‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 14 sur 323 · EU · texte numérisé non relu

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bralca, Isny, iti'*2, in-V ; Idem, en hébreu et ,.,, latin, par Drusius, Franeker, 1GSI, in-8°. i ELIEZÉR, originaire de la ville de Damas, ri,u! ser?iteur d'Abraham. Ce patriarche lf prit tellement en affection , qu'd lui donna l'intendance de toute sa maison; il le destinait môme a ôtre son héritier avant la naissance d'isaac. Ce fut lui qu'Abraham envoya en Mésopotamie chercher une femme pour son (ils.

ELIEZER, rabbin, que les Juifs croient être ancien, et font remonter jusqu'au temps de Jésus-Christ; mais qui, selon le P. Morin, n'est que du vnc ou vmc siècle. On a de lui un livre intitulé : Les Chapitres ou Histoire sacrée, que Vorstius a traduits en latin, avec des notes , 16H , in-V. Il est fameux parmi les hébraïsants. Cependant ses Chapitres sont remplis de fables grossières : il e4 dit , par exemple, au chap. 0, que le soleil et la lune ont été créés dans la môme forme et la môme splendeur; mais que s'étant querellés sur leur excellence, le soleil l'emporta, en devint plus grand et plus brillant, etc.

ELIEZEH, médecin et rabbin de Crémone sous Philippe II , ayant é.lé forcé de quitter cette ville , se retira à Constantinople , où il obtint la direction de la synagogue de l'île de Naxos. Il eut, plus lard, le même emploi dans la synagogue de Posen, en Pologne, et mourut à Cracovie , en 1580, laissant une réputation de savoir parmi ses coreligionnaires. On a de lui : Commentaire sur le litre d'Esther, Crémone, 1570; Hambourg, 1711, et réimpr. de nouveau à OtFenbach; Histoire de Dieu , ouvrage dans lequel l'histoire du Penlateuque est exposée, Venise, 1583; Cracovie, 15S4.

EL1NAND ou HELINAND , moine cistercien de l'abbaye de Froidmont, sous le règne de Philippe-Auguste , est auteur d'une plate Chronique en 49 livres. Il n'est pas vrai qu'il ne nous en reste que quatre. Cette chronique était en entier à l'abbaye de Froidmont. Ainsi l'auteur du Dictionnaire critique , en 6 vol., s'est trompé. Il aurait dû dire qu'on n'en a imprimé que quatre, qui renferment les événements principaux depuis Fan 034 jusqu'en 1204. Outre cette maussade compilation, on a de lui de mauvais vers français et de plus mauvais sermons. Il était de Prout- *e-Roi en Beauvaisis. Il mourut vers l'an

ELI0TT (Jean) , ministre anglican à Boston, dans la Nouve;le-Anglet.'rre, a fait paraître une Bible en langue américaine, imprimée à Cambridge; le Nouveau Testament parut d'abord en 1001 , et toute la Bible en 1003, in-4° très-rare.

ELIPAND. archevêque de Tolède, ami de Félix d'Urgel , soutenait avec lui que Jésus- Christ , en tant qu'homme, n'était que fils adoptif de Dieu. Il défendit ce sentiment de vive voix et par écrit. Cette erreur fut condamnée par plusieurs conciles , et leur jugement fut confirmé par le pape Adrien, qui lit rétracter Félix. Elipand, moins s uni s que son maître, écrivit contre lui eu 7i)9, et mourut peu après.

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ELISA, nremier fils de Javan et petit-fils de Japhet, peupla l'Elide, dans le Péloponèse, ou, selon d'autres, cette partie de l'Espagne proche de Cadix, qui , à cause de ses agréments, fut appelée les Champs Elyséens ou lies fortunées.

ELISABETH (sainte), femme de Zacharie, mère de saint Jean-Baptiste , qu'elle eut dans sa vieillesse, reçut la visite de sa parente, la mère du Sauveur, dans le temps de leur grossesse. Saint Pierre d'Alexandrie dit que deux ans après qu'elle eut mis au monde Jean-Baptiste, elle fut obligée de fuir la persécution d'Hérod". Elle alla se cacher dans une caverne de la Judée , où elle mourut, laissant son fils dans le désert, à la conduite de la Providence, jusqu'au temps qu'il devait paraître devant le peuple d'Israël.

