veno geance sainte, contre les usurpateurs de « son antique siège? » Il n'en l'ail • i t pas davantage pour faire rentrer Guillaume en luimême. 11 renonça sincèrement au schisme, se rendit à Clair vaux, où il passa plusieurs jours , vivant avec les moines et observant leurs règles. Etant allé en pèlerinage à Saint- Jacques en Galice, il y mourut en 1137. Il laissa en mourant ses états au roi Louis le Gros, en le priant de marier sa tille unique Eléonore, suivant sa condition. Elle épousa Louis VIL dit le Jeune.

GUILLAUME, abbé de Saint-Thierry, près de Reims, de 1119 à 1135, naquit d'une famille noble vers la lin du \tc siècle. Il fut étroitement lié d'amitié avec saint Bernard. Il abdiqua l'abbatial i té pour finir ses jours tranquillement et saintement dans le monastère de Signi, ordre de Cîteaux, où il mourut l'an lliO. Saint Bernard témoignait bien le cas qu'il faisait de sa doctrine, en lui dédiant son Traité de la grâce et du libre arbitre, et le soumettant à sa censure. On a un grand nombre d'ouvrages de ce religieux: des Méditations insérées dans la Bibliothèque des Pères, Lyon, 1677, tom. XXII; Dénatura et dignitalc amoris dans les dernières éditions de s int Bernard ; des Commentaires sur le Cantique des cantiques, insérés dans la Bibliothèque de Cîteaux, tom. IV ; le premier livre de la Vie de saint Bernard, qu'on voit dans Surius et dans les Acta sanctorum, au 20 d'août; plusieurs ouvrages de controverse et autres.

GUILLAUME DE TYR, archevêque de cette ville, était, selon Yossius, de la Syrie, d'autres le font Germain, et qualques-uns Français. 11 vint étudier les arts libéraux en Occident, et à son retour dans sa patrie, ayant gagné la confiance d'Amaury, roi de Jérusalem, il fut nommé par ce prince archidiacre de la métropole de Tyr en 1107, et choisi jour diriger l'éducation de son tils, qui depuis régna sous le nom de Baudouin IV. A a même époque, il lut chargé de concerter une alliance avec Manuel, empereur d'Orient, et il réussit dans cette mission ; il en remplit plusieurs autres avec succès, fut élu chancelier du royaume en 1173, puis archevêque de Tyr. .1 assista au concile de Latran de l'an 1179, en dressa les actes, et mourut vers 118V empoisonné, dit-on, par o.dre d'Héraclius, patriarche de Jé.usalem, qui avait vainement tenté de le soumettre à son obéissance ainsi que d'autres archevêques et évoques. On a de lui une Histoire des croisades sous ce titre : Historia belli sacri a prineijjibus chrislianis in Valœstina et

in oriente qestis, en 32 livres, qui commence h l'an 1180 et finit à l'an 11KV. Son style est simple et naturel; l'auteur est prudi nt, judicieux, modeste et savant pour le temps auquel il écrivait. Cette histoire a été publiée à Hïle eu 1549, in-folio. Elle se trouve dans Gesta Dei per Franco» de Bongars. 11 y en a une continuation jusqu'en 1275, que l'on trouve dans ÏAmplissima collectio de Marteniie. Jean-HéroM en avait t'ait une 2' continuationjusqu'en 1521, qui a étéimprimée avec V Histoire, Bâle, 1564, in-fol. Gabriel de Préau l'a traduite en français, Paris, 1575, in-fol. Cette histoire qui a été mise au jour par Philibert Poyssenot, a été cont nuée par Hugues Plagon jusqu'en 1275 et par Helmode jus m'en 1321. Guillaume de Tyr avait aussi écrit une histoire orientale qui ne nous est pas parvenue. — Il ne faut pas le confondre avec un autre Guillaume, évoque de Tyr, mort en 1129, dont il nous reste lesépîtres à Bernard, patriarche d'Antioche.

GUILLAUME, surnommé Calculus, parce qu'il était sujet à la niala ie de la pierre, moine de Jumiége, vivait dans le xi* siècle sous Guillaume le Conquérant ; il est mort l'an 1090. On a de lui une Histoire de Normandie, divisée en 8 livres, dans le recueil de Cambden , 1003, et dans celui de Duchesne, 1619, tous deux in-fol. Le style de cet auteur est passable pour le siècle où il vivait; mais il manque de critique, défaut commun à presque tous les anciens écrivains. Cette histoire a été continuée Dar un anonyme jusqu'en 1135.

