‹ Dictionnaire de littérature ChrétienneChapitre 15 sur 323 · F.LL · texte numérisé non relu

F.LL

FFL

«Ilots! réprimez la licence des esprits, et «arrêtez ce torrent de l'impiété qui menace «de ravag^ff la terre. Hélas ! p •nt-èire Ion— « choiis-iiniis à ces purs désastreux, où les « yeux des élus, contraints de gémir sur les «malpeurs de la sainte Jérusalem, se chah- « geronl en dessi m ces de larmes ! Les progrès « rapi |ps de l'incrédulité, je mépris des choses « saintes, l'indifférence ppur les do ;mes, la « prévention des esprits forts contre le mer- « veilletix, et leurs efforts pour d couvrir

« dans ic> forces de la nature, la cause de « (pus les prpdiges ; le Dieu du ciel pres-

« i| ;e publié dans les arrangements humains,

« comme s il n'était pas le Dieu des armées | des em lires ; les \ \ que les Moïse « ]pi adressent sur il montagne, regardés « '■ unine indid'éi mil s aux succès des coin bal s; « les travaux du ministère, les sacrifices des « vjerges, les larmes des pénitents, méprisés « connue des inul lilés pieuses ; enlin la 1',:- « çilité des esprits à recevoij ces funestes « impressions, doivenl nous fairecraindre une « réyolutionda s la foi. Eloignez, grand Dieu, .' ce funeste présage ; conservez ce dépôt sa- « pré danse • royaume, <iue la piété de ses « rois, le zèie éclairé des pontifes, 1'atlache- « ment dp peuple au culte de ses pères,, ren- « dent encore une po lion florissante de votre « héritage. Augmentez dans tous les fidèles « l'amour de 1a religion ; faites gémir l'impie « sur ses excès, et que tous les cœurs ré u pis « par la foi dans le s in de votre Eglise aspi- « reut aux récompenses promises aux vrais «adorateurs.» Voyez Bkalvais, Cuauiion

DE PONTAl.IKH, PoLI.I.E, Be AUll EU UID, CtC.

ELtEBPPlÛ$ouPLLE|tQDE[NiqAiSE¥AM),

natif de Cassel en Flandre, lit ses études à Padouè. Son habileté dans les sciences lui mérita l'estime des grands hommes de son temps- Radécius, évoque d'Agria en Hongrie, l'attira chez lui, et lui donna un canonicat dans s;i cathédrale. 11 mourut à Presbourgle /«.juin 1577. Nous avons de lui : une Version du grec en latin de Némésius, Anvers, 1565, Oxford, 1071, et dans la bibliothèque des Pères, édition de Lyon, tome VIII. Celle ver-

m d'un ouvrage savant et utile est faite de main de maître. Il est le premier qui ait donné une bonne édition de Némésius, et cela sur deux manuscrits corrompus, qu'il a cor- , rigés avec beaucoup d'art el de travail. Georges Valla en avait donné une avant lui, où/ Fauteur grec est ridiculement déiiguré. Des poésies latines dans les Deliciœ poclarum Belgarum, de tir utérus

ELLER (Eue), chef d'une secte luthérienne connue sous le nom de communion de Rensdor(f, né en 1690 dans ie duché de Berg, mo< t le 16 mai 1750, quitta le métier de tisserand qu'il exerçait à LlverfelJ, pour se livrer entièrement à ses rêveries. Il se faisait appeler le Père deSion. L'électeur palatin, souverain de Berg, permit à Eller de réunir ses prosélytes à Rensdorlf, et le nomma premier bourgmestre de cette ville. Le roi de Piusse, qui favorisa plus spécialement la propagation de ses doctrines, lui conféra le titre d'agent des églises prolestantesdes duchés de Juliers

et de K'Tg. Le ppétendu catéchisme FFII.t, intitulé fftrten-fasçhe (lq Panetière), écrit en allemand, u été Imprimé dans les cérémonies religieuse*, édition de 1809, tom. X, el dans Y Histoire des sectes rt li</ieuscs,par Grégoire. La secte fondée par Filer ne paraît pas lui avoir longtemps survécu.

ELLES (Philippe), curé de Lannion, cliajioine honoraire de Saint -Brieuc et vicaire

néral pour la partie du diocèse qu'il habitait, naquit en 175V, d'une famille recommandante, ilanç la partie de la ville de Mariais qui appartenait au diocèse deTréguier. Après avoir (ail d'excellentes études, il entra au séminaire de Saint-Sulpice, et lorsqu'il eut été, élevé au sacerdoce, il fut nommé supérieur du collège de Tréguier, par si. Le Mintierr son évéque. Deux ans plus lard, il fut nommé curé de Loguivy-Plou . ra-., OÙ il se trouvait à L'époque de la révolution. Plutôt que de manquer à ses devoirs en prêtant le serment à la constitution civile du clergé, il sacrifia sans regrets tout ce qu'il possédait, et tout en se dérobant aux persécutions qui ^auraient pas manqué de l'atteindre , il encourag -ait les fidèles à demeurer fermes dans ] i fu*. el dans la pratique de la religion. Sa vie fut plusieurs fois en danger, mais la Providence le conservait pour des temps mei leurs. Lorsque Je schisme eut pénétré dans sa paroisse, se voyant dans l'impossibilité de continuer ses travaux, il se retira dans 1 s environs de Ouintin, où nuit et jour il continua de montrer la même activité, le même dévouement. Après le concordat de

1 1 , Mgr Calï'ai elli lui confia la cure de Perros-liuirec, puis , en 1808, celle de Lannion. La prudence et la douceur de M. Elles le firent triompher des obstacles et des difficultés qu'il rencontra dans l'exercice de ses fonctions, et il sut par sa tolérance et son aménité s'attacher par \ s liens les plus forts ses paroissiens dont sa mort seule a pu le séparer, malgré les offres d'avancement qui lui furent laites plusieursfois. 11 expira, à lasuite d'une longue maladie, le li avril 1831. Un moleste monument lui a été élevé parsuite d'une souscription, à laquelle tous , sans acception de partis, s'empressèrent de contribuer.

ELLEVOOD (Thomas), né au village de Crowell dans le comté d'Oxford en 1639, mort en 1713, est un des premiers quakers qui ait écrit pour la propagation de celte secle. Le premier ouwage où il publia ses opinions lui attira la surveillance du gouver-? nement, et il fut mis en prison plusieurs fois. Son père, de son côté, irrité de voir professera son tils des principes différents des siens, lui infligea diverses punitions; mais il persévéra opiniâtrement dans l'opinion qu'il avait embassée. L'éducation d'Ellevoou avait été Irès-négligée ; pour remédier à ce défaut et se mettre en état de défendre la cause dont il s'était fait l'ardent prosélyte, il se plaça comme lecteur auprès de Milton, alors aveugle, et qui , tandis qu'EUevood lui lisait les auteurs classiques, lui en expliquait les passages les plus difficiles, et lui

Page 1