ELISABETH (sainte), fille d'André II, roi de Hongrie, née en 1207 , mariée à Louis, landgrave de Hesse, perdit son époux en 12^7. Les seigneurs la privèrent de la régence, que son rang et les dernières volontés du p.ince paraissaient lui avoir assurée. Elisabeth, mère des pauvres, avait employé non- seulement sa dot, mais encore sa vaisselle et ses pierreries, à les nourrir dans une famine. Elle se vit réduite à mendier son pain de porte en porte. Tirée ensuite de ce misérable état, elle fut rétablie dans son palais ; mais préférant l'état d'humiliation aux honneurs, elle prit l'habit du Tiers-Ordre, et s'employa à servir les pauvres de l'hôpital de Marburg qu'elle avait fondé. Son palais avait été une espèce de couvent. Elle avait sur le trône toutes les vertus du cloître ; et ses vertus n'eurent que plus de force, lorsqu'elle se fut consacrée à Dieu. Elle mourut à Marburg en 1231, à 24 ans, et fut canonisée quatre ans après. On garde une portion de ses reliques dans l'église des carmélites à Bruxelles, et une autre dansla belle chapelle de la Roche-Guyon sur Seine. Il y en a aussi une poition considérable dans une chasse précieuse, qui fait partie du trésor électoral d'Hanovre. Théodore de Thuringe a écrit sa Vie.

ELISABETH (sainte), reine de Portugal, fille de Pierre III, roi d'Aragon, née en 1271, épousa en 1281 Denys, roi de Portugal. Après la mort de son mari, elle prit l'habit de Sainte-Claire, fit bâtir le monastère de Coïmbre, et mourut saintement en 1330, à 05 ans Elle fut canonisée par Urbain VIII en 1025.

ELISABETH-CHRISTINE, reine de Piusse, file du duc deBrunswick-Wolfenbuttel, née en 1715, épousa en 1733 Je prince royal, qui devint roi sous le nom de Frédéric IL 11 déclara en mourant que, pendant toute sa vie, elle ne lui avait donné aucun chagrin. Elisabeth était catholique, et il fallait qu'elle reunit toutes les vertus de sa religion pour vivre, sans orage, dans cettecourprotestante, où la philosophie du xvm' siècle exerçait d'ailleurs sa îuneste influence. Pendant que les livres des modernes novateurs étaient applaudis dans le cabinet de Frédéric, la reine traduisait des ouvrages pieux tels que : Le Chrétien dans la solitude, par Crugot, Berlin,

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1776 ; de la Destination de l'homme , par Spalding, ib., 1776; Considérations sur les œuvres de Dieu, par Sturm , La Haye, 1777, 3 vol.; Manuel de la religion, par Hermès, Berlin, 1789, 2 vol. ; Hymnes de Gellert, ibîd., 1790. On lui attribue aussi des Réflexions sur Vétat des affaires politiques en 1778, adressées aux personnes craintives. Elle survécut onze ans à son époux et mourut en 1797.

ELISAPHAT, fils de Zéchri, qui aida de ses conseils et de ses armes le souverain pontife Joïada à déposer 1 impie Atbalie, et à mettre Joas sur le trône. Il commandait une compagnie de cent hommes.

ELISE (en arménien EGHISCHÉ), évoque arménien, disciple du patriarche Sahak, et de Mesrob, inventeur de l'alphabet arménien, et l'un des plus célèbres historiens de cette contrée, naquitau commencement du vcsiècle, et mourut vers kSO. Il avait été, avant d'être élevé à l'épiscopat, secrétairede Vartan, prince des Mamikonians, et général des armées arménienne et géorgienne. On a de lui : une Histoire delà guerre du général Vartan contre le roi de Perse, imprimée à Constanlinople, 176V, 7 part. in-4° ; des Commentaires sur la Genèse, sur les livres des Juges, suvYOraison dominicale; des Règles sur la vie monastique, sur les devoirs des prêtres ; et des Homélies: manuscrits conservés à la bibliothèque du roi.