GUILLAUME LE BRETON, ainsi nommé parce qu'il était de Bretagne (Armoriais ou Brito-armoricus) , naquit vers l'an 1165. Il fut chapelain de Philippe-Auguste, qu'il accompagna dans ses expéditions militaires, et dont il mérita l'estime. On a de lui : une Histoire en prose de ce monarque, pour servir de suite à celle de son médecin nommé Rigord; un poème intitulé Philippide, qui est une espèce de gazette. Ces deux ouvrages sont utiles pour l'histoire de son temps. Le second a été imprimé à Zuickaw en 1697, in-i°, avec un commentaire de G. Barthius, et dans la Collection des Historiens de France.

GUILLAUME (saint), évêque de Saiiit- Brieuc. Yoy. Pinchon.

GUILLAUME D AUXERRE , évêque de cette ville en 1207, transféré sur le siège de Paiis en 1220, par ordre du pape Honorius, mourut en 12-3, après avoir saintement gouverné ces diocèses. Il est auteur d'un ouvrage qui n'a pas vu le jour, intitulé : De officiis ecclesiasticis; mais il ne l'est pas, comme on le croit communément , d'une Somme de théologie, in-fol., 1500, qui porte le nom de Guillaume dWuxerre. Le Guillaume, auteur de ceite Somme, vivait dans le même temps que lui, et mourut en 1230, après avo.r pr< fe>sé la théologie à Paris, avec beaucoup de succès. Il avait été archidiacre de Beauvais. — H y a eu un troisième Guillaume d'Auverre, dominicain, mort provincial de son ordre en 129i, que l'on dit avoir été également professeur de Paris, et

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dont il reste parmi les manuscrits de Sorbonne quelques Sermons qu'il a prêches.

Voy. les Mémoires de littérature du Père Desmolets, tom. III, part, h, pag. 317, etc.

GUILLAUME D'AUVERGNE, appelé aussi Guillaume de Paris, parce qu'il fut évoque de cette ville, gouverna sagement cette église, fonda des monastères, opéra des conversions par ses sermons, fit condamner la pluralité des bénéfices par les plus habiles théologiens de son diocèse, et montra beaucoup de zè!e pour faire fleurir les études dans l'université de cette ville. 11 mourut en 1249. C'est à ce prélat que saint Louis, roi de France, demanda la croix au moment qu'il eut recouvré la parole, et dit qu'il voulait faire le vœu d'aller au secours de la terre sainte. On a de lui des sermons et des traités sur divers points de discipline et de morale. Le Feron les a' recueillis et publiés en 1074, 2 vol. in-fol. Ils contiennent dis Commentaires sur les psaumes, les livres sapientiaux, et quelques divers traités, dont quelques-uns ne sont pas de lui. Le style de ce prélat, sans avoir rien d'élégant ni de délicat, est simple, intelligible, naturel, et moins barbare que celui des scolastiques de son temps. Il traite aussi moins de questions métaphysiques qu'eux, et s'attache surtout à la morale et à la discipline. Il réfute quelquefois Aristote, ce qui n'était pas une petite témérité dans son siècle. Il savait très-bien l'Ecriture sainte et les écrivains profanes ; mais il avait peu lu les Pères.

GUILLAUME de Saint-Amour. V. AMOUR.

GUILLAUME de Lyndwoode, jurisconsulte anglais et évêque de Saint-David, dont on a un recueil des constitutions des archevêques de Cantorbéry, sous le titre de Provinciale, seu Constitutions Angliœ, Oxford, 1633, in-fol., mourut en 14-46. 11 a paru une édition plus ample de ce recueil utile, à Londres, 1679, in-fol.

GUILLAUME de Malmesbury , bénédictin anglais, et célèbre historien du xue siècle. Henri Savile fit imprimer à Londres, en 1596, in-fol., les ouvrages de cet écrivain. Us sont estimés, quoique le style soit sans ornements.

GUILLAUME de Vorilong, fameux théologien scolastique du xv' siècle, de l'ordre des frères-mineurs, mort en 1464, laissa un Commentaire sur le Maître des Sentences, et un Abrégé des questions de théologie, intitulé : Vade mecum, in-folio.

