‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 131 sur 323 · GUS · texte numérisé non relu

GUS

GUNZEL (Jean), né à Commotau en Bohême, entra chez les jésuites en 1676, fut envoyé en Portugal et de là au Brésil en 1694. 11 mourr.tau milieu de ses travaux apostoli-

Sues, sa;;s qu'on sache précisément l'année. >ii a de lui doux relations pleines d'intérêt, aussi bien accueillies par les savants que par les hommes zélés pour les progrès de l'Evangile " Description de l'auteur à Bahia, et des notions sauvages vers lesquelles il est envoyé, 1694; Notices touchant sa mission au Brésil et les mines d'or qui se trouvent dans ce territoire, Lisbonne, 1720. Les Espagnols dans leurs relations l'appellent quelquefois Guinsol.

GUBLITT (Jean-Geoffroi), théologien distingué par sa science, et grand orientaliste, né à Leipzig le 13 mars 1754 , mort à Hambourg le 14 juillet 1827, a publié : Oratio de usu librorum sacrorum; une Histoire de la philosophie; une Traduction de Pindare avec des notes nombreuses; un Traité sur Ossian et plusieurs autres ouvrages.

GURTLER (Nicolas), théologien protestant, naquit à Bâle en 1654. Après avoir professé en différentes villes d'Allemagne, il occupa la chaire de théologie de Franeker en 1707, et mourut en 1711. Ses principaux ouvrages sont : Lexicon linguœ latinœ, germanœ, grœcœ et g allie œ, Baie, 1682 ; Historia Templariorum, 1702, in-4°; Or ig ines mundi, in-4°,fig., 1708: ouvrage plein d'érudition, mais dans lequel Vauleur adopte beaucoup d'étjmo;ogies incertaines et d'idées ridicules sur la mythologie; Institutiones theologicœ , Amsterdam, 1694 et 1702, in-4°, etc. Les écrits de Gurtler son! estimés des théologiens protestants.

GUSMAO (Alexandre), jésuite portugais, né à Porto en 1704 , et mort vers 1781 , fut auteur de plusieurs ouvrages théologiques et d'un Compendium perfectionis religiosœ, opus posthumum, Lisbonne, 1783, in-fol., publié par son confrère le P. Manuel de Azevedo. GUSSANVILLAN ou GOUSSAINV1LLE (Pierre), natif de Chartres, embrassa l'état ecclésiastique, et s'appliqua à la critique sacrée. Un des fruits de son étude est une bonne édition des Œuvres de saint Grégoire le Grand, Paris, 1675, 3 vol. in-fol. C'était la meilleure avant celle des bénédictins de la congrégation de Saint-xMaur, donnée en 1705, 4 vol., et celle de M. Migne, 1849, 1vol. in-4°.

GUSTA (François), jésuite, né à Barcelone le 7 janvier 1744, entra dans la compagnie, dans la province d'Aragon, à l'âge de quinze ans (1759), et occupa plusieurs chaires dans les couvents de son ordre en Espagne. Lors de sa suppression il passa en Italie, demeura longtemps à Naples, et se rendit ensuite à Palerme, où il enseignait la théologie en 1814. Il écrivait avec pureté et élégance l'italien, et a laissé les ouvrages suivants, tous en cette langue : Sur les catéchismes modernes; Essai critique et théologique, Foligno, 1793, deuxième édition. Cet essai, qui mérita l'approbation du pape Pie VJ, combat particulièrement le catéchisme des jansénistes. Mémoires historiques sur V arrivée à Ferrare du Pontife Pie VI, à son retour de Vienne, Fer-

rare, 1782, in-8°; Etat malheureux de la Calabre et de Messine après le tremblement de terre, au mois de février , 1783 , Florence, 1783, in-8°; Doutes critiques et théologiques sur le baptême supposé du juif Bianchini, Bologne, 1786, in-4°; Réforme de VAlcoran de Séich Mansur, Florence, 1787, in-12; Courte réfutation du parallèle du livre intitulé : J.-C. sous Vanathème, Ferrare, 1782, in-8° (voyez Gudver); Testament politique de Voltaire, trad. du français, Florence, 1783; Vie du marquis de Pombal, Yverdun, 1782, 4 vol. in-4° : cet ouvrage, très-estimé, a été traduit en français et en allemand ; Courte instruction à un théologien, pour savoir si le probabilisme a été condamné, Florence, 1782, in-8°; Voyages entrepris par des papes, Florence 1782, in-8°. L'auteur y a inséré le Voyage de Pie VI à Vienne; Vie de Constantin le Grand, Foligno, 1786, Venise, 1790 ; Essai critique sur les croisades... et si elles peuvent avoir lieu actuellement contre la France : cet ouvrage, sans nom d'auteur, de lieu, ni d'année, doit cependant avoir paru au commencement de

1793, et après la mort de Louis XVI ; Des Erreurs de Pierre Tamburini, dans ses leçons de Morale chrétienne, Foligno, 1791 ; Mémoires sur la révolution française, soit politique, soit ecclésiastique, et de la part qu'y ont eue les jansénistes, Assise, 1793, in-8'. Le même ouvrage fut reproduit, corrigé et augmenté sous le titre de L'Influence des jansénistes sur la révolution française , Ferrare,

1794, in-8°; Défense du catéchisme du cardinal Bellarmin, Ferrare, 1787, 1789, in-8°; De la Conduite de l'Eglise catholique dans l'é-* lection de son chef visible, le pontife romain (Pie VII) , Venise, 1799, in-8°; L'Esprit du xvme siècle, etc., Ferrare, 1792, in-8°; ouvrage excellent et parfaitement écrit; Béponse à la question sur le jugement qu'on doit porter sur les personnes qui , en des pays catholiques, prennent la défense du serment exigé (des prêtres) par l'Assemblée nationale de France, Ferrare, 1793; l'ancien Projet de Bourg- Fontaine, continué et accompli par les jansénistes modernes; nouvelle édit., corrigée et augm., Venise, 1800, in-8° (voyez Filleau); Souvenirs politiques , religieux et affectueux, d'un père de famille à son fils, à la fin du xvm° siècle, Venise, 1800, in-8°; Réponse d'un curé aux réflexions démocratiques du docteur Jean Tumiati, Venise, 1799, in-8°; De sueciimperii sub Gustavo III mutatione Commentarius , Palerme, 1790. Il avait fait une magnifique édition de cet ouvrage, qu'il dédiait a Gustave, roi de Suède; mais ce monarque fut assassiné au moment où l'ouvrage allait paraître; De vita et scriptis Joannis Andreœ Barotti Commentarius , Macerata , 1779, in-8°. Ce savant jésuite est mort à Palerme, en 1816, à l'âge de 72 ans. Il a laissé un grand nombre de manuscrits dignes d'être mis au jour, tels que les suivants : Sur l'église russe; des Dissertations sur l'histoire ecclésiastique, une Notice des jésuites qui, après l'abolition de leur ordre, ont publié des ouvrages. Cette notice tomba dans les mains d'un illustre confrère du P. Gusta, le P. Andrès, qui l'a

Page 1