‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 132 sur 323 · GIT · texte numérisé non relu

GIT

GUY

communiquée à L'auteur du Supplément à la Biographie des écrivains jésuites, imprimée a Rome en 1814.

GUTBIER (Gilles), savant orientaliste, né l'an 1617 à Weissensée en îhuringe, devint, en 1652, professeur de langues orientales h Hambourg. 11 y enseigna aussi la philosophie depuis 1000, et cette même année il se lit recevoir docteur en théologie h l'université de Giessen. Il mourut le 27 septembre 1667, dans le village d'Ufbusen, près d'Er- J'urt, où son frère était minisire protestant. Ses principaux ouvrages sont : JSotnn/m Testamentum syriacwn, cum punetis vocalibus et vrrsionr ïatina Mattliœi, etc., Hambourg, M63, in-8"; ibid., 1749, in-8°; Lexicon syriacum continens omnes Novi Tcstam. syriaci dicHones et particulas, cum spicilegio et appendice, Hambourg, 1667, in-8*; ibid., 109V, in-8°; et avec des corrections de Jean Midi. Gutbier, professeur à Weissenfels , Naumbourg, 170G,in-8° ; No ter criticœ in Novum Testament um syriacnm, Hambourg, 1067, in-8°; corrigé par le môme Jean-Michel Gutbier, Naumbourg, 1706, in-8" ; ces deux opuscules, sous le titre de Clavis ôperis, sont souvent joints au premier.

GÙY-ARETIN. Yoy. Aretin.

GUYARD (Bernard), né à Craon, dans l'Anjou , en 1001, dominicain, docteur en théologie, mourut à Paris, le 19 juillet 1674. Il est auteur : de la Vie de saint Vincent Février 163V, in-8°; Discrimina inter doclrinam thomisticam et jnnsenianam, 1655, in-4° ; la Far talité de St.-Cloud, in-fol. et in-12, où il lâche de prouver que ce n'est pas un dominicain qui a tué Henri III : on lui a opposé la véritable Fatalité de Saint-Cloud , qui se trouve dans le Journal de Henri III : le P. Steill (t Dalmans ont aussi soutenu l'opinion du P. Guyard.

GUYAUX (Jean-Joseph), né l'an 1684 à Wamfercée vilage du Brabant Wallon, fit sa philosophie à Luuvain , où il remporta la palme en 1703. 11 fut fait professeur d'Ecriture sainte en 1723, docteur en théologie et chanoine de St.-Pierre en 1727, président du collège du Pape, en 1731, chanoine de l'église de Garni, en 173V, et enfin doyen de St. -Pierre. Il ne dut tous ces emplois qu'à ^ses vertus et à sa science ; rien n'étant plus 1 éloigné de son caractère que l'ambition, que les intrigues, la souplesse et la lâcheté qu'elle inspire. Il mourut le 8 janvier 1774, à Louvain, après avoir fait des legs considérables aux pauvres, et laissé de grosses sommes pour fonder des bourses en faveur des pauvres étudiants. On a de lui : Commentarius in Apocalypsim, Louvain 1781, in-8°, où il combat le système que Kerckhedère établit dans sa Monarchia Romœ paganœ. Le commentaire de Guyaux est principalement formé, quant à la partie historique, sur YExposition de V Apocalypse de Bossuet, et quant aux explications mystiques, sur Jes Commentaires du docteur Froidmont. Le style de cet ouvrage n'est ni pur ni agréable. Quœstio monaslico-theologica dt carniumesu, Louvain, î7i9,in-4°. C'est une dissertation polémique

faite en faveur du cardinal d'Alsace, archevêque de Malines, qui, en sa qualité d'abbé d'Ai'flighem, avait retiré en 1748 aux religieux de ce monastère , une dispense pour manger gras, gui y avait subsisté pendant 47 ans. Prœlcctiones de mneto Jesu Christi Evangelio ,dequeaetis etepistolis apostolorum. M. Géiard, chanoine de l'église de (iand, et ci-devant professeur en philosophie à Louvain, est occupé à donner l'édition de cet ouvrage, qui doit être en 7 ou 8 vol.in-8°. Guyaux a travaillé à l'édition de la Bible de du Haïucl Voy. ce nom), 1740.