GUILLAUME de Chartres, religieux dominicain, chapelain de saint Louis, qu'il avait accompagné enPalestine,etqu'ilassista dans ses derniers moments devant Tunis, rapporta, avec le dominicain Geoffroi de Beaulieu, les ossements de ce prince en France. Lui-même mourut vers l'an 1280 ou 1281 ; il continua [Histoire de ce prince, commencée par Goeffroi de Beaulieu. Il recueillit avec soin tout ce qui avait pu échapper aux recherches de celui-ci, et l'ajouta à son ouvrage. Cette continuation, insérée dans le Ve tome de la Collection de Duchesne, contient plusieurs faits qui méritent d'être connus, mais elle est écrite d'un style guindé.

Dict. de Biographie relig. II.

GUILLAUME de Nangis , bénédictin de l'abbaye de Saint-Denis, en France, mourut vers 1302. Il est auteur des Vies de saint Louis, et de son fils Philippe le Hardi, et de deux Chroniques, dont les historiens ecclésiastiques et profanes ont fait usage. La principale s'étend jusqu'en 1301 ; elle est écrite avec clarté et d'un latin passable. On la trouvG dans le 5 e vol. de la Collection de Duchesne. Elle a eu deux continuateurs qui l'ont poussée, l'un jusqu'en 1340, l'autre jusqu'en 1368. Le premier paraît homme d'esprit; l'autre est un moine agreste et grossier. Sans le secours de ces deux continuations, nous n'aurions presque rien de sûr touchant les événements écoulés dans cet espace de temps.

GUILLEMETTE ou GUILLEM1NE, de Bohême, fille fanatique du xni* siècle, qui se fit des sectateurs par son hypocrisie. Elle sut si bien se contrefaire, qu'elle mourut en ode >r de sainteté, l'an 1281. Ses fourberies ayant été dévoilées après sa mort, on déterra son corps et on le brûla. Ses disciples soutenaient qu'elle était le Saint-Esprit incarné sous le sexe féminin, qu'elle était envoyée de Dieu pour racheter les péchés des hommes, et d'autres extravagances ridicules et sacrilèges. L'antre où cette nouvelle sibylle rendait ses oracles à Milan, était éclairé d'une seule lampe; les hommes et les femmes qu'elle initiait à ses mystères assistaient chaque matin au service divin qu'elle y célébrait. Un boisseau tombait ensuite sur ia lumière, et l'obscurité favorisait d'horribles orgies.

GUILLET (Bexoît), ecclésiastique et chanoine de la cathédrale de Chambéry, naquit dans cette ville, le 2 juin 1759, et après avoir pris les ordres, fut chargé de la direction du séminaire d'Annecy, qu'il administra jusqu'à l'époque de l'invasion de la Savoie par les Français. Retiré d'anord à Turin, il entra en qualité de précepteur dans une maison honorable ; mais songeant que ses compatriotes étaient presque totalement privés des secours de la religion, il se détermina à revenir en Savoie, où il ne tar a pas à être arrêté. Conduit à Chambéry, et de là à l'île de Rhé, où il trouva huit cents prêtres de divers diocèses, il parvint à s'évader, et retourna dans les environs de sa ville natale. L'abbé Guillet réunit quelques jeunes gens à Saint-Omer, près Chambéry, et les prépara à l'état ecclésiastique. Nommé, en 1803, supérieur du séminaire de Chambéry, il concourut quelques "années après à l'établissi ment du pedt séminaire de Rumilly, et fonda à ses propres frais celui de Saint-Louis du Mont. Il est mort le 7 novembre 1822. On a de lui : Projet pour un cours d'instructions familières, à l'usage des ecclésiastiques, ou Explication du catéchisme, 3e édition, Lyon, 1821, 4 vol. in-12. L'auteur se proposait de faire, sur les évangiles des dimanches et des fêtes, le même travail, et de donner aussi unplan d'un abrégé de morale. La mort l'a empêché de réaliser ce projet. On a encore de lui un petit Règlement de vie à la portée des gens de la campagne, in-12.

GU1LLEV1LLE (Guillaume de], bernardin de l'abbaye de Chalis, naquit à Paris vers

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1295, devint prieur <lo son abbaye et mourut (>ii 1860. 11 est auteur <l"uu roman en vers,

ii litulé : Les trois pèlerinages ; p.eluî de la Vie humaine, celui de l'Ame séparée du corps, et celui de Jésus-Christ, Paris, in-'i", sans date ni lieu d'impression-; mais il est de la lin du wr siècle.

GUILLIAOB [OLkwà). Voy. Goïclaud.

