‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 130 sur 323 · GUI GUN · texte numérisé non relu

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chapitres et la liste des abbesses do ce mo- cette pensée : « Au Christ s'arrête le déclin nastère; Ramtuculus excerptus, sive successio «de l'humanité; à lui commence le proabbatum regularium Sanctœ Mariœ, Pont-à- « grès. »Ona reproché à ce livre de contenir Mousson, 1693; seize Mémoires, tant latins certaines descriptions trop vives, qui en renque français, pour servir à la défense de sa draient la lecture peut-être dangereuse pour congrégation, dont il soutenait la réforme de jeunes esprits; Philosophie catholique de. contre l'abbé général Colbert et l?s chapitres l'histoire, ou V Histoire expliquée, 2 vol.in-8° : généraux île l ordre; Panégyrique du grand- cet ouvrage devait être continué ; les théoloduc Charles IV de Lorraine ; la Couronne d'un giens y ont relevé quelques inexactitudes et bon religieux, ou la mort de H. P. Bosimont, des conjectures hasardéesqui ne peuvent être prieur de fuissi, ordre de Prémontré, mort à considérées que comme d'ingénieuses bypo- Belval. Cette production n'a pas été imprimée, thèses; Le Cloître de Villemartin, poëme, GUIOT [Joseph-André), né à Rouen le 31 1 vol. in-S°. Alexandre Guiraud prit part en janvier 17.'J9, fut longtemps vicaire à Saint- outre à la collaboration de la Revue euro- Claude le Jeune, et fut appelé, en 1763, à péenne et de Y Université catholique. l'académie de l'immaculée Conception, qui le GUM1LLA (le P. Joseph), jésuite et misnomma son secrétaire. Guiot devint ensuite sionnaire espagnol, naquit vers 1690. Envoyé bibliothécaire de l'abbaye de Saint-Victor, à dans la Nouvelle-Grenade, il s'appliqua d'a- Paris, puis prieur d^ Saint Guenault, à Cor- bord à l'étude de la langue des Indiens, et y beil, le 18 mai 1785, et en demeura titulaire fit de rapides progrès. Dans les diverses propendant la suppression des établissements vinces qu'il parcourait en remplissant avec ecclésiastiques. Après la terreur, \\ sortit de zèle les devoirs de son ministère, il obserla solitude à laquelle il s'était condamné, vait avec soin les mœurs des habitants. Il exerça les fonctions du sacerdoce à Corbeil recueillait des plantes inconnues en Europe, jusqu'en 1803, et mourut curé au Rourg-la- formait des collections d'insectes, et disse- Reine, le 22 septembre 1807. On cite de lui quait, pour étudier leur organisation, les a.iipiusieurs productions remarquables, parmi maux que les Américains lui rapportaient de lesquelles on distingue : Nouveau supplément leur chasse ou de leur pêche. Nommé supéà la France littéraire, tome IV, 1748, 2 par- rieur des missions de l'Orénoque, il visita ties in-S°. Cet ouvrage fait suite aux travaux tous les établissements, tant indiens qu'esd'Hébrail et Formey, mais il leur est bien pagnols, situés dans cette immense province, inférieur. Mélanges historiques, oratoires et En 1738, au moment où il semblait que tant poétiques, relatifs à quelques événements de la de fatigues allaient être suivies du repos, il fin de Van VIII et du commencetnent de Van IX, devint recteur du collège de Carthagène, où Corbeil, 1801, in-18; Abrégé de la vie du vé- il instruisait les jeunes missionnaires. Il renérable P. Fiacre, augustin déchaussé, 1805, passa la même année en Espagne, et p:;blia in-8°; plusieurs ouvrages relatifs à l'histoire à Madrid son ouvrage : ElOrenoco illustrado civile et ecclésiastique de Corbeil. y defendido : hisloria natural civil y geogra- GUIRAUD ( le baron Pierre-Marie-Thé- phica de las naciones situadas en las riveras rèse-Alexandre), né en 1788, à Limoux, de esto gran rio, 2' édition, Madrid, 1745, petite ville du département de l'Aude, mort 2 vol. in-4% figures. Cet ouvrage, intéressant a Paris le 24 février 1847, était fils d'un hon- et curieux, malgré quelques erreurs, a été nêto manufacturier, et se distingua comme réimprimé plusieurs fois, notamment à Barpoëte et comme écrivain religieux. Il rem- celone, 1791, 2 vol. grand in-4°, avec planporta des couronnes aux jeux floraux, et fit ches. Eidous en donna une traduction franpartie de l'académie française dès 1826. On a çaise, Paris, 1758, 3 vol., mais elle est malde lui: Poèmes et chants élégiaques, Paris, heureusement incomplète. L'époque de la 1824, in-18; Poésies dédiées à la jeunesse, mort du P. Gumilla nous est inconnue. 1 y. 1. in-18 : on y remarque principalement GUNNERUS (Jean-Ernest), évêque de si tragédie des Machabées, en c nq actes, Drontheim, très-versé dans les langues orienqui fut représentée pour la première fois le taies et l'histoire naturelle, né le 16 février 14 juin 1822, et qui obtint beaucoup de suc- 1718.àChristiania,mort le23septembre 1773, ces. Ce même volume renferme, ainsi que le à Christiansund, en visitant son diocèse, qu'il précédent, le poëme élégiaque du Petit Sa- parcourait régulièrement toutes les années, voyard, en trois chants, qui avait été déjà et où il répandait les lumières, les consolapublié séparément au profit d'une œuvre de tions et les bonnes œuvres. C'est lui qui a charité; Césaire et Mélanges, 1845, 1 vol. fondé la sociélé royale des sciences de Norin-8°. Césaire est un roman religieux, dont wége, dont il était un des membres les plus un prêtre est le héros : on reproche a l'au- actifs. Il cultiva avec soin la science de l'histeur d'avoir prêté à ce ministre des autels toire naturelle, et il a laissé : Flora iVoriocdesientiments incompatibles avec les devoirs gica, 1766-72, 2 part, in-fol., figures. Il y de son état, bien qu'il le représente luttant décrit indistinctement, comme elles se sont contre l'influence de ces sentiments roma- présentées dans ses recherches, plus de onze nesques ; Théâtre et poésies, 1845, 1 vol. mille plantes : à part le manque d'ordre, ce in-8J : le Théâtre se compose de trois tragé- livre est très-bien fait. Plusieurs Discours dies, savoir : les Machabées, le comte Julien, et Mémoires, en danois, dans les Transactions et Virginie; Flavien, ou De Rome au désert, de la société de Norwége ; des Sermons, en 1845, 2 vol. in-8\ L'auteur dit, dans sa pré- danois ; des ouvrages théologiques et philoface, que ce drame est le développement de sophiques, en latin.

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