GUYET (CiiAP.i.r.si, jésuite à Tours, né en 1000, mort en 106V, travailla sur les cérémonies de L'Eglise ; le fruit de ses travaux fut un yros in-fol., intitulé: ffeortologia , sive defestis propriis locorum, Paris, 1057, in-fol. réimprimé à Crbin, 1728, et à Venise, 1729, in-fol. Ce livre est plein d'érudition etde bonne critique; on y trouve des choses intéressantes nori-seulement pour l'hagiographie et l'histoire ecc'esiastique , mais encore pour l'histoire profane.

GUYON (Syuphorien), né vers 1595 à Orléans, entra dans l'Oratoire en 1625. Il fut envoyé quelque temps après, avec le P. Bourgoing, à Malines, pour y établir une maison de sa congrégation. Nommé curé de Saint- Victor à Orléans en 1638, il gouverna celte paroisse avec édification, et s'eu démit, en faveur de son frère, trois mois avant sa mort, arrivée en 1G57. On a de lui : V Histoire de l'église et diocèse, ville et université d'Orléans, 1647, in-fol. La seconde partie de cet ouvrage curieux , mais mal écrit , ne parut qu'en 1650, avec une préface de Jacques Guyon, son frère. Celui-ci est auteur d'un petit ouvrage , intitulé : Entrée solennelle des évéques à Orléans, 1660, in-8", composé à l'occasion de l'entrée de d'Elbène. — 11 y avait eu auparavant un autre Guyon (Louis), dont les Leçons diverses, imprimées à Lyon, 1625, 3 vol. in-8*, sont au nombre des livres peu communs et curieux.

GUYON (Jeanne Bouvier de Lamothe), née à Montargis en 1648, de Claude-Bouvier, seigneur de Lamothe-Vergonville, maître des requêtes. EDe se destinait au cloître ; mais cédant aux instances de ses parents, elle épousa, à l'âge de 14 ans, le fils de l'entrepreneur du canal de Briare, appelé Guyon. Devenue veuve à 25 ans, avec de la beauté, du bien , de la naissance et un esprit fait pour le monde, elle donna dans une spiritualité singulière, où l'on crut reconnaître les traces du quiétisme. Un voyage qu'elle fit à Paris, la mit à même de lier connaissance avec d'Arenthon, évêque de Genève, qui, touché de sa piété, l'appela dans son diocèse. Elle s'y rendit en 1681, et passa ensuite dans le pays de Gex. 11 y avait alors dans cette contrée un Lacombe, barnabite savoyard, directeur fameux, qui communiqua ses idées à Mme Guyon, et tous deux se mirent à prêcher le renoncement entier à soi-même, Je silence de l'âme, l'anéantissement de toutes les puissances, une indifférence totale pour la vie ou Ja mort, pour