(ÎDltLIMANN, ou WILLEM ANN, ou VDIL- LEV1AIN (F» lnçois), né à Romont, canton de Prib >upg, fut professeur d'histoire dans la vi le de ce nom, et se rendit célèbre en Aime : parson livre de Rébus lldcetinrum 'ribourg, 1598, in-V, et avec les Annales Boiorum d'Aventin, Leip ig, 1710, iu-foL ; par son Histoire des évèques de Strasbourg, Fribourg, I608,in-4°j ouvrage. curieux el peu commun, qui va jusqu'en 1607 ; par une Histoire des comtes de Hapsbourg, Milan, Il 05, in-4°, estimée; par des Poésies lutines. Quelques biographes placent sa mort en 1612, d'autres en 1623.

GUILLON (\iARIK-NlCOLAS-SlLVESTRE),dvê-

que de Maroc, naquit le 1er janvier 1760 a. Paris, d'une famille pauvre et chrétienne. Il fit ses études au collège du Plessis, grûce d'aburd à la protection de plusieurs personnages éminents, et ensuite parce qu'il fut assez heureux pour obtenir une bourse au concours. Il avait à peine 17 ans, lorsqu'il entreprit une Histoire universelle de l'apologue, qui fut favorablement accueillie de l'académie des inscriptions sur le rapport de M. Brecquigny, et qu'il refondit plus tard dans son Commentaire des fables de Lafontaine. Le jeune Guillon termina ses études au collège de Louis-le-Grand, puis, se destinant à l'enseignement, il se lit recevoir agrégé pour la rhétorique; mais ses protecteurs lui procurèrent la place de lecteur de Madame de Lamballe, vacante par la mort de M. Gabon, docteur et procureur de la maison de Navarre, puis celle de premier bibliothécaire, qu'il conserva jusqu'au mois de septembre 1702. L'abbé Godescard se l'adjoignit comme collaborateur pour son Orator sacer, et ce fut alors que la pensée vint au jeune Guidon de publier en français une Bibliothèque choisie des Pères. C'est alors aussi que sa vocation ecclésiastique acheva de se prononcer. M. de Juigné, archevêque de Paris, lui conféra avec le sacerdoce la première place dans l'établissement des Eudistes de la rue des Postes, et presque en môme temps, il fui nommé aumônier de madame de Lamballe. Lorsque la constitution civile du clergé fut proposée au se ment des prêtres, l'abbé Guillon refusa le sien. Les écrits qu'il publia sur ce sujet lui attirèrent des persécutions. Des perquisitions furent faites a son domicile en vertu des ordres du comité de section du Luxembourg, et l'on y saisit un prêtre qui, jeté aux Carmes, y périt dans les massacres du 2 septembre. L'abbé Guillon passa les années les plus orageuses de la révolution à Sceaux, où il exerçait la médecine sous le nom de Pastel. Après le 0 thermidor, il alla dans les environs de Meaux, puis il revint à Paris, où il s'oc-