ELISÉE, disciple d'Elie, et prophète comme lui, était fils de Saphat, et naquit dans la ville d'Abelmeula, qu'on croit avoir existé dans la tribu de Manassé, à dix milles de Scylhopolis.il conduisait la charrue, lorsque Elie se l'associa par ordre de Dieu. Son maître ayant été enlevé par un tourbillon de feu, Elisée reçut son manteau et son double esprit prophétique. Les prodiges qu'il opéra, lefirentreconnaîtrepour l'héritier des vertus du saint prophète. Il divisa les eaux du Jourdain, et le passa à pied sec; il corrigea les mauvaises qualités des eaux de la fontaine de Jéricho ; il fit dévorer par des ours, des enfants quile tournaient en ridicule (c'étaient, observent les saints Pères, des enfants formés par des parents impies, à la dérision des ministres de Dieu) ; il soulagea l'armée de Josaphat et de Joram, qui manquait d'eau; il leur prédit la victoire qu'ils remportèrent sur les Moabites ; il multiplia l'huile d'une pauvre veuve ; il ressuscita le tils d'une Sunainite; il guérit Naaman, général Syrien, de la lèpre ; et Giézi, son disciple, en fut frappé, pour avoir reçu des présents contre son ordre ; il prédit les maux qu'Hazael ferait aux Israélites ; il annonça à Joas, roi d'Israël, qu'il remporte! ail autant de victoires sur les Syriens, qu'il frapperait de fois la terre de son javelot. Elisée ne survécut pas beaucoup à ceUe prophétie. Il mourut à Samarie, vers l'an 830 avant Jésus-Christ. Un homme assassiné par des voleurs ayant été jeté dans son tombeau, le cadavre n'eut pas plutôt touché les os de l'homme de Dieu, qu'il ressuscita. « Celait un de ces hommes rares, « dit un historien théologue, que la Provi- '.« dence suscite dans des temps de corruption

Dict. de Biographie relig. Iï%

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« et d'obscurité, pour ranimer la foi par des '< œuvres extraordinaires , et ramener à Dieu « par l'éclat des prodiges, des peuples sé- « duits qui ne croient plus en sa pui>sance.» ELISÉE (Jean-Franç. Copel, dit le P.), fils d'un avocat au parlement de Besançon , naquit dans cette ville en 1728, y fit scs°premières études au collège des jésujtes, et s'y distingua par ses progrès. Ayant fait une retraite aux Carmes de Besançon, il entra dans cet ordre, et se voua pour toujours à Dieu, le 25 mars 1745. Sa ferveur soutenue d'une piété sincère ne se démentit point. Il remplit pendant six ans, dans le couvent, les foncti ns de professeur, employant les intervalles de liberté qu'elles lui laissaient à cultiver l'élude des belles-lettres, et à former son goût pour l'éloquence. Il commença sa carrière évangélique en 1756 avec le plus grand succès. L'année suivante, il partit pour Paris, où pendant 26 ans il a exercé le ministère de la parole, tant à la cour qu'à la ville, toujours avec la môme affluence d'auditeurs etles mômes suffrages. Entin, excédé de travaux, et sa santé succombant sous son zèle, après avoir fait les plus gran Is efforts pour prêcher le carême à Dijon, il mourut le 11 juin 1783 à Pontarlier, en alant en Suisse pour prendre les eaux de la Brévine, que .es médecins lui avaient ordonnées. Ses Sermons ont été imprimés en 4 vol. in-12, 1785. « C'est une chose bien remarquable, « dit un auteur, que le succès de ce prédi- « cateur, les suffrages qu'il a recueillis, la « vogue qu'il a eue parmi les petits et les « grands. Tel est l'empire de la raison, des « étemelles et imprescriptibles règles du « goût. Au milieu de la dégradation qui flé- « trit les lettres, de ces sifllements épigram- « matiques et antithétiques, de ces grosses « phrases laborieuses et boursouflées, qui ont «remplacé le langage nalurel, noble et éner- « gique des Chrysostome et des Bossuet; « durant le triomphe même de la fausse élor « quenoe, de cette petite coquette, resplendis- « santé defaux brillants, et ridiculement alfu- « blée de colifichets, qui s'élève sur les déhris « de la dignité oratoire , un pauvre religieux, « déjà par son état en contraste avec le» ap- « plaudissements de la multitude, fixe l'ap- « probalion de la cour et des peuples par des «discourssans fard, sans prétention, simples « et quelquefois négligés. S il n'a pas la force «et l'élévation de Bourdaloue, la douceur « insinuante de Massillon, l'abondance et la «rapidité de Neuville, il a du moins tout ce « qui distingue l'ancienne et véritable élo- « quence de l'affété verbiage du siècle. » Dans le Journal historique et littéraire, on avait d'abord jugé trop sévèrement cet orateur, sur le rapport des critiques qui l'avaient entendu, mais aprèsla lecture de ses discours, on lui a rendu la jusùce qu'il mérite (voyez ce Journal, n° du 1er novembre 1785, p. 323). On a remarqué que, dans son sermon sur la fausse piété, il avait paru annoncer la révolution de France, en s'exprimant de la sorte : « O vous qui donnez les bornes à l'immen- « site de la mer, et qui domotez l'orgueil des

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