GUY

GUY

le paradis ou l'enfer. Cette vie n'était, en suivant la nouvelle doctrine, qu'une anticipation de Vautre , qu'une extase sans réveil. L'évoque de Genève, instruit du progrès que faisaient ces deux apôtres d'une mysticité suspecte, les chassa l'un et l'autre. Ils passèrent de Gex à Thonon, puis à Turin, de Turin à Grenoble, de Grenoble à Verceil, et enfin à Paris ; et partout ils se firent des prosélytes. Les jeûnes , les courses , les chagrins achevèrent d'affaiblir leur cerveau. Mme Guyon fut enfermée en 1688, par ordre du roi, dans le couvenf.de la Visitation de la rue Saint-Antoine, à Paris. Ayant recouvré sa liberté par le crédit de Mme de Maintenou, elle parut à Versailles et à Saint- Cyr. Les duchesses de Charost, de Chevreuse, de Beauvilliers, de Mortemart, touchées de l'onction de son éloquence et de la chaleur de sa piété douce et tendre, la regardèrent comme une sainte, faite pour amener le ciel sur la terre. L'abbé de Fénelon, alors précepteur des enfants de France, se fit un plaisir de former avec elle un commerce d'amitié , de dévotion et de spiritualité, inspiré et conduit par la vertu, et si fatal depuis à tous les deux. Mme Guyon, fière et sûre de son illustre disciple, se servit de lui pour donner de la vogue à ses idées mystiques ; elle les répandit surtout dans la maison de Saint-Cyr. L'évèque de Chartres, Godet des Marais, s'éleva contre la nouvelle doctrine. Un orage se formait; Mme Guyon crut le dissiper, en confiant tous ses écrits à Bossuet. Ce prélat, l'évèque de Chàlons, depuis cardinal de Noailles, l'abbé Tronson, supérieur de Saint-Sulpice, et Fénelon, assemblés à Issy, dressèrent 34- articles. On voulait par ces articles proscri:e les maximes pernicieuses de la fausse spiritualité, et mettre à couvert les saines maximes de la vraie. Mme Guyon, retirée à Meaux, les souscrivit et promit de ne plus dogmatiser. On l'accusa, mais elle n'en convint pas, de n'avoir pas tenu parole. La cour, fatiguée des plaintes qu'on portait contre elle, la fit enfermer d'abord à Vincennes, Duis à Vaugirard, et enfin à la Bastille. L'affeire de Mme Guyon produisit la dispute sur « quiétisme entre Fénelon et Bossuet. Ce aifférend ayant été terminé par la condamnation du livre des Maximes des saints, et et par la soumission de l'illustre auteur de cet ouvrage, Mme Guyon sortit de la Bastille en 1702, et mourut à Blois en 1717, dans les transports de la piété la plus affectueuse. L'abbé de La Bletterie a écrit trois lettres, estimées et rares, dans lesquelles il la justifie des calomnies que ses ennemis avaient inventées pour noircir sa vertu. Malgré des lettres interceptées du barnabite Lacombe à son élève, et de l'élève à son maître, trèstendres et très-vives, les gens sensés regardèrent toujours Lacombe et Mme Guyon, comme deux personnes irréprochables dans leurs mœurs. C'étaient, selon toute apparence, des personnes bien intentionnées, mais qui, cherchant à approfondir les voies extraordinaires par lesquelles Dieu conduit quelques âmes à lui, s'égarèrent, au moins dans le lan-

gage et dans la manière d'énoncer des choses qu'il faut abandonner tout uniment au secret de Dieu (Voy. la fin de l'article Armelle). Les principaux ouvrages de cette femme célèbre sont : les Torrents spirituels , le Moyen court et très-facile de faire oraison , et le Cantique des cantiques expliqué, in-8°; sa Vie éerile par elle-même, en 3 vol. in-12, Cologne, 1720. De toutes les productions de Mme Guyon , c'est la moins commune ; Discours chrétiens, 2 vol.; l'Ancien et le Nouveau Testament , avec des explications et des réflexions , 20 vol. in 8°; des Lettres spirituelles , en h- vol. in-8u; des Cantiques spirituels et des Vers mystiques. On remar-