\cupa de nouvelles publications dont nous donnons les litres plus loin. Se voyant menacé de nouvelles persécutions, il prit encore le parti de s éloigner, et il se relira chez l'ancien président de Brevaimes, non loin de Paris. Quelques notes sur le concordai et les élections populaires, qu'il écrivit f>Our les membres du chapitre de Rouen qui 'avaient consulté sur la question de fairo revivre l'ancienne pragmatique- sanction pour le choix d'un archevêque, après la mort du cardinal de Larochefoucauld, le tirent arrêter par î'ouclié; mais il recouvra promptement sa liberté. Nommé par le cardinal de, Belloy, chanoine honoraire de Notre-Dame et bibliothécaire de l'archevêché, il fut chargé, à ce dernier litre, de ramasser dans les deux vastes dépôts des Cortiéliers et do Saint-Louis de quoi former un ensemble de 18,000 volumes. Après avoir professé un instant la rhétorique au collège de Bruxelles, il fut attaché au cardinal Fesch comme auditeur théologien de la légation française. On lui a reproché d'avoir, dans des sermons qu'il prononça vers cette époque, donné trop d'éloges à Napoléon. Fontanes lui contia la chaire de rhétorique du Lycée Bonaparte, puis il le nomma professeur d'éloquence sacrée à la faculté de théologie, avec le titre de doyen ; mais l'abbé Guillon fit rendre ce dern'or titre a Burnier-Fonlanel qui avait commencé à en exercer les fonctions sans émoiument, et Fontanes, en dédommagement, le nomma aumônier du collège Louis-le-Grand. En 18:J0, il s'éleva une discussion entre lui et M. l'abbé Caillcau sur l'authenticité de certa.ns sermons nouvellement publiés sous le nom de saint Augustin; celui-ci eut le tort de ne pas garder dans cette circonstance toute la modération qui convient à l'homme de lettres, et plus encore à l'ecclcsiasliq le. L'abbé Guillon s'éia t aussi beaucoup occupé d une Histoire ecclésiastique; il avait communiqué son ouvrage à. Frayssinous, Barruel et Emery, et il y mettait la derniè.-e main dans sa maison de campagne de Montfermeil, lorsque sa bibliothèque fut incendiée avec tous ses manuscrits lors de l'invasion de 1815. Il fut nommé inspecteur de l'université sous le ministère de Frayssinous ; mais il quitta bientôt cette place pour se charger de l'instruclion religieuse des enfants du duc d'Orléans. La duchesse d'Orléans le fit son aumônier, et il f>rêcha en cette qualité, le carême a;:x Tuieries, en 182i. En 1825, il fui nommé chanoine honoraire de Saint-Denis et membre de la légion d'honneur. Il avait été nommé en 1831, évoque de Beauvais, et il attendait ses bulles de Rome depuis six mois, lorsqu'il fut appelé à assister le fameux Grég »ire, ancien évêque de Blois, dans ses derniers moments. Sa démarche donna lieu à des plaintes si vives, que l'abbé Guillon crut devoir porter aux Tuileries sa démission de J'évèché de Beauvais ; il écrivit à Rome pour se soumette d'avance au jugement du pape, et plus tard il publ.aune rétractation. 11 l'ut fait évoque de Maroc in partibus infidelium, puis

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officier de la légion d'honneur, et fut enfin nommé doyen de la Sorbonne, à l'âge de 80 ans, après M. Lemercier; mais il donna sa démission sur la demande de M. Affre, qui s'occupait de reconstituer la faculté de Sorbonne. MgrGuillon est mort à Montfermeil, en 1847. On sait que Louis-Philippe avait fait construire à Dreux une chapelle gothique dont les caveaux devaient recevoir les restes mortels des membres de sa famille. Mgr Guillon était, do .en du chapitre qui y fut établi. Voici sous deux chefs la liste de ses ouvrages. Littéraires et scientifiques : Mélanges de littérature orientale, Paris, 1788, 1 vol. in-12 ; Mémoires, insérés dans le Journal encyclopédique, dans les Mélanges de littérature étrangère, etc., sur divers objets de critique et d'érudition ; Lafonlaineet tous les fabulistes, ou Commentaire critique, historique et littéraire des Fables de Lafontaine, Paris, 1803 et 1835, 2 vol. in-8» et in-12; Promenade savante au jardin des Tuileries, ou Description de ses monuments, 1 vol. in-8° et in-12; Mémoires sur les maladies nerveuses, dans le Journal encyclopédique, et séparément ; Du respect dâ aux tombeaux et de l'indécence des inhumations actuelles, an V1I(1795) , 1 vol. in-8°; Entretien sur le suicide, réfutation des doctrines de J.-J. Rousseau, Montesquieu, de madame de Staèl et d'autres, Paris, 1802, in-12; 1836, in-8°. Cet ouvrage fut écrit à l'occasion de la tentative de suicide d'un jeune homme dans l'âme duquel l'auteur réussit à réveiller le sentiment du devoir ; une édition des Leçons de la nature, par Sturm et Cousin-Despréaux, 4 vol. in-12. Religieux et ecclésiastiques : Méditations eucharistiques par madame Louise de France, carmélite de Saint- Denis ; Collection ecclésiastique, ou Bibliothèque raisonnée des écrits publiés pour et contre la Constitution civile du clergé, Paris, 1791 et 1792, 12 vol. in-8° ; Parallèle des révolutions, 1 vol. in-8°. Cet ouvrage avait d'abord paru dans le quatrième volume de la Collection que nous venons de citer ; Collection des brefs du pape Pie VJ, avec latraduct. en regard, 1798, 2 vol. in-8°; Discours du pape Pie VI sur la mort de Louis XVJ, trad. du latin en français, avec notes, 1 vol. in-8°; Essai critique et historique sur la pragmatique, le concordat et les élections populaires, 1 vol. in-8°; Dissertalions de Bossuet sur les Psaumes, trad. du latin en français avec notes, Paris, 1822, 1 vol. in-8° ; une édition des Sermons du P. Lenfanty 8 vol. in-12 ; Eloge de M. de LamotheaVOrléans, avec notes, couronné par l'académie d'Amiens, Paris, 1809, 1 vol. in-8° ; Discours sur V autorité de l'Eglise romaine, prononcés dans l'église de Saint - Sulpice, 1802, 1 vol. in-8°; Panégyrique de saint louis, roi de France, prononcé en présence de l'Académie française, 1815, in-4°; trois Discours prononcés à l'occasion du sacre de l'empereur, 1806, 1807 et 1808 ; Discours sur le rétablissement des études en Sorbonne; autres Discours prononcés dans les séances d'ouverture de la faculté de théologie, 1813- 1829 ; Bibliothèque choisie des Pères de l'E-

