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HAE

lut nommé visiteur des Carmélites ; on 1749, il obtint l'abbaye de Vermand, ordre de Prémontré, puis il fut l'ait évêque de Sidon, in parttibuë infideiiwn. Il avait professé durant toute sa vie une dévotion spéciale au sacré cœur de Marie, el il peul être regardé comme ayant été, aussi bien que le P.Eudes, un des apôtres du culte du cœur do la sainte Vierge. Après qu'il eut été élevé sur le siège de Glandèves, il publia un mandement pour en établir la fête dans sou diocèse en 1780, puis une instruction pastorale sur le même sujet en 1788. Durant les orages révolutionnaires, il se relira a Nice, et de le à Fossano dans le Piémont, d'où il a tressa aux fidèles de son diocès ! i\os cxhortations contre le serment de liberté et d'égalité. En 1794, il public à Bologne un mandement sur la Providence. 11 mourut peu de temps après, âgé de 83 ans. Outre un Catéchisme sur les affaires du temps, qu'il avait composé lorsqu'il était grand-vicaire du diocèse de Reims, on lui doit encore : une Lettre aux missionnaires de Notre-Dame de la Garde d'Avignon, sur la mort de M. lmbart, leur supérieur général , publiée à Pesaro, en 1795 ; et un livre intitulé : La dévotion au cœur de Marie, qui fut imprimé pour la première fois à Nice, et dont une nouv lie édition considérablement augmentée a été donnée à Paris, 1825, 1 vol. in-12, renfermant l'instruction pastorale et le mandement dont nous avons parlé. Un frère de ce prélat fut prêtre aussi et supérieur des carmélites de Reims.

HACKET ou HAGUET (Guillaume), fanatique anglais, au xvic siècle, s'érigea en propbète, et attira dans son parti deux personnes qui avaient quelque savoir, Edmond Coppinger et Henri Arthington. Ces t;eux fanatiques furent les hérauts de Hacket. Ils voulurent le faire passer pour un grand prophète comparable à Jésus-Christ. Ils entreprirent môme, le G juillet 1591, de le publier hautement dans les rues de la ville de Londres : ils furent arrêtés, et on leur fit leur procès. Hacket fut condamné à être pendu; Coppinger se laissa mourir dans la prison, et Artbington obtint sa grâce. Ces trois imposteurs se proclamaient prophètes de la miséricorde et du jugement.

HACKSPAN (Théodore), orientaliste et théologien luthérien, né à Weimar en 1607, se rendit habile dans les langues orientales, et fut le premier qui les professa à Altorf. H obtint aussi la chaire de théologie, et mourut en 1659, à 52 ans. On a de lui un grand nombre d'ouvrages sur la Bible, estimés en Allemagne. Les principaux sont :

Miscellaneorum sacrorum libri duo; Notœ philologicotheologicœ in rariora et difficiliora veteris et novi Testamenti loca, 3 vol. in-8°; Observationes arabico-syriacœ in quœdam loca veteris et novi Testamenti, in-4°; Spécimen theologiœ thulmudicœ; Sytloge disputationum theologicarum et philo logicarum, Altorf, 1633, in-4° ; Lucubrationes franktallenses in difficillima utriusque Testamenti loca. Altorf, 1685, in-8°.

HAEDUS (Pierre), auteur ascétique du w siècle, dont le vrai nom élail Caprctto, était de Pordenone dans le Frioul. Le zèle avec lequel il remplissait les fonctions du saint ministère. ne l'empêchait pas de cultiver les lettres. On cile do lui : De amoriê gcnrri'jus, sire anterolicorum libri très, où il si' propose, dans le premier livre, d'éclairer sur les dangers de l'amour son neveu qui étudia t dans l'université de Paloue ; dans le second, d'indiq 1er les moyens propres à préserver ou à guérir de cette passion -, dans le troisième, de faire ressortir l'excellence de l'amour divin. La première édition qui est deTrévise,1492, in-4°, est très-recherchée. L'édition de Cologne, 1608 ou 1610, in-12, publiée sous ce titre : De contemnrndis amoribus libri très, n'est pas complète. De miser ia humana libri quinque, Venise, 1558, in-4°, fort rare ; et Cologne, 15(>0, in-12.

HAEFTEN1US ou HAEFTEN (Jacques van), né à Utrecht en 1588 , se lit bénédictin) et établit la réforme dans l'abbaye d'Afilighem, dans le Brabant; il y introduisit les constitutions de la congrégation des SS. V;lon et Hidulphe (elles y sont aujourd'hui adoucies avec la permission dusaint-siége). Il mourut le 31 juillet 16V8, à 60 ans, après avoir publié plusieurs pieux et savants ouvrages, entre autres : Disquisitiones monasticœ, Anvers, 1643, in-fol., très-eslimé; Vcnatio sacra sive de arte quœrendi Deum, lib. XII, ibid., 1650 ; Via regia sanctœ crucië ; Méditations pour tous les jours de Tannée, 6 livres, 1634, etc.

HAEN (Antoine de), conseiller aulique et médecin de l'impératrice Marie-Thérèse, né à La Haye en 1704, mort à Vienne le 5 septembre 1776, est connu dans la république des lettres comme l'un des plus savants et des plus habiles médecins de l'Europe. Il fut appelé à Vienne en 1754 pour y faire un cours de clinique, et devint professeur de médecine pratique. Ennemi de l'empirisme de tant de pratiques modernes, fruit de la frivolité et de l'inconsistance des esprits de ce siècle, Haen ne se réglait que sur des principes reconnus et sur la grande leçon de l'expérience. Les traités qu'il a successivement publiés sous le titre de Ratio medendi in nosocomio practico , forment 17 vol. in-8", à Vienne, de 1757 à 1774. On a encore de lui plusieurs autres dissertations séparées, parmi lesquelles il faut distinguer le traité De Magia, Vienne, 1774, et Venise, 1775, un vol. in-8°. De Haen y combat la crédulité du peuple et cette multitude de contes que les siècles d'ignorance ont enfantés sur la magie ; mais il maintient conformément à l'Ecriture sainte, aux saints Pères et à l'histoire de tous les siècles, la possibilité de la magie, et même sa réalité, quoique dans des cas beaucoup plus rares que le vulgaire ne l'imagine. Cet ouvrage a fait beaucoup de bruit, et tes adversaires s'en sont servis pour affaiblir sa réputation. «On sent assez que « dans le temps où nous sommes, on est « mal reçu à parler d'agents siunaturncls ; « mais est-ce précisément sur Jes opinions

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