3 ue dans tous ces écrits, de l'imagination, u feu, de l'élégance, et encore plus d'extravagance, surtout quand on prend les choses à la lettre. Mais il paraît qu'à l'égard des mystiques, cette espèce de critique littérale ne peut avoir lieu sans que les Taulèi e, les Busbroch, lesBlosius, et d'autres auteurs reconnus comme très-sages et parfaitement orthodoxes, ne soient dans le cas de donner bien de l'embarras (Voy. Busbroch). 11 est cependant impossible de justifier Mme Guyon, si tout ce que ses écrits contiennent est effectivement d'elle; mais c'est de quoi douteront probablement ceux qui verront le testament qu'elle fit sur le point de mourir, et où, après avoir fait sa profession de foi de la manière la plus entière et la plus touchante, elle ajoute : « Je dois à la vérité et pour ma « justification, protester avec serment, qu'on « a rendu de faux témoignages contre moi , « ajoutant à mes écrits , me faisant dire et « penser ce à quoi je n'avais jamais pensé « et dont j'étais infiniment éloignée; qu'on a « contrefait mon écriture diverses fois ; qu'on « a joint la calomnie à la fausseté, me faisant « des interrogatoires captieux , ne voulant « pas écrire ce qui me justifiait, et ajoutant « âmes réponses, mettant ce que je ne di- « sa'is pas, supprimant les faits véritables : « je ne dis rien des autres choses, parce que « je pardonne tout, et de tout mon cœur, ne « voulant pas même en conserver le souve- « nir. » Voy. Fénelon. Elle eut de son mari cinq enfants dont deux moururent en bas âge : elle confia les trois autres à des mains étrangères, lorsqu'elle voulut embrasser le quiétisme; mais elle leur abandonna la presque totalité de sa fortune. Sa fille devint par un premier mariage comtesse de Vaux, et par un second duchesse de Sully. Les œuvres de Mme Guyon ont été publiées par Poiret, Cologne (Amsterdam), 1715 , 3'J vol. in-8°, et par Du Toit-Mambrini , 1790, 40 vol. in-8°. GUYON (le Père), célèbre missionnaire pour l'intérieur de la France , était né dans le diocèse de Lyon vers 1785. Ordonné prêtre en 1813pan'évêquedeGrenoble,ilfutle condisciple et l'ami de MM. Miolland, Dufêtre, etc., etc. 11 prit la part la plus active aux premiers succès apostoliques des missions de France, sous la direction de MM. Bauzan, Fayet et Forbin-Janson. Plus tard il entra chez les jésuites. Les voltairiens du temps de la Restauration dirigèrent surtout contre

IÎAA

IIAB

ïui leurs sarcasmes et leurs diatribes , mais tout entier appliqué h ses saintes fonctions, il ne put s'en émouvoir, et peut-être l'ignorait- 1. Du moins il n'y répondait qu'en N'efforçant d'étendre le règne de Dieu. Il succomba h une attaque d'apoplexie à Lavaur, sur la fin de 1845.

(ÏUYON (Claude-Marie), né à Lons-le- Saulnier en Franche-Comté, entra dans la congrégation de l'Oratoire, qu'il quitta ensuite. Il vint à Paris , où sa plume s'exerça sur divers sujets. Il fit quelques extraits pour les feuilles de l'abbé des Fontaines, qui, en reconnaissance , retoucha le style de quelques-uns de ses écrits. Il mourut à Pans en 1771, Agé d'environ 72 ans. Ses principaux ouvrages sont : la Continuation de YHistoire romaine de Laurent Echard, depuis Constantin jusqu'à la prise de Constantinople par Mahomet II, 10 vol. in-12. C'est une espèce d'histoire du Bas-Empire, écrite, dit un auteur, d'un style digne du titre. Cette saillie est doublement injuste; en ce que l'ouvrage de l'abbé Guyon n'est pas intitulé : Histoire du lias-Empire , et que le style est convenable au livre, et assez pur. Les faits ne sont as toujours exacts, mais ils sont assez bien rapprochés, et, en général , cet abrégé est estimable. Histoire des empires et des républiques depuis le déluge jusqu'à Jésus-Christ, 1736, 12 vol. in-12, traduit en anglais avec des corrections. Cet ouvrage, qui semblait être une espèce d'imitation, et qui devait effacer YHistoire ancienne deRollin, n'a pas eu le même succès. Il y a peut-être plus de recherches et d'ensemble, mais le ton en est froid, et tout le résultat d'un faible effet : le désordre et la négligence de Rollin plaisent davantage. Histoire des Indes, Paris, 1744, 3 vol. in-12, telle qu'on pouvait l'attendre d'un homme qui n'avait voyagé que dans son cabinet, et qui n'avait pas toujours consulté les meilleurs auteurs ; Y Oracle des nouveaux philosophes, 2 vol. in-8°. Il entreprend dans cet ouvrage de réfuter les erreurs et les impiétés de Voltaire. Pour le faire avec succès, sa méthode est d'en rapprocher les principes, et de mettre cet écrivain en contradiction avec lui-même. Voltaire lui opposa pour