glise grecque et latine, ou Cours d'éloquence sacrée, 1822, 26 vol. in-8°; Exposé de ma conduite auprès de M. Grégoire à ses derniers moments, Paris, 1831, in-8° ; Histoire de la nouvelle hérésie du xixc sièclr, ou Réfutation de M. de Lamennais, Paris, 1835. 3 vol. in-8"; Œuvres complètes de saint Cyprien, traduction nouvelle avec des notes, Paris, 1837, 2 vol. in-12; Modèles de l'éloquence chrétienne en France depuis Louis XI V jusqu'à nos jours, ou Choix des prédicateurs de second ordre, rédigé dans l'ordre de l'année apostolique, procédé de V Histoire de la prédication française depuis saint Bernard jusqu'aux temps modernes, Paris, 1837, 2 forts vol. in-18 ; Observations critiques sur les nouveaux Sermons inédits attribués à saint Augustin, Paris 1838 ; Discours sur l'attentat du 28 juillet (1835)) ; Discours funèbres sur la mort de la princesse Marie ; Discours latin et français sur la nécessité de la langue latine dans l'enseignement de la théologie, nouvelle édition, 1841 ; Examen critique des doctrines de Gibbon, de Strauss et de Salvador, 2 vol. in-8°.

GlILLORÉ (François), jésuite, né au Croisic, mort à Paris le 9 juin 1684, supérieur delà maison de son ordre, à Nantes, avait la réputation d'un bon prédicateur. Il a laissé quelques ouvrages dont le style a vieilli, mais qui sont encore d'un grand intérêt pour la solidité etlaprofon leurdes pensées, lisjustifient l'idée qu'avaient de lui sas contemporains, qui le regardaient comme un mystique profond, comme un homme intérieur; les principaux sont : Maximes spirituelles pour la conduite des âmes, également utiles aux directeurs et aux pénitents, Paris, 1670, 2 vol. in-12 ; les Secrets spirituels, 1 vol. ; Les progrès spirituels, Paris, 1675, in-12; les Conférences spirituelles, ibid., 1633, 2 vol. in-12. Ces divers ouvrages ont eu plusieurs éditions et ont été recueillis en un vol. in-fol. On en a cité quelques passages qui sembleraient tendre au quiétisme; mais il faut remarquer que ce sont des propositions éparses çà et là, qui ne font pas un corps de doctrine, et que d'ailleurs il écrivit avant la condamnation de Molinos.

GUIMOND ou GIJ1TMOND , bénédictin , évêque d'Averse en 1080, était de Normandie. On lui doit un Traité de la vérité du corps et du sang de Jésus-Christ, contre Bérenger, publié avec d'autres ouvrages sur le même sujet, Louvain, 1561, in-8°. Trithème et Yves de Chartres font un grand éloge de son savoir et de sa piété. Il mourut en 1084, dans un âge avancé. Quelques-uns disent qu'il fut agrégé au collège des cardinaux, par Alexandre II, l'an 1061.

GU1NET (Nicolas), abbé de Sainte-Marie de Pont-à- Mousson, ordre de Prémontré, né l'an 1621, a Nancy, mort à Pont-à-Mousson le 15 janvier 1635, a laissé : dos Notes et des Pièces justificatives, qu'il n jointes à la Vie de la bienheureuse Philippe de Gueldrc, femme de René II, duc de. Lorraine, et religieuse du couvent de Sainte-Claire de Poni-à-Mouston, vers 1519, première édition ea 1685; autre édition, 1691, avec une addition de douzg

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