toute réponse des injures auxquelles l'abbé Guyon fut d'autant moins sensible que son livre eut le plus grand succès. Bibliothèque ecclésiastique, en forme d'instructions sur toute la religion, 1772, 8 vol. in-12. C'est le dernier ouvrage de l'abbé Guyon , et ce n'est pas le meilleur; Essai critique sur rétablissement de l'empire d'Occident, Paris, 1753, in-8°. assez bon, quoiqu'un peu superficiel.

GUYOT (Germain-Antoine), avocat au parlement de Paris, sa patrie, né en 1694, mort en 1750, a laissé plusieurs ouvrages de droit. Le principal est: Traité ou Dissertations sur plusieurs matières féodales, tant pour le pays de droit écrit, que pour le pays coulumier, en 6 vol. in-4°. Ce livre embrasse toute la matière des fiefs; elle y est traitée avec beaucoup d'étendue, mais assez peu d'ordre. On y a joint des Observations sur le droit des patrons et des seigneurs de paroisse , aux honneurs dans l'Eglise, etc., 1751, in-4°.

GUYOT (l'abbé Guillaume-Germain), né le 21 juin 1724 à Orléans, où il mourut vers 1800, se fit une réputation dans la chaire. Nous citerons de 1 ui : des Hymnes pour l'office du sacré-cœur de Jésus, Caen , 1748, in-12. Exercices spirituels pour le sacrifice de la messe, Paris, 1751, in-8°; Oraison funèbre de Stanislas, roi de Lorraine, 1766, in-4°; Panégyrique de saint Louis, prêché devant les académies, 1758, in-4"; Discours sur un statut particulier à plusieurs académies du royaume, 1768, in-4° ; Discours sur le projet d'une histoire philosophique du génie français, suivi de notes historiques, Paris, 1770, in-8°; Panégyrique de la bienheureuse Chantai, il!2, in-12; Oraison funèbre de Louis XV, prononcée à Soissons, 1774, in-4"; Recueil de panégyriques et d'oraisons funèbres suivi d'un Sermon sur le jubilé, 1776, in-12; Discours sur les ressources nécessaires à l'homme de génie, lu à la réception de l'auteur à l'académie de Nancy ; Eloge historique de M. Carrelet de Rosoy, doyen de l'église de Soissons, suivi d'une lettre des Champs Elysées. L'abbé Guyot fut un des collaborateurs du Journal de Trévoux; il donna, en 1763, une édition de l'Essai sur le beau, et, en 1766, des OEuvres du Père André.

HAAS ( Jean-Mathias] , géographe allemand, né à Augsbourg, le 14 janvier 1684, mort à Wittenberg le 24 septembre 1742. On lui doit : Regni Davidici cl Salomonis descriptio geographica et historica, Nuremberg, Homann, 1739, in-folio, avec; cartes coloriées , ouvrage rempli d'érudition el nécessaire, dit Lenglet-Dufrcs'noy, pour l'étude de l'histoire sainte. On en trouve un bon extrait dans les Acta erudit. èipsens. ann. 1740; Phosphorus historiarum vcl prodromus theatri summorum imperiorum% Leipzig , 1742, in-folio ; Historiœ universalis poiiticœ idea, tractationem summorum imperio-

rum exhibens, Nuremberg, 1743, in-4°, avec cartes. Cet ouvrage a été publié par les soins de M. Franz et d'Auguste - Gottlob Boehm. Les cartes du professeur Haas sont bien supérieures à toutes celles qu'on avait gravées jusqu'alors en Allemagne.

HABACUC, le 8* des douze petits prohètes , commença à prophétiser , suivant i opinion la plus commune, au commencement du règne de Joachim. Il est difficile de décider si ce prophète est l'Habacuc qu'un ange emporta par les cheveux à Babylone pour donner à manger à Daniel, alors dans la fosse aux lions. Ses prophéties